Classic Obs' Mag n°3 mai à sep 2019
Classic Obs' Mag n°3 mai à sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de mai à sep 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : du rock comme on n'en fait plus...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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BJØRN RIIS BURNING RAIN CAGE THE ELEPHANT IN VOLT A STORM IS COMING Rock planant Karisma/Season Of Mist Le label norvégien Karisma, dont on a récemment associé le nom aux rééditions des pépites seventies de Rufus, s’emploie également à injecter du sang neuf dans le circuit. En travaillant de jeunes groupes ambiant (Major Parkinson) et prog’(Rendezvous Point) pour un public qui a quelque chose entre les oreilles. Bjørn Riis, guitariste d’Airbag, est de ceux-là. L’illustration de A StormIs Coming, troisième full-length en solo après Lullabies In A Car Crash (2014) et Forever Comes To An End (2017), semble résulter de la conjonction des forces créatrices du photographe Francis Hold et du graphiste Reid Miles, du label Blue Note. Il n’en est rien, puisque c’est un pastiche. Quant au contenu, il est trop floydien pour être honnête. Plagiaire (« Stormwatch », ses battements de cœur et le chant féminin de Mimmi Tamba) ou simplement inspiré (« When Rain Falls », où la guitare cristalline à la Gilmour n’intervient qu’après un pont jazz du grand nord), le clone triste Bjørn Riis a séché ses ateliers d’égo-boosting et pèche une fois de plus par son manque d’apport personnel. En baissant nos défenses psychologiques, on trouve toutefois une exception qui confirme la règle  : « Icarus », copie-carbone de… Porcupine Tree ! [Jean-Christophe Baugé] AXEL RUDI PELL XXX Anniversary Live 2CD/3LP/Digital DÉJÀ DISPONIBLE ! AXEL-RUDI-PELL.DE FACE THE MUSIC Hard rock Frontiers/Harmonia Mundi Voilà un album qui devrait permettre au public français de redécouvrir un rock band généreux, dont on s’étonne qu’il n’ait pas encore reçu l’écho qui lui est dû. Burning Rain ne serait-il qu’une copie de Whitesnake parce qu’on y trouve Doug Aldrich, cheville ouvrière de cette formation avec le chanteur Keith St John ? Il s’agit au contraire d’un groupe où les références à Whitesnake ne sont qu’épisodiques (« If It ‘s Love »). Pas d’effets de style douteux, ici tout est clair, limpide, à l’image des guitares fluides d’Aldrich et du chant de St John qui relève de la performance. Réalisé avec le concours du batteur Blas Elias (ex-Slaughter) et du bassiste Brad Lang (Y & T), ce 4ème opus est d’une cohésion musicale indéniable. « Lorelei » et « Shelter » sont des titres de rock blues efficaces, « Beautiful Road » et le single « Midnight Train » sont bourrés de tripes, alors que le swing infectieux de « Hideway », interprété façon James Brown, apporte une nouvelle dimension au groupe. Pour autant, Burning Rain n’a pas oublié ses racines  : Aerosmith (« Nasty Hustle ») , AC/DC (« Face The Music ») et Led Zeppelin (« Since I’m Loving You »). Le groupe fleure bon l’émotion qui perle sur l’épiderme. Sur chacun de ses albums s’exhalent des pulsations profondes, charnelles qui sont sa personnalité. [Philippe Saintes] BULLET Live 2CD/2LP/Digital DISPONIBLE LE 5 JUILLET ! LIVE 2019  : 05.10. DIJON - RISING FEST 06.10. VOLMERANGE-LES-MINES - NO MAN‘S LAND BULLETROCK.COM FB.COM/STEAMHAMMEROFFICIAL SPV.DE SOCIAL CUES Rock alternatif RCA Fort de quatre albums studio acclamés par la critique, Cage The Elephant n’a aucune intention de s’en laisser compter. Si Social Cues n’a pas grand-chose à voir avec son prédécesseur Melophobia, il fait montre néanmoins d’un relatif éclectisme. Du pseudo-reggae au noise rock, en passant par la pop baroque, il est étonnant qu’il ne surprenne finalement que si peu. La discographie de Cage The Elephant est truffée de vers d’oreilles, or la somme des chansons figurant sur Social Cues est si peu mémorable que c’en est frustrant. Pourquoi ? Plus délicate que « Ain’t No Rest For The Wicked », la majorité des compositions a été inspirée par le divorce du chanteur Matt Shultz et met donc l’accent sur sa peine et son aliénation. Etre à fleur de peau pourrait-il expliquer le manque de « hooks » auxquels s’accrocher ? Allez savoir... [Jessica Saval] FREE Heavy blues rock Autoproduction/Dom L’entrain de la garde rapprochée d’In Volt à vanter les mérites des deux premiers albums du groupe francilien sur le web pourrait alimenter un débat sur les fake reviews. En effet, In Volt (2012) et Big Fire (2014) ne laissent transpirer qu’un pub rock - corpus musical non évolué - de série B, voire Z, dont les responsables et coupables sont les frères Gauthier  : Antoine (chant franglais surjoué) et Jérôme (riffs et soli laborieux). Ceux-là même qui, désormais, pensent que rien n’est assez fou pour ne pas être tenté. En 2016, ils envoient leur nouvelle maquette à Dieter Dierks, légendaire producteur de Scorpions. C’est finalement Jon Caffery (Sex Pistols, Die Toten Hosen, Joy Division), disciple de ce dernier, qui produit le kisskissbanké Free à Cologne. Pour un résultat beaucoup plus abouti au niveau des ponts (planants sur « New Time ») et des chœurs (à la Van Halen sur « Free »). Pourtant, In Volt mélange encore les ingrédients sans regarder la recette. L’option du chant allemand sur 4 titres, dont le zeppelinien « Lonely Man », ne doit pas être pris comme une volonté de s’affirmer dans sa différence. Mais comme une expérience à ne pas réitérer. [Jean-Christophe Baugé] THE RODS Brotherhood Of Metal CD/2LP/Digital DÉJÀ DISPONIBLE ! THERODS.COM
22 METAL OBS’GÉRARD DROUOT PRODUCTIONS PRÉSENTE france septembre 2019 15 ‒ RAISMES RAISMES FEST 18 ‒ BOISSEUIL ESPACE DU CROUZY 22 ‒ STRASBOURG LA MAISON BLEUE 24 ‒ NANTES LE FERRAILLEUR 25 ‒ BORDEAUX ROCK SCHOOL BARBEY 26 ‒ ALENÇON LA LUCIOLE 27 ‒ PARIS CAFÉ DE LA DANSE 28 ‒ LE HAVRE MAGIC MIRROR INFOS & RÉSERVATIONS SUR GDP.FR 0 892 392 192 (0.40 € /MIN) - POINTS DE VENTE HABITUELS Licence III 1062985 - Licence II 6 -13623 – RCS PARIS N 388 281 586 JORDAN RUDESS WIRED FOR MADNESS Rock progressif Music Theories/Mascot/Wagram Profitant d’un trou dans son emploi du temps de ministre, entre le lancement du Distance Over Time de Dream Theater (22/02/2019) et l’organisation du 4ème Keyfest (30/05-01/06/2019) à Fort Wayne, IN, Jordan Rudess, l’un des claviéristes les plus respectés de la planète pour son esprit curieux et ses doigts agiles élevés à l’E.L.P. période Tarkus, sort Wired For Madness. Ses biographes aiment à rappeler le faux bond qu’il fit à Dream Theater en préférant intégrer Dixie Dregs à mi-temps, en 1994, pour préserver sa vie de famille. Pourtant, 4 ans plus tard, il illumine le Metropolis Part II de DT après être passé par la case Liquid Tension Experiment. On retrouve donc, entre autres, sur ce 14ème album solo  : James LaBrie (chant), John Petrucci (guitare) et un certain Marco Minnemann, candidat malheureux à la succession du batteur Mike Portnoy en 2011. Pour la suite de 33 minutes « Wired For Madness », en deux parties, Rudess colorie les mêmes motifs sonores que DT, mais en dépassant du trait  : intro au groove « 6:00 », ponts jazz étrennés sur « The Dance Of Eternity » avec clarinette, revamping de la ligne de chant de « The Ministry Of Lost Souls » … Et aligne les moments de bravoure sans réel fil conducteur, avec forces sons de synthés futuristes ou de piano classique (révélateur de son niveau), arrangements victoriens à la Beatles, et mélopées de Marjana Semkina (la voix du duo prog’de chambre russe Iamthemorning). Ajoutez à cela des paroles qui surfent sur le concept de l’humain augmenté par la bionique, développé en partenariat avec l’ami et auteur Peter Orullian (la plume de The Astonishing), et vous comprendrez pourquoi Mme Rudess elle-même a enjoint son mari à contrebalancer tant d’ambiances cliniques. Il s’y reprendra à deux fois, avec l’aérien « Off The Ground », et surtout un blues, « Just Can’t Win », tel qu’aurait pu le jouer Frank Zappa… Avec, excusez du peu, Joe Bonamassa à la guitare et une section de cuivres chaude comme la braise. [Jean-Christophe Baugé] PAUL GILBERT BEHOLD ELECTRIC GUITAR Rock instrumental Music Theories/Mascot/Wagram Les black shades et la barbe d’une semaine qu’arbore Paul Gibert sur ce 15ème album solo témoigneraient-elles d’un lendemain de cuite ? Pas de lézard  : le guitariste de Mr. Big est l’un des plus appliqués et réguliers qui soient. Le seul shredder deseighties (cf. RacerX, avec l’ex-collègue Bruce Bouillet, également sous contrat chez Mascot), même, avec Ritchie Kotzen, à avoir transcendé le genre et bâti une discographie sans casserole. Behold Electric Guitar a été enregistré à Portland, OR, son nouveau pied-à-terre, avec les musiciens locaux Asher Fulero (claviers) et Brian Foxworth (batterie, à temps partiel car ayant tourné de l’œil en studio), plus Roland Guerin (basse), de la Nouvelle-Orléans. Quasi-instrumental, garanti sans overdubs, il est bourré de ce feeling qu’on ne rencontre que dans le blues et le jazz-rock vintage. Car au-delà de la justesse du prof’de guitare dans les démanchés en slide (« I Own A Building ») , on retrouve un sens de la mélodie développé depuis le très travaillé Stone Pushing Uphill Man en 2014 (« Sir You Need To Calm Down ») , et même un sens de l’humour tout court (« Everywhere That Mary Went »). « Love Is The Saddest Thing » et « Let That Battery Die » laissent filtrer quelques sonorités propres à Joe Satriani… Une demi-surprise, sachant que c’est son producteur historique John Cuniberti qui pilote les crossfaders de la console. Enfin, seul rescapé d’une somme de paroles mises de côté, le poème « A Herd Of Turtles », déclamé avec l‘accent de Liverpool, vient chapitrer le funk fou-furieux du même nom. Rarement on a vu un artiste aussi vert après avoir tant dit en plus de 30 ans de carrière ! [Jean-Christophe Baugé] PRISTINE ROAD BACK TO RUIN Classic rock Nuclear Blast/ADA Après Detoxing (2012) et No Regrets (2013), deux albums au seul destin national (Norvège), Pristine s’est senti assez mûr pour l’export avec Reboot (2016), jusqu’à constituer une des cautions classic rock de Nuclear Blast avec Ninja (2017). Road Back To Ruin marque une double rupture  : visuelle d’abord par l’abandon des artworks néo-psychédéliques, puis textuelle par l’écriture concernée d’Heidi Solheim sur la montée des populismes. La chanteuse de 37 ans, insoumise à l’esprit du temps, assiste à ce puissant mouvement d’inversion idéologique qui conduit à la révolution protectionniste. Pourquoi, dès lors, ne pas avoir imprégné sa musique de cette « tragédie » contemporaine ? Car si le son est massif (le heavy « Road Back To Ruin), la voix extraordinaire (les chœurs de « Bluebird » qui nous emportent tardivement), et le style éclectique (la ballade « Cause And Effects » épaissie par les 20 musiciens de l’Arctic Philharmonic), les compositions - majoritairement blues rock - continuent de stagner un cran en-dessous de ce que propose la concurrence sur le même label. [Jean-Christophe Baugé]



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