Classic Obs' Mag n°4 oct/nov/déc 2019
Classic Obs' Mag n°4 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 9,3 Mo

  • Dans ce numéro : 15 ans au dessus du lot.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Shake your booty Est-il encore nécessaire de présenter nos 4 Australiens ? Joel O’Keeffe et ses amis se sont retroussé les manches pour nous offrir un 5ème album frais comme les bières qu’ils adorent. [Entretien avec Joel O’Keeffe (chant, guitare) par Julien Meurot - Photo  : DR] Airbourne + Dave Cobb = gros son qui tache… Il nous fallait un gars capable de capter notre énergie et la mettre sur galette. Pour résumer l’idée, nous voulions un disque live, mais studio (rires). Nous avons vraiment fait ce disque à l’ancienne, en dormant sur place, en composant dans le jus, en ne se fixant aucune limite. Ce disque, de moins de 40 minutes, est d’une efficacité redoutable  : on se régale du début à la fin. Merci, mec. En toute honnêteté, si nous ne nous amusons pas en faisant et en écoutant notre propre album, c’est qu’il y a un problème. Il n’y a jamais de prise de tête, nous ne cherchons pas à faire marcher un titre qui ne fonctionne pas. C’est oui ou non, et pas peut-être. Les soli sont très cool, sauvages même. Ils font partie des meilleurs de votre carrière… Tu es le premier à me parler des soli, et ça me fait bien plaisir. J’aime bien ta définition. C’est pourtant toujours un peu la même recette. On se laisse porter par les riffs, et il y a une grande part d’improvisation. On en essaie plusieurs, et on garde le meilleur. C’est la même chose pour les rythmiques  : souvent la première prise est la meilleure car on la fait sans trop réfléchir, pour se chauffer, quand les rythmiques sont débridées. J’adore le titre « Blood In The Water » et son coté Megadeth… Oui, il est énergique. Nous devrions le jouer en live, il va déchirer (rires). Le titre est plutôt bien trouvé. Au final, la recette ne serait-elle pas une bière et un disque d’Airbourne ? Bien sûr que oui. Ecouter de la musique qui te met la banane, 6 METAL OBS’c’est notre façon de voir les choses, et on ne dira jamais non à une bonne bière bien fraîche (rires). Si c’est notre disque, tant mieux, il a été conçu dans cette optique. La taille des salles dans lesquelles vous jouez et votre cote de popularité ne cessent d’augmenter. J’imagine que c’est très gratifiant et motivant. Il est vrai que nous progressons à chaque sortie. Et nous avons la chance d’avoir une solide fan-base. Cela va-t-il vous permettre de jouer dans des pays où vous n’avez encore jamais mis les pieds ? Pas pour le moment, mais nous allons enfin retourner au Japon. La dernière fois, c’était en 2008. Il faut savoir être patient. Je sais d’avance que ça va être génial car nous avons beaucoup de demandes de fans. Finalement, tout va bien dans le meilleur des mondes. Exactement ! AIRBOURNE Boneshaker Hard rock australien Spinefarm/Universal A l’image d’un célèbre groupe en 4 lettres, Airbourne fait du Airbourne, et il le fait très bien. Ce cinquième album aurait pu être enregistré en roue libre, mais non  : nos Australiens ont mis les petits plats dans les grands. Dave Cobb à la production, plus des compos qui font honneur aux classiques du groupe, cela donne Boneshaker. Et c’est d’une traite qu’il s’écoute, une bonne bière à la main. Le groupe se permet même quelques fantaisies avec des perles comme « Blood In The Water ». Le choix des titres va être difficile pour la prochaine tournée. Ce disque à l’ancienne, pour un plaisir bien réel, est la B.O. idéale d’une bonne virée entre potes. [Julien Meurot] STONE TEMPLE PILOTS Purple - Edition Super Deluxe 25ème Anniversaire Grunge Rhino/Warner L’hubris consumériste ne saurait nous faire manquer ce coffret anniversaire 1 LP/3 CD de Purple (1994), second album de Stone Temps Pilots, sextuple disque de platine aux USA. Le son du groupe de San Diego, qui avait grimpé 4 à 4 les marches de la célébrité après l’album Core (1992), a un temps été associé à celui de Seattle, capitale et cœur battant de la scène grunge. STP semble effectivement avoir avalé les nouveaux sons de PearlJam (« Interstate Love Song ») et Nirvana (« Army Ants ») comme des pilules euphorisantes. Mais l’imitation n’est-elle pas la forme de flatterie la plus sincère ? Scott Weiland, chanteur sexpressionniste ou, selon le point de vue, junkie charismatique qui a raté le coche du club des 27, rappelle que la lumière jaillit parfois d’un cœur tourmenté (les quelques vocalises d’origine incontrôlée sur le ghost track « 12 Gracious Melodies »). Le spectre de son déclin épouse parfaitement l’époque  : il n’aura plus le même attrait mystique dans Velvet Revolver. 4 ans après son overdose (notez le délai de décence observé ici par Warner), sa voix résonne encore dans le vide qu’il a laissé derrière lui. La remasterisation, comme dans 100% des cas d’albums correctement produits dans les années 90, n’apporte rien, que ce soit sur CD ou vinyle. Ce qui, par contre, transcende l’argument commercial est la mise à disposition des versions « work in progress » et des concerts au KROQ Acoustic Christmas 1994 ainsi qu’au Veterans Memorial Coliseum de New Haven le 23 août 1994. La perfomance de Weiland, certes moins propre que celle de son sosie Jeff Gutt au Hellfest 2019, y est au centre d’un ballet hypnotique fait de 10 extraits de Purple, des hits de Core (« Plush », « Sex Type Thing ») et de reprises acoustiques (« Gypsy Davy » de Woody Guthrie, « Andy Wharhol » de David Bowie). [Jean-Christophe Baugé]
Longues coupures Sur A Place Where There’s No More Pain, Life Of Agony - avec à sa tête une Mina Caputo au top de sa forme - avait frappé un grand coup. The Sound Of Scars, écho du mythique premier album River Runs Red, enfonce le clou. [Entretien avec Alan Robert (basse) par Julien Meurot - Photo  : DR] Alan, peux-tu nous parler du concept de ce disque ? Pour faire simple, River Runs Red racontait la pire semaine d’un ado qui perd tout ce qui compte pour lui et qui finit par s’ouvrir les veines. A la fin du disque, tu pouvais entendre les gouttes de sang tomber dans l’eau. The Sound Of Scars reprend les choses exactement à ce moment-là. Le visuel du vinyle fait le lien entre les deux pochettes. Ce disque sonne vraiment comme à vos débuts. Quel a été le facteur déclencheur ? Lorsque Veronica nous a rejoints à la batterie, nous avons dû lui apprendre les morceaux et lui faire découvrir notre univers. En réécoutant les albums, nous avons nous-mêmes redécouvert nos titres. C’est amusant car nous jouons certains titres depuis toujours, mais en live ils sont plus dépouillés. Je pense notamment aux chœurs que nous n’utilisons plus en studio. Nous avons retrouvé notre façon d’écrire des nineties. Il n’y a pas que ça. Le son est très 90s, mais avec la puissance actuelle. Nous avons utilisé une vieille console Neve. La batterie a été enregistré de façon très organique, et surtout le mastering a été fait en analogique, pas en numérique. Sylvia (NDLR  : Massy, Tool, SOAD) a fait un travail incroyable. Selon toi, quelle est la meilleure façon d’écouter ce disque ? Question difficile… Je dirais qu’il faut d’abord prendre le temps de parcourir l’artwork. Puis s’allonger dans le noir avec des écouteurs et laisser filer le disque. Mais chacun voit midi à sa porte. Si tu ne veux écouter que les singles, pourquoi pas. C’est un concept album, mais il ne faut pas non plus se prendre la tête (rires). Vous avez, par le passé, interprété River Runs Red dans son intégralité. Ne pourriez-vous pas faire de même avec The Sound Of Scars et ainsi nous raconter l’intégralité de l’histoire ? Nous n’y avons pas pensé, à vrai dire. Sur une date spéciale, ça pourrait être cool, mais sur la tournée c’est plus compliqué car nous devons déjà jouer beaucoup de titres que nos fans attendent. Cet été, nous avons joué des extraits de The Sound Of Scars, et j’ai vu des circle pits monstrueux. Je pense que le retour du public va être cool (rires). Et pour la suite ? Nous avons un planning bien chargé. Nous allons jouer en Europe avec notre ami Doyle, des Misfits. Et pour 2020, nous vous réservons une surprise, mais je ne peux rien dire pour le moment… LIFE OF AGONY The Sound Of Scars Metal alternatif Napalm/Season Of Mist Faisant écho au premier album puisqu’il en est la suite directe, The Sound Of Scars se montre en tout point remarquable. La qualité des compos, la production, l’interprétation… tout est parfait. Life Of Agony a retrouvé sa manière de composer des années 90, en plus de l’expérience des 25 ans qui séparent les deux albums. Il est même surprenant de voir le groupe se lancer dans une telle suite alors que A Place Where There’s No More Pain avait clairement rempli sa part du marché avec une démarche plus moderne. Mina Caputo, impériale, vit chaque mot qui sort de sa bouche. La production, organique, fait résonner chaque coup de médiator, chaque frappe. Difficile de ne pas se laisser embarquer dans cette histoire macabre… Les pistes servant à l’ambiance sont réellement glauques et nous poussent à en savoir plus sur le destin brisé du jeune homme. Un disque puissant et racé qui ne demande qu’à être écouté le plus fort possible. [Julien Meurot] METAL OBS’7



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