Classic Obs' Mag n°4 oct/nov/déc 2019
Classic Obs' Mag n°4 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 9,3 Mo

  • Dans ce numéro : 15 ans au dessus du lot.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JOE BONAMASSA LIVE AT THE SYDNEY OPERA HOUSE Blues/rock/soul Provogue/Mascot/Wagram Ce live du 30 octobre 2016 à l’opéra de Sydney, audio seulement, est un excellent moyen de faire patienter les fans avant que Joe Bonamassa ne retourne en studio cet hiver pour enregistrer le successeur de Redemption (2018). Non seulement parce qu’il met à l’honneur l’album Blues Of Desperation (2016) - n°1 des charts blues aux USA avec 68 000 exemplaires écoulés - sur 7 des 9 titres. Mais aussi parce que la chaine YouTube de Joe laisse espérer une prochaine sortie blu-ray de la captation vidéo… Dont les images, prises d’un drone, du bâtiment-coquillage inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO avec le Harbour Bridge en arrière-plan, ne sont pas les seules dignes d’intérêt. Dès « This Train », introduit par le son piano du Roland RD-800 de Reese Wynans, le chanteur/guitariste au front haut éclabousse l’assistance assise de toute sa classe. Son groupe, dans la même configuration qu’à La Seine Musicale de Paris en mai dernier, plus le choriste Gary Pinto, tourne à plein régime... Le résultat d’un management « roue à cliquet ». Ce qui permet d’apprécier « Drive », façon Chris Isaak, avec un solo très expressif de trompette bouchée, ou encore « Love Ain’t A Love Song », dont la moitié des 10 minutes est consacrée à un solo de Strat’(reprise sur tweeds Fender) construit sur un crescendo tellement maîtrisé qu’il en devient presque scolaire. [Jean-Christophe Baugé] SLASH FEATURING MYLES KENNEDY AND THE CONSPIRATORS LIVING THE DREAM TOUR Hard rock Eagle Vision/Universal Saul « Slash » Hudson, guitariste iconique de Guns N’Roses, a connu des fêtes et défaites. Mais peut s’enorgueillir d’une carrière solo très suivie, dont la quatrième émanation studio, Living The Dream, lui a permis de sillonner le Royaume-Uni à guichets fermés début 2019. Ce live de plus de 2 heures, capté le 20 février à l’Hammersmith Apollo de Londres, montre 5 pros en prise avec des compos pour lesquelles l’émulation au sein d’un groupe de fortes têtes n’a pas joué… A l’exception de l’unique cover « Nightrain » et du chef d’œuvre isolé « Anastasia ». Avec la tranquille assurance des « rich and famous », l’homme au haut de forme ceint de conchos aligne des soli de Les Paul parfois expressifs (« Standing In The Sun ») , souvent rapides (« Wicked Stone ») , et toujours débordant sur les reprises du chant. Annoncé en plus petits caractères, Myles Kennedy s’impose pourtant comme l’un des meilleurs vocalistes de sa génération. Il se forge, en parallèle de son groupe régulier Alter Bridge, l’histoire d’un roi sans couronne… Qui concède au bassiste Todd Kerns, mu par une incroyable servitude volontaire pour les chœurs à la tierce, le chant lead sur les rugueux « We’re All Gonna Die » et « Doctor Alibi », respectivement coécrits avec Iggy Pop et Lemmy Kilmister. [Jean-Christophe Baugé] WHITESNAKE SLIP OF THE TONGUE - 30TH ANNIVERSARY REMASTER MMXIX Classic rock Rhino/Warner Pour David Coverdale, le temps qui passe, c’est le temps qui reste. Et, à l’instar d’un Sonny Rollins qui n’a plus la capacité de souffler dans un sax ténor mais qui assure la promo de ses sorties Road Shows, l’objectif du vieux chanteur désormais sans voix est de gérer les rééditions de luxe d’un glorieux back catalogue. Ce coffret des 30 ans de Slip Of The Tongue, l’album metal du Serpent Blanc, a en commun avec ceux consacrés à 1987 (2017), Unzipped (2018) et Slide It In (2019) la richesse du contenu et les dimensions externes. Le disque originel, coécrit avec le guitariste Adrian Vandenberg (qui, douleur à la main droite oblige, cèdera sa place à SteveVai en studio) est d’abord celui d’un malentendu  : aux USA, le label Geffen impose le revamping bodybuildé de « Fool For Your Loving » comme premier single, alors que le quintet permanenté et en spandex comptait sur le zeppelinien « Judgment Day » pour « donner l’image d’un groupe de blues du XXIème siècle » (sic). Il est encore et surtout celui de la controverse. Comme le montre le DVD Live At Donington 1990, SteveVai, tout juste auréolé de son statut de magicien de la 7 cordes avec Passion And Warfare, est peu miscible dans la solution (cf. son numéro avec l’Ibanez/boule à facettes sur « For The Love Of God ») … Parmi les 72 500 festivaliers, les geeks de la guitare s’extasient et les puristes crient au scandale. Ce drôle de scénario prendra fin avec le divorce de David Coverdale d’avec Tawny Kitaen et le coup de fil d’un certain Jimmy Page pour une collaboration… à célébrer en 2023. [Jean-Christophe Baugé] VULCAIN STUDIO ALBUMS 1984-2013 Hard rock Season Of Mist Vulcain, fils de Jupiter dans la mythologie romaine ou de Motörhead dans l’encyclopaedia metallum, fait l’objet d’une rétrospective studio chez Season Of Mist, son label depuis 2018. Les 8 CD, témoins des grands mouvements de la petite histoire du metal français, sont livrés sans apport éditorial (zéro booklet) dans un coffret « clamshell » à prix serré. Dès Rock N’Roll Secours (1984), la voix de Daniel Puzio - captée par un micro haut perché - et la double pédale de feu Franck Vilatte trahissent l’unique influence de la Tête de Möteur. Puis, piétinant les plates-bandes d’un Trust exsangue, le groupe enregistre Big Brothers (1986) dans la plus grande des précipitations, salopant la pochette - digne du Bébête show de Stéphane Collaro (abandonnée pour la réédition Sony de 2007) - et le son de la caisse claire de Marc Varez. Pour Transition (1990), plus ambitieux, le groupe décroche la couverture du n°16 de l’éphémère Metal Hammer mais, las des ventes en berne, stoppe la machine. On lèche, on lâche… on lynche ? Pas forcément  : pendant 12 ans, le dernier carré de fans travaillera au corps le bassiste Vincent Puzio dans sa boutique Backline Music, rue Victor Massé, dans le quartier le plus chaud de Paris. Jusqu’à l’album du retour, autoproduit et en trio  : V8 (2013)… Qu’on aura pris soin de compléter avec Vinyle (2018), pressé en double LP « scie circulaire » à 500 exemplaires. [Jean-Christophe Baugé]
RAISMES FEST Château de la Princesse d’Arenberg, Raismes, 14-15/09/2019 21ème édition 18 groupes 1 scène 2 400 entrées Têtes d’affiche  : GlennHughes Phil Campbell & The Bastard Sons Après une kyrielle de groupuscules du terroir (dont Molybaron, incapable de challenger l’excellent batteur Camille Greneron) qui nous auront au moins permis d’écumer en musique les bacs à vinyles du metal market, place aux pros. Au premier rang desquels Laura Cox Band, dont l’intérêt réside principalement dans sa section rythmique Laurent Delacoudre (basse en disto jouée derrière la tête)/Antonin Guérin (batterie). L’hommage aux ainés est rendu en fin de set via « Johnny B. Goode ». Rendez-vous au Trabendo le 4 décembre pour la release party du second album, Burning Bright, chez Verycords. Si l’organisation se perd en dithyrambes à l’annonce de chaque groupe, on sent tout de même qu’elle a un crush pour Zodiac, reformé fin 2018 avec un nouveau bassiste, Hendrik Müller-Späth. Mais le trip seventies est balayé d’un revers par H.e.a.t, mené par Erik Grönwall, vainqueur de l’émission Swedish Idol en 2009. En rappel, le chanteur à la coupe mohawk, sportif du samedi, tente une roulade et se fait le coup du lapin avec son câble de micro. Les vidéastes amateurs semblent ne pas avoir dégainé le portable assez rapidement pour alimenter le futur bêtisier du festival. Ce vieil hippie deL.A., comme aime à se décrire GlennHughes, fait des merveilles sur les standards de Deep Purple auxquels il a participé à l’écriture (« You Keep On Moving ») … ou pas (« Smoke On The Water »). Il avait juré sur le cadavre de Tommy Bolin qu’il jouerait son funky « Gettin’Tighter » jusqu’à la fin  : mission accomplie, et avec la wah-wah de la California Jam’74 en sus. Le lendemain, sous un soleil de plomb, Aaron Buchanan réactualise les mimiques de Freddie Mercury pendant que sa sœur chapeautée glisse quelques plans d’Iron Maiden (« The Trooper ») et The Police (« Can’t Stand Losing You ») entre deux soli. Tête à l’envers dans le public, il remonte sur scène pour un simulacre de masturbation avec un canon à confettis. Très gai ! Tokyo Blade, poussif au possible, doit se passer des services de son guitariste Andy Boulton - qui a pris un méchant coup de vieux - sur les deux premiers morceaux à cause de problèmes techniques  : (midnight) rendez-vous raté. Brian Downey, batteur de Thin Lizzy qui lui a préféré Scott Travis (Judas Priest) pour sa tournée estivale, est encore alerte derrière ses fûts, et loin devant sa paire de guitaristes dans le mix. Matt Wilson, honnête chanteur/bassiste de Belfast, n’a malheureusement ni le grain de Phil Lynott, ni celui de Ricky Warwick. Après avoir épaulé Lemmy pendant 25 ans, Phil Campbell, entouré de trois de ses « bâtards », a toute légitimité pour reprendre « Ace Of Spades », « Killed By Death » … et balancer en avant-première un « Straight Up » plus Motörhead que nature sur sa nouvelle Flying V dorée. Les progueux de Leprous s’aliènent une partie du public en s’obstinant à jouer dans la pénombre  : autant écouter leurs albums - convaincants, par ailleurs - à fort volume chez soi. Tout le contraire de The Night Flight Orchestra, reprogrammé en fin de soirée, le temps de récupérer une partie de son matériel égaré à l’aéroport. Son AOR « plaisir coupable » se joue en complet blanc (Sharlee D’Angelo, d’Arch Enemy, sharp dressed man d’un soir) et s’accommode fort bien du champagne servi par les deux hôtesses de l’air/choristes engoncées dans leur uniforme prune. [Texte et photos  : Jean-Christophe Baugé] GÉRARD DROUOT PRODUCTIONS PRÉSENTE MON 04 NOV BIRMINGHAM O2 INSTITUTE 3 PREMIÈRE PARTIE  : TUE 05 NOV GLASGOW KING TUT’S WED 06 NOV MANCHESTER DEAF INSTITUTE THU 07 NOV LONDON SCALA LIVENATION.CO.UK TICKETMASTER.CO.UK L I V E N A T I O N P R E S E N T S B Y A R R A N G E M E N T W I T H C A A EN CONCERT SAMEDI 9 NOVEMBRE 2019 NOUVEAU CASINO PARIS LICENCE III 1062985 - LICENCE II 6 -13623 – RCS PARIS N 388 281 586 - CONCEPTION  : LOICLEGARS.COM INFOS & RÉSERVATIONS SUR GDP.FR 0 892 392 192 (0,40 € /MIN) & POINTS DE VENTE HABITUELS



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