Classic Obs' Mag n°4 oct/nov/déc 2019
Classic Obs' Mag n°4 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 9,3 Mo

  • Dans ce numéro : 15 ans au dessus du lot.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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N’en fait qu’a sa tete Michael Monroe fait partie de ceux qui imposent un style. Crinière platine, lunettes aviateur sur le nez et harmonica à portée de main, l’ancien leader du mythique Hanoi Rocks nous raconte son nouvel opus One Man Gang. [Entretien avec Michael Monroe (chant) par François Capdeville - Photo  : DR] Cela fait plus de 40 ans que tu te consacres à la musique. Quel regard portes-tu sur ta carrière ? Tu sais, quand j’ai démarré en 1979, je n’avais pas grand-chose. J’ai connu la rue - sauf quand j’avais des copines - et je sais ce que c’est d’avoir faim. Mais s’il y a bien quelque chose que je peux avancer, c’est que j’ai toujours été intègre. Je n’ai jamais cherché la facilité pour vendre plus de disques. « Pourquoi tu fais ça ? » me demandait-on. « Parce que j’ai envie. Parce que je le sens comme ça ». Quand tu fais quelque chose pour de l’argent, tu travestis ta personnalité, tes émotions. Je me souviens d’une promo faite par Polygram et qui disait tous les soirs  : « Michael Monroe is back. The brain behind Hanoi Rocks is back ! ». Quoi ? Moi, un cerveau ? Je n’ai jamais rien calculé et n’est jamais cherché à vendre des millions d’albums comme Bon Jovi. Et pourtant de nombreux groupes des 80s reconnaissent ton influence majeure… C’est toujours agréable d’entendre des grands groupes comme Foo Fighters ou Guns N’Roses dire ça. Je les apprécie et les respecte. Ils ont trouvé leur propre son et leur propre style. Mais, quand ils disent ça, je pense qu’ils se réfèrent à ce truc majeur de Hanoi qui était l’attitude. Je ne parle pas du look, de « big hair ». Non, ce truc qui fait qu’on est intègre avec nous-mêmes et notre musique. Beaucoup de gens sont remplis de préjugés sur les chanteurs de rock. Lors d’une interview en mode question/réponse, on m’a demandé qui a été ma première groupie. Merde, mais je n’ai jamais été de ma vie avec une groupie ! Comme je ne réponds pas aux attentes, certains considèrent que je suis un freak. Fuck ! Je suis moi-même, et c’est tout. Je me souviens d’un show de Slipknot qui était fou  : les gens sautaient partout, il y avait les secouristes et moi je voulais juste voir ce groupe sur scène. Après le show, dans les coulisses, il y avait Pinocchio et un roadie qui s’amusaient à se chercher. Et je me souviens d’avoir croisé le regard de Pinocchio, avec son masque flippant. « You ! It’s your fault ! », me dit-il avec un ton bien viril. Je me suis demandé ce qu’il voulait. « Oui ! C’est de ta faute si je fais de la musique ». Il était content de me voir. « Michael Monroe is here ! Michael Monroe is here ! » … Ça m’a fait plaisir de la part de la jeune génération. Tout ce que je peux dire, c’est que je suis un mec qui ne copie pas. Et c’est pour ça que je suis encore là. Ton nouvel album One Man Gang sort le 18 octobre. Une bonne partie des titres, comme Midsummer Nights, célèbre la jeunesse et son côté irrévérencieux. Tu es nostalgique ? On n’a pas fait de plan pour créer un concept. Mais c’est vrai que « Midsummer Nights » reflète en partie ce que j’ai pu connaître dans les années 80 quand on a démarré dans la rue. Mon gang de potes était ma famille. Nous contre le reste du monde. Ce n’était pas facile, l’objectif était de pouvoir espérer chanter jusqu’au prochain été. 18 METAL OBS’MICHAEL MONROE One Man Gang Rock Silver Lining Music Les titres de One Man Gang sont catchy, les mélodies entêtantes et pour porter tout ça, on a la voix de Michael Monroe. L’album intègre également des couleurs musicales très variées. « One My Gang » et « Black Ties & Red Tape » ont cette hargne punk qui nous rappelle d’où vient le chanteur. Il y a quelques titres mid-tempo très cool, comme « Wasted Years » avec du Alice Cooper de « I’m Eighteen » dans les couplets et des refrains hyper catchy qui renvoient à des groupes type Green Day ou Weezer. Mais il y a cette « Michael Monroe touch » incontournable, portée par son harmonica bluesy… Le voyage n’est pas fini. Ecoutez « Heaven Is A Free State »  : la section de cuivres apporte une touche hispanisante. Un album aussi cool et généreux que son géniteur. [François Capdeville]
Epitaphe Le 22 juin 2018, la nouvelle tombe  : le batteur Vinnie Paul n’est plus. Pour beaucoup, il incarnait avec son frère Dimebag Darrell le rock n’rollau sens large, et il laissera derrière lui des albums à jamais devenus cultes. Mais avant de tirer sa révérence, il a eu le temps d’enregistrer ce dernier album de Hellyeah, Welcome Home, qui se révèle être le meilleur du groupe. [Entretien avec Kyle Sanders (basse) par Julien Meurot - Photo  : DR] Welcome Home comprend 10 titres, mais avez-vous plus de matériel sous le coude ? Par le passé nous avions l’habitude d’écrire et d’enregistrer plus de titres que nécessaire pour faire un tri, mais pas cette fois. Une fois les 10 titres prêts, nous les avons donnés à Chad (NDLR  : Gray, chant) pour qu’il écrive les textes et les lignes de chant. Il y a bien encore quelques démos, mais l’album est parfait comme ça. Le choix des singles est vraiment bon car il montre à quel point ce disque est varié. « Oh My God » est vraiment cool… C’est l’un de mes titres préférés du disque. Et pour l’écriture et le tracklisting, on ne s’est pas pris la tête. Au vu des évènements, est-ce que Chad a modifié certains de ses textes ? Les musiques étaient finies, mais quand Vinnie est décédé, seules trois d’entre elles avaient des textes. Donc forcément, le contenu des autres a changé. Pour la première fois, nous n’avez quasiment pas joué live pendant le processus d’écriture et d’enregistrement. Est-ce que cela a affecté le disque ? Absolument. Le processus a été plus long que d’habitude, et nous nous sommes concentrés sur ce disque comme jamais. Nous n’avons pas joué live pendant près de 2 ans. c’est incroyable… Roy Mayorga remplace donc Vinnie Paul. Est-il votre batteur à plein temps ? Roy sera bien là pour le prochain cycle de tournée. Honnêtement, je n’imagine pas quelqu’un d’autre que lui. La situation se goupille plutôt bien car Stone Sour est en pause longue, donc Roy est tout dévoué à Hellyeah. On ne peut pas conclure cette interview sans un mot à la mémoire de Vinnie… Notre mission, maintenant, est de célébrer sa vie et sa légende. C’est vraiment difficile pour nous de monter dans le bus ou de monter sur scène sans lui. Il aurait été terriblement déçu qu’on ne continue pas, car il adorait jouer dans Hellyeah et il a tout donné à ce groupe. Ce disque a été fait pour être joué sur scène. HELLYEAH Welcome Home Groove metal Eleven Seven Music Difficile de parler de cet album posthume… Welcome Home sera la dernière offrande du batteur légendaire de Pantera Vinnie Paul. Au fil des années, Hellyeah s’améliorait en revenant à la base de ce qui faisait le succès de Pantera  : les riffs accrocheurs et groovy. Mais n’est pas Dimebag ou Phil Anselmo qui veut. Toutefois, ne gâchons pas notre plaisir, car ce disque contient quelques titres accrocheurs, comme ce single « Oh My God » au fort potentiel en live. Et la production de Kevin Churko est aux petits oignons. [Julien Meurot]



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