Classic Obs' Mag n°5 jan à avr 2020
Classic Obs' Mag n°5 jan à avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jan à avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 22

  • Taille du fichier PDF : 12,9 Mo

  • Dans ce numéro : le diable s'habille en Prada.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Porte aux nues Il y a de cela trois ans maintenant, Nergal nous prenait un peu par surprise en s’alliant avec John Porter pour former Me And That Man, un groupe blues rock qui avait fière allure. Mais voilà, en 2020, seul reste le leader de Behemoth, Porter ne rentrant plus dans les plans de ce dernier. Triste fin pour un duo qui promettait beaucoup. Le résultat est donc un disque marqué par une forme de rancœur, une liste incroyable de guests et un style plus cinématographique que jamais. [Entretien avec Nergal (chant, guitare) par Julien Meurot et Jean-Pierre Sabouret] Le clip de « Run With The Devil » semble montrer une forme de rancœur à l’encontre de John Porter, avec cette bière brisée et les initiales « JP » sur une tombe. Pourquoi tant de colère ? C’est drôle que tu y voies de la colère, c’est plus humoristique qu’autre chose. Il était juste important d’enterrer le « vieillard » et de commencer un nouveau groupe avec de nouvelles personnes. C’est ironique, il n’y a rien de vraiment sérieux là-dedans. Nous ne nous sommes pas parlé depuis plus de deux ans, après la fin de la tournée. À la base, le groupe reposait sur vos deux talents de compositeur, maintenant que tu es seul aux commandes, as-tu ressenti une forme de pression ? Pas vraiment. J’avais pas mal d’idées et les gars que j’ai engagés pour me soutenir sont eux aussi arrivés avec pas mal d’idées. L’album s’est fait dans un état d’esprit plutôt cool, au final. Avec le départ de Porter, nous nous réalisons mieux d’où venaient telles ou telles idées sur le premier album. Penses-tu que ce nouvel opus soit plus personnel ? Je n’ai pas analysé la chose. Je ne sais pas vraiment si c’est aussi clair que tu le perçois. Pour moi, ce disque représente qui je suis à ce jour. L’album possède un côté très cinématographique. Il y a clairement une influence de Tarantino et Rodriguez dans ce disque et dans les clips. Estce que d’autres personnes ont pu influencer ce disque ? Tu as tout à fait raison sur le côté cinématographique. Il sonne vraiment comme la bande-son d’un film et c’est 10 CLASSIC OBS’cool. Je suis vraiment content que nous ayons pu faire un album si différent du premier. Et, pour répondre à ta question, je regarde énormément de films et j’adore Tarantino, c’est indéniable. Le titre de l’album New Man, News Songs, Same Shit, Vol. 1 n’est il pas un peu galvaudé ? L’évolution musicale est notable, par rapport au premier album qui avait un côté plus country et cavalier solitaire… Ce disque reste une combinaison de blues, de southern rock, d’outlaw country. Pour moi, nous faisons rigoureusement la même musique, mais, une fois encore, nous ne nous prenons pas au sérieux. Il faut vraiment l’aborder ainsi. « Vol. 1 » appelle un « Vol. 2 » à moins que vous ne fassiez comme Traveling Wilburys en passant directement au « Vol. 3 »... (Visiblement surpris par la comparaison) Non, nous resterons sur le Vol. 2... Mais je garde l’idée en tête, c’est très drôle. L’album regorge d’invités. Était-ce une volonté de départ ou est-ce que la musique a appelé ces invités ? Un peu les deux. Il y a certains titres que j’ai tournés dans tous les sens, où j’ai vraiment essayé plusieurs chanteurs. Il n’y a pas eu une recette unique que j’ai suivie à la lettre. Le titre « Deep Down South », avec Johanna Sadonis et Nicke Andersson, est très cool. Ce titre raconte l’histoire d’un gars qui se dirige vers le Mexique après avoir planté sa copine. Elle sort de la tombe avec l’envie de se venger. Je tenais vraiment à ce que ce titre soit chanté par un vrai couple. Nous nous sommes rencontrés backstage sur la tournée et j’ai immédiatement senti que ça le ferait. Je leur ai parlé du projet et ils ont répondu  : « Fuck Yeah !!! » Je voulais absolument essayer de recréer ce que Johnny Cash faisait quand il chantait avec sa femme. J’avais vraiment cela à l’esprit au moment de l’écriture. Des dates en festivals sont annoncées, mais penses-tu faire une tournée ? Vous aviez joué dans une toute petite salle la première fois (ndr  : Les Étoiles à Paris). Cela ne pose aucun problème de jouer devant 200 personnes à Paris. C’était vraiment cool. Je me souviens bien de ce concert. Le club ressemble à un Bataclan trois fois plus petit. Je le referais avec plaisir. Mais je ne pense pas que nous ferons une tournée. Nous attendrons sûrement la sortie du volume suivant pour partir sur la route. Nous allons déjà voir comment vont se passer les dates estivales en festival. Tu es actuellement en tournée avec Behemoth, en support de Slipknot, et tu vas avoir les festivals. Quels sont les plans pour la suite ? Je pense que je vais partir en vacances au soleil (rire).
ME AND THAT MAN New Man, News Songs, Same Shit, Vol. 1 Blues rock Napalm Records Parfois, il faut savoir « tuer le père » et, parfois, il faut mieux éviter de le faire. Dans le cas du jour, il y aura un peu des deux. Les egos de chacun étant ce qu’ils sont, le clash était inévitable, mais on ne peut que regretter que cette association n’ait pas tenu bon. Seul aux commandes de MATM, Nergal se lance donc dans une œuvre sentant bon la bande-son de vieux road-movies. Les titres se prêtant à merveille à ce style, il est assez simple de se laisser porter par la vague. La liste d’invités étant longue comme le bras, les ambiances sont plutôt variées, laissant finalement peu de place à Nergal, en tant que chanteur. Dommage, car lors de son incartade dans sa langue natale il se montre habile et captivant. Ce qui est certain, c’est qu’en s’éloignant de son prédécesseur, cet album subit la comparaison. Ce qui, en fonction des sensibilités, sera à son avantage ou pas. Un album de transition, bien ficelé, mais qui ne parlera pas forcément aux fans de la première heure. [Julien Meurot] CLASSIC OBS’11



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