Classic Obs' Mag n°3 mai à sep 2019
Classic Obs' Mag n°3 mai à sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de mai à sep 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : du rock comme on n'en fait plus...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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THE ROLLING STONES BRIDGES TO BREMEN Rock Eagle Vision/Universal « Es ist schön, wieder hier zu sein » s’essaie Mick Jagger dans la langue des 40 000 spectateurs du Weserstadion de Brême, en ce 2 septembre 1998. Les Stones, fringants quinquas, sont alors sur le point de conclure un an de tournée en support d’un album transparent, Bridges To Babylon, qui aura rassemblé 4,5 millions de spectateurs. Et généré 274 millions de dollars de recette. Malgré quelques plans larges avec roulis (« Let’s Spend The Night Together ») et des stroboscopes tue-l’amour pour le rendu en compressionmpeg (« Out Of Control ») , le film est convenablement restauré dans son format 4/3. Keith Richards, au look proto-Pirate Des Caraïbes, balance toujours des riffs scélérats en fingerpicking (« Thief In The Night », 1er des 5 extraits de Bridges To Babylon, avec le mièvre « Memory Motel » curieusement choisi par les internautes), presque 30 ans après « Honky Tonk Woman ». L’idée d’un entracte rock n’roll sur une scène B accessible depuis un pont télescopique a fait son chemin (cf. Rammstein à Paris au siècle suivant). L’absence remarquée de la choriste Lisa Fischer, l’espace de ce petit quart d’heure, nous force à apprécier sa gorge, profonde, sur « Gimme Shelter »  : « Rape, murder, it’s just a shot away, it’s just a shot away » (Mary Clayton, sur l’originale de 1969). Ou son périnée orientable sur « Miss You », pendant que Sir Jagger, fétichiste à ses heures, hume son escarpin et lui lèche le gros orteil. [Jean-Christophe Baugé] THE STRAY CATS 40 Rockabilly Surfdog/Mascot/Wagram Il y a presque 40 ans de cela, les deux côtés de l’Atlantique s’enflammaient pour Brian Setzer (chant, guitare hollow body), Lee Rocker (contrebasse), Slim Jim Phantom (batterie minimaliste), leurs bananes et leur rockabilly fidèle à Eddie Cochran. Le premier album, Stray Cats (1981), n°1 en France pendant 9 semaines, a même laissé des stigmates (sacs US flanqués du matou-mascotte) et entraîné quelques dommages collatéraux (Billy, Les Forbans et Jesse Garon au Flop 50). Depuis, la carrière solo de Setzer avec son monstrueux big band qui swingue - écoutez Wolfgang’s Big Night Out (2007) - a éclipsé celle de ses deux acolytes, un temps acoquinés avec Lemmy. Mais contre toute attente, et 26 ans après Original Cool (1993), cet album de reformation fait chauffer les caleçons. « Cat Fight (Over A Dog Like Me) » est un rock’n’roll à faire sauter la prothèse de hanche de mamie… et un revamping éhonté de « Switchblade 327 », mais chut ! A l’autre extrémité du spectre sonore, l’instrumental grindhouse « Desperado » réhabilite le twang popularisé par les Shadows sur « Apache ». Un trip de revivalistes - voire survivalistes - pour (f)estivaliers à qui on donne rendez-vous à Tilloloy, Tours, Belfort et Aix-les-Bains. [Jean-Christophe Baugé] VERONIQUE GAYOT WILD CAT Hard rock bluesy Grand Cru Records Apparue comme par génération spontanée, Véronique Gayot, artiste (car également peintre) d’Obernai, a pourtant longtemps mûri dans l’anonymat sa belle voix éraillée. Du « Blues For T.J. » de Larry Carlton (1983) nait une affinité avec les musiques noires américaines. Puis un premier groupe, Will O’The Wisp, « découverte » de l’édition’89 du Printemps de Bourges. Et enfin le cover band Barking Jack, qui ouvre pour le bluesman allemand Timo Gross au Blues Club de Baden-Baden. Ce dernier, déjà auteur de 10 albums, propose à l’Alsacienne une collaboration transfrontalière en janvier 2017. Elle se charge des textes (en anglais, langue de travail), lui des instruments, hors batterie (confiée à Olav Ferdemann). Les 10 titres de ce premier album sont taillés dans un blues rock qui infusait l’underground dans les sacro-saintes seventies. L’avis de tempête rock hard « Shake You Up And Down », mis en images par le fiston Jim Trebes, démontre qu’un look à la Evelyne Déliat peut ne pas être inapproprié. « The Revolution », plus soul grâce à l’orgue de l’invité Markus Lauer, confirme la première bonne impression… Ternie par les platitudes que Véronique débite jusqu’à ce qu’elle ait quelque chose à dire, et une routine musicale à peine brisée par des touches d’auto-tune et d’électro. Gageons que ce ne sont que les premiers jalons d’un futur plus transgressif. [Jean-Christophe Baugé] METAL OBS’23



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