Classic Obs' Mag n°5 jan à avr 2020
Classic Obs' Mag n°5 jan à avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jan à avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 22

  • Taille du fichier PDF : 12,9 Mo

  • Dans ce numéro : le diable s'habille en Prada.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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De l’electricite dans l’air Nouveau venu sur la scène brésilienne, Electric Mob se démarque du metal national, en arborant un hard & heavy rock dans la lignée d’Aerosmith ou de Guns N’Roses. Livrant son premier album, Discharge, sur le label italien Frontiers Music, le quatuor propose de beaux arguments. [Entretien avec Renan Zonta (chanteur) et Ben Hur Auwarter (guitariste) par François Alaouret — Photo  : D.R.] Tout d’abord, petit retour en arrière avec toi, Renan. Tu as participé à The Voice Brazil. Quels souvenirs et quelle expérience en gardes-tu ? Renan  : J’ai vraiment pu apprendre du showbiz, par rapport aux vêtements que je portais jusqu’à la façon de me produire. C’était amusant et magique et je garderai tout ça en mémoire pour toujours. Je m’y suis fait beaucoup d’amis. J’ai vécu un rêve et passé de très bons moments. Juste après, en 2017, vous avez enregistré votre premier EP, Leave A Scar. Comment vous êtes-vous rencontrés et comment avez-vous commencé à composer ? Ben Hur  : En fait, le groupe a démarré six mois environ avant que Renan ne fasse The Voice Brazil, car on se connaissait depuis quelques années. Nous venons de la même ville, Cascavel à 500 km de Curitiba. J’étais allé au concert d’un ami où Renan chantait. Nous avons joué quelques chansons ensemble devant une quinzaine de personnes et ça l’a fait. Puis, fin 2015, il m’a appelé pour me dire qu’il déménageait à Curitiba et qu’il voulait monter un groupe. Je n’étais plus au Brésil à ce moment-là, mais aux États-Unis pour étudier la géologie. Je suis rentré en 2016. Je n’avais pas joué depuis un moment, mais j’ai dit oui. Je connaissais déjà André (Leister, le batteur – NDR) depuis l’université et il étudiait aussi la géologie. Et pour Yuri (Elero, le bassiste), nous l’avons auditionné après une annonce sur Facebook, à laquelle il n’avait pas donné suite au départ. Quant à l’écriture, nous avons commencé par des reprises en jouant dans des clubs de Curitiba et dans tout l’état. Je ne me souviens plus très bien quand nous nous sommes mis à composer, mais c’était après la participation de Renan à The Voice Brazil. Et, même si cela n’a rien à voir, on a senti à ce moment-là qu’il fallait y aller, mais c’est venu naturellement. Vous avez trouvé rapidement votre style et la façon dont vous vouliez que le groupe sonne ? Ben Hur  : Au départ, nous nous sommes découverts en cherchant la meilleure façon de jouer tous les quatre, comme des musiciens qui n’avaient jamais joué ensemble. Mais, lorsque les premières chansons ont été écrites, nous nous sommes dit  : « Hey, ça peut fonctionner » ! Nous n’avons jamais pris de direction précise ni décidé comment nous voulions que ça sonne. C’est juste venu très naturellement, en laissant chacun exprimer ses influences. J’imagine qu’après votre premier EP, il y a eu quelques concerts. Je crois aussi que vous avez reçu de bonnes critiques et attiré assez rapidement une solide fan-base… Renan  : Comme l’a dit Ben Hur, nous avons commencé 16 CLASSIC OBS’par des reprises, ce qui nous a apporté une certaine expérience de la scène. Les critiques pour Leave A Scar ont été très positives ! C’était un bon départ pour un jeune groupe et il nous a surtout établis comme un « vrai groupe », et non comme un groupe de reprises. Cela nous a confirmé que nous étions sur la bonne voie, et qu’il ne fallait pas abandonner nos rêves. Mais rien n’est facile, surtout lorsque tu fais tout toi-même, sans le support que nous avons aujourd’hui avec Frontiers Music. Avec seulement quatre titres, ce n’était pas évident de caler des concerts. Donc, nous avons continué les reprises. Ceux qui nous ont vraiment aidés, ce sont les gens qui nous ont demandé de persévérer et suivis… C’est un vrai plus ! Parlons maintenant de Discharge. Vocalement, vous vous inspirez des 70’s, des 80’s au niveau des riffs et des années 90 et 2000 pour le groove. Vous voyez Electric Mob comme une sorte de groupe heavy rock aux contours revival ? Renan  : Je ne vois pas ça comme un revival, car nous n’avons pas la prétention de révolutionner quoi que ce soit. Nous sommes juste authentiques. Le rock’n’roll est ce que nous aimons plus que tout, c’est pour cela que notre musique est un mélange de tout ce que tu dis. C’est seulement le reflet de notre âme et de nos personnalités… Et puis, nous ne savons pas faire autre chose (rires) ! Vos morceaux sont très variés tout en maintenant une belle unité artistique. Comment composezvous ? D’abord le texte, ou alors ça part d’un riff de guitare ? Renan  : Merci beaucoup ! Pour l’écriture, le texte est ce qui nous guide le plus. Mais il n’y a pas de règles, j’arrive parfois avec un riff, un refrain… À mon avis, le thème est primordial, c’est le plus important. De plus, nous avons la chance d’être tous compositeurs, ça aide. Même si vous êtes maintenant reconnus dans notre propre pays, comment avez-vous été repérés par Frontiers Music, un label italien ? Ben Hur  : Ça s’est passé presque comme dans un film  : « Envoyez-nous votre démo et on fait le contrat » (rires) ! Cela dit, ce n’était pas une démo, mais quatre titres déjà réalisés et accompagnés du clip de « Devil You Know ». C’est ce qui a retenu l’attention de Frontiers. Et même sans contrat, nous étions prêts à le faire nous-mêmes. Maintenant que votre album est disponible, quels sont vos plans à courts et à long terme ? Venir en Europe grâce à votre label ? Renan  : Bien sûr, notre objectif est de jouer partout où nous le pourrons. À nous de faire passer le message. Nous espérons prendre la route le plus vite possible et l’Europe est l’un de nos projets. Frontiers nous aide en ce sens, mais ce n’est pas évident. Nous allons faire de notre mieux. Après avoir écouté Discharge, c’est facile de connaître vos groupes préférés. Vous allez continuer à jouer une ou deux reprises ? Renan  : Nous l’avons tellement fait que, maintenant, nous l’évitons. Nous voulons faire nos titres et, en festival par exemple, le temps qui est imparti est déjà très restreint. Mais on adore jouer pas mal de reprises dans des barbecues… Et les barbecues sont sacrés au Brésil (rires) ! Et puis, nous aimons beaucoup partager des chansons que nous apprécions sur les réseaux sociaux, alors restez à l’écoute ! ELECTRIC MOB Discharge Hard & heavy rock Frontiers Music Pour un premier album, ce qui étonne de prime abord, c’est l’énergie avec laquelle Electric Mob attaque ce très bon Discharge. Dès « Devil You Know », en passant par « Far Off » ou « Gypsy Touch », les Brésiliens montrent les crocs avec un hard & heavy que n’auraient pas renié leurs aînés d’Aerosmith, de G N’R ou de Skid Row. Ça joue et ça envoie du bois ! Grâce à un chanteur dont la performance est irréprochable, le quatuor fait preuve d’une remarquable maîtrise et d’un feeling bluffant. Sur des morceaux comme « Higher Than Your Heels », on se surprend même à regretter le mythique Extreme de Pornograffitti, tant le titre est fédérateur. Sûrs de leurs capacités, les musiciens sud-américains font preuve d’une efficacité incroyable. « Brand New Rope » ou « We Are Strong » déploient des riffs percutants et racés sur lesquels Renan Zonta se fait carrément plaisir vocalement. Les refrains sont hyper accrocheurs, mélodiques et dignes des grandes heures du hard rock qu’Electric Mob parcoure avec un réel talent. Discharge risque fort de marquer les esprits et pour un bon moment ! [François Alaouret]
BlfiGhe,3ifigi  : Les Comperes Le sympathique Jeff Pilson, plus connu en tant que bassiste de Dokken et de Foreigner, nous parle du nouveau supergroupe du label Frontiers, Black Swan, qu’il a formé avec ses potes Reb Beach (Whitesnake, Winger...) et Robin McAuley (MSG, Survivor...) ainsi que du flamboyant batteur Matt Starr (Ace Frehley, Mr. Big...). L’album Shake The World est le coup cœur classic rock du premier trimestre 2020. [Entretien avec Jeff Pilson (basse) par Philippe Saintes — photo  : Enzo Mazzeo] Jeff, tu avais travaillé autrefois avec Robin et Reb. Black Swan était une opportunité de collaborer à nouveau avec eux ? Absolument. Après une entrevue avec Serafino (Perugino), le boss de Frontiers, durant laquelle nous avons évoqué la possibilité de créer un nouveau projet. Je suis ensuite parti en tournée avec Foreigner à l’été 2018. Nous avons partagé l’affiche avec Whitesnake, dont Reb est l’un des guitaristes. J’ai aussitôt proposé à Reb de participer à cette aventure. La complicité entre nous avait été immédiate, lors de l’enregistrement de Erase The Slate avec Dokken (1999). Nous avions gardé contact. Même remarque concernant Robin, un camarade depuis plus de trente ans. J’ai été son témoin de mariage. Donc, j’ai effectivement eu la chance de travailler avec des artistes que je respecte énormément et qui sont des amis. Et, en ce qui concerne l’alchimie entre nous, on en a à revendre. Cette complicité se retrouve d’ailleurs dans les chansons. Reb et moi avons créé la musique, tandis que Robin a apporté sa contribution au niveau des textes. J’ai composé quelques refrains, ainsi que les paroles de « Divided/United ». Black Swan est un vrai groupe. Nous avons été agréablement surpris par la réaction et l’engouement du public pour ce premier album. C’est très positif. Après avoir disparu des radars pendant plusieurs années, Robin McAuley effectue ici un retour fracassant sur le devant de la scène. Robin a mis beaucoup d’émotions dans les chansons. Sa voix est authentique et hors-norme. Il a par exemple fait de « Divided/United » un morceau littéralement extraordinaire. C’est un artiste sous-estimé, selon moi. Beaucoup l’ont classé dans la catégorie « chanteur de ballades », mais il a un registre plus varié, comme en témoigne ce disque. Qui a proposé le nom de Matt « Fu Manchu » Starr, pour compléter le quatuor ? (Il rit) C’est Serafino. J’ai trouvé l’idée formidable. Son énorme talent est reconnu depuis longtemps, mais nous n’avions jamais collaboré auparavant. Matt est arrivé à la fin de du processus, mais il est monstrueux à la batterie. On le sait moins, mais c’est aussi un excellent chanteur. On aimerait jouer ensemble live, malheureusement il est difficile de faire coïncider les agendas cette année. Ce serait très amusant, connaissant l’humour de Reb en tournée. On pourrait peut-être envisager quelques concerts pour la sortie du deuxième album cependant, je ne peux rien promettre. BLACK SWAN Shake The World Hard rock Frontiers Records *** Enregistré dans le studio de Jeff Pilson, à Los Angeles, Shake The World devrait rallier à sa cause tous les amateurs de hard rock mélodique. Le titre éponyme confirme notre impression qui n’est jamais démentie. Ces types jouent du rock parce qu’ils ne savent et ne veulent faire que ça. Tous les ingrédients sont-là  : guitares acides et nonchalantes, basse ronde, batterie mastodonte et une voix digne des plus grands. Pas de solos à rallonge ici, mais un souci d’efficacité maximale. Les morceaux sont à la fois inspirés et engagés. « Shake the World » parle du réveil des consciences, « Long Road To Nowhere » évoque sans tabou le problème de la drogue et « Johnny Came Marching » décrit le retour à la vie « réelle » d’un soldat. Et puis, avec des compositions comme « Big Disaster », « Immortal Souls » ou « The Rock That Rolled Away », Black Swan montre qu’il n’est pas qu’un groupe éphémère qui s’attache à faire revivre le passé (malgré le clin d’œil à Queen sur « Divided/United »). On peut même lui prédire un avenir certain. [Philippe Saintes]'J 4.. LE NORMANDY Ieirwerée SAJ 1.CP Lo ULTRA VOMIT VENDREDI 3 AVRIL 2020 EH LOCATION 22E ABIINNÉ  : 18 €   : I frr SAINT-10 TRI BUTE FEST SAMEDI 25 AVRIL 2020 EN LDUATIGN 20 € ENFANT - DE 12 ANS ; TUE AIMÉ ET EROURE MU FEMMES NINIMUN3 ; 113E INFOS ET E111.1.ETTHIE Wifill.LEICIMSAIRDYSET f Y



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