Classic Obs' Mag n°4 oct/nov/déc 2019
Classic Obs' Mag n°4 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 9,3 Mo

  • Dans ce numéro : 15 ans au dessus du lot.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Hotel Transylvania Le revival des 60s/70s n’a jamais été aussi en vogue qu’à l’heure actuelle, que ce soit au cinéma avec le dernier Tarantino ou bien dans la musique rock à l’image du trio allemand Kadavar. Vu live au Motocultor cet été, Kadavar nous sort déjà de ses valises sa cinquième galette studio, For The Dead Travel Fast, deux ans après Rough Times. [Entretien avec Christoph « Lupus » Lindemann(chant, guitare) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Cet été, Kadavar s’est produit sur quelques festivals européens dont le Motocultor en Bretagne, et j’avoue avoir été bluffé par l’intensité du show, votre musique en live étant beaucoup plus heavy que sur album… C’est vrai qu’en live, c’est assez différent, il y a plus d’énergie. En plus, pour notre première venue au Motocultor, on a vraiment été chanceux car il a commencé à pleuvoir durant notre concert mais, notre scène étant abritée, le public venait de plus en plus nombreux. Donc on n’a pas à se plaindre, contrairement à Gaahl’s Wyrd et Watain plus tard dans la soirée. D’où vous vient cette fascination pour les seventies ? Ce sont vos parents qui écoutaient du rock ? Non, à l’époque on n’avait pas vraiment accès à ce genre de musique de l’autre côté du mur de Berlin. Mes parents ignoraient tout ceci… En fait, j’aime beaucoup la musique de cette époque, c’était très pur. De nos jours, tout doit être parfait, que ce soit pour les photos avec Photoshop ou pour enregistrer des albums en studio avec les logiciels informatiques. Je préfère l’ancien, ça avait plus de cachet. Pourquoi un tel nom pour ce cinquième album, For The Dead Travel Fast ? C’est tiré du nom d’une ballade allemande, dans le poème Lenore du poète allemand Gottfried August Bürger en 1773. Pour la première fois, on y évoquait les vampires. Plus tard, il y a eu le roman Dracula de Bram Stocker qui fait référence à cette phrase. For The Dead Travel Fast est probablement l’album le plus sombre, le plus mystérieux de votre discographie. Vous avez croisé des morts pendant votre tournée ? Presque (rires) ! On a commencé à écrire ce cinquième album un peu avant l’hiver dernier, d’où probablement cette atmosphère, et puis on a joué pour la première fois en Roumanie pendant la tournée. Nous avons profité de notre séjour en Transylvanie, dans les Carpates, pour visiter le château de Bran… Le fameux château de Dracul Vlad Tepes, alias Dracula. Et on s’est dit  : « Pourquoi ne pas prendre quelques photos pour être dans l’ambiance, et s’en servir pour l’un de nos prochains albums » ? Alors oui, For The Dead Travel Fast est assurément notre disque le plus sombre. KADAVAR For The Dead Travel Fast Hard rock/stoner Nuclear Blast/ADA 8 METAL OBS’Paradoxalement, c’est par la fin (« The End ») que débute ce cinquième opus du trio vintage berlinois. Sans lien direct avec le célèbre morceau des Doors (bien que son chanteur/guitariste nous avouera être fan du groupe), ce titre introduit « The Devil’s Master », premier single pour lequel les Allemands (et notre Français) ont tourné un clip western spaghetti. Vous l’aurez compris, la période faste des années 70 demeure la principale source inspiration musicale et visuelle de Kadavar, avec de multiples références au côté obscur de la force… du rock (« Evil Forces », « Dancing With The Dead », « Demons In My Mind »). Nos trois chevelus ont mis également un peu d’eau dans leur vin via divers passages progressifs, l’expérience live en compagnie des Cosmic Riders Of The Black Sun en début d’année (disponible ici en DVD bonus sur la version limitée) les ayant visiblement influencés. Très éthéré, For The Dead Travel Fast nous fait voyager dans les sonorités seventies avec une douce nostalgie, et sans frustration comme chez Tarantino. [Seigneur Fred]
Blues rock energique Riffs musclés, vocaux puissants et rythmique implacable… Wolf Jaw sort un The Heart Won’t Listen survitaminé et sans temps mort. [Entretien avec Tom Leighton (chant, guitare) par François Alaouret - Photo  : DR] La production de The Heart Won’t Listen est puissante. Est-ce que la formule en power trio est la plus adaptée à votre musique ? Je ne sais pas si c’est la plus adaptée, mais c’est à 110% le meilleur line-up pour nous ! Nous nous connaissons parfaitement, et c’est simple et direct. Du vrai rock n’roll. C’est très rock, et on note même des influences rock sudiste. Ces deux styles sont naturels pour vous ? Peut-être, oui. Mais nous sommes plutôt inspirés par des groupes des années 70 de chez nous comme Black Sabbath, Led Zeppelin et même Slade. Nous avons aussi eu la chance de jouer avec de grands groupes américains, comme Jared James Nichols ou Tyler Bryant & The Shakedown pour ne citer qu’eux, et cela a aussi dû nous influencer. En effet, l’album est un bon mix modern blues/rock. Oh oui ! Dale (NDLR  : Tonks, basse) et moi sommes de grands fans de blues, nous avons grandi avec. C’est ancré en nous depuis notre plus tendre enfance, c’est indéniable. Vous venez tout juste de tourner avec Crobot. Comment ça s’est passé ? C’était super ! Nous avions déjà fait quelques concerts avec eux il y a des années. Cette fois encore, on s’est éclatés ! Ce sont vraiment des mecs supers et un sacré groupe. Malheureusement, nous avons manqué le dernier show, car nous nous sommes fait voler tout le matos la veille ! Peux-tu revenir sur cette pénible péripétie ? Notre van a été cambriolé pendant la nuit, et il ne restait que deux guitares. J’étais dévasté ! Cela nous a beaucoup affectés, mais les voleurs ont été arrêtés et nous avons pu récupérer environ 90% du matériel. Une délivrance ! WOLF JAW The Heart Won’t Listen Pub rock Listenable/PIAS Formé en 2018 au Royaume-Uni, Wolf Jaw continue son bonhomme de chemin, entre blues rock et hard rock. Fort des singles « I Lose My Mind » et « Hear Me », le trio déploie une énergie brute, sans concession. Et les parties vocales sont intenses et sincères. Au pays de Led Zeppelin, Black Sabbath et de Judas Priest, Wolf Jaw a forgé sa propre identité au fil de nombreux concerts. Son modern blues rock entraînant, fédérateur et entêtant sera à suivre en 2019/2020. [François Alaouret]



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