Classic Obs' Mag n°3 mai à sep 2019
Classic Obs' Mag n°3 mai à sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de mai à sep 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : du rock comme on n'en fait plus...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Les copains d’abord The End Machine est composé de trois membres de la formation américaine Dokken  : George « Mr. Scary » Lynch, Jeff Pilson et « Wild » Mick Brown. Le chant étant assuré par un ami de la famille, Robert Mason (ex-Lynch Mob). Ce spin-off de Dokken méritait donc bien l’attention de Classic Obs’. [Entretien avec Jeff Pilson (basse) par Philippe Saintes - photo  : Kevin Baldes] Robert Mason est votre chanteur, mais Michael Sweet (Stryper) n’avait-il pas été pressenti pour ce poste à l’origine ? Nous avions pensé à lui pour une tournée avec le projet Tooth & Nail en 2012. C’est un excellent chanteur mais aussi un très bon guitariste. Michael aurait été la personne idéale pour nous renforcer en concert et interpréter les chansons de Dokken. La tournée n’a cependant pas eu lieu. Entre-temps, Michael et George ont sorti deux albums sous le nom Sweet & Lynch. Cela n’aurait eu aucun sens de prendre Michael car le but était de proposer quelque chose de nouveau. Je l’adore et j’espère que nous aurons l’occasion de travailler ensemble dans le futur, mais c’est Robert qui a été choisi. Ce dernier n’est pas un inconnu puisqu’il a évolué au sein de Lynch Mob et a chanté sur « It’s Not Love », un titre de l’album Slave To The Empire de Tooth & Nail. Comment envisages-tu l’avenir de The End Machine ? Honnêtement, c’est très compliqué de se projeter. Robert joue dans Warrant, George a des projets avec Lynch Mob et je serai en tournée avec Foreigner jusqu’en novembre. En avril dernier, nous avons donné trois concerts sur la côte ouest sans Mick. Officiellement parce qu’il devait se produire la même semaine avec Dokken. En réalité, il n’a plus le feu sacré pour jouer simultanément dans deux groupes. C’est épuisant physiquement. Mick a été remplacé sur ces trois dates par Will Hunt (Evanescence, Black Label Society, Gus G.). Je suis convaincu qu’il y aura un deuxième album de The End Machine car l’accueil du premier a été très positif et le label nous soutient à 100%. Tu a également travaillé sur un nouveau projet pour le label Frontiers en compagnie de Reb Beach (Whitesnake, Winger), Robin McAuley (MSG) et Matt Starr (Mr. Big, Ace Frehley)… L’album sortira à la fin de l’année. Reb et moi avons composé onze chansons en onze jours. Ce sont des morceaux solides et plein d’énergie. Robin n’a jamais aussi bien chanté. Je suis impatient de lire les commentaires. Pour l’instant, je ne suis pas autorisé à te dévoiler le nom du groupe parce que le label a imposé un embargo. Le biopic dédié à Mötley Crüe, The Dirt, montre que le slogan « sex, drugs and rock n’roll » n’était pas une légende urbaine dans les années 80. Tu as aussi dû vivre des histoires étonnantes avec Dokken… Oui, beaucoup (rires). J’ai commis pas mal d’excès, mais le meilleur souvenir remonte à mon 30ème anniversaire. Dokken se produisait à Vancouver et à la fin de la soirée, on a évidemment décidé de faire la bringue. Je ne bois plus, mais à l’époque quand je faisais la tournée des bars avec les copains, j’étais complètement bourré. Le propriétaire d’un club a commencé à m’insulter en insinuant que j’avais tripoté des filles. Est-ce que j’avais flirté ? Absolument, mais je n’ai pas eu de geste déplacé envers qui que ce soit. Soudain, quatre types me sont tombés dessus et m’ont traîné vers la sortie. Ce n’est pas une histoire spécialement glorieuse mais j’en rigole aujourd’hui car elle s’est bien terminée. Don Dokken, George et Mick qui avaient suivi la scène, se sont précipités sur les quatre types et le propriétaire. La bagarre a tourné à notre avantage. La presse a souvent parlé des engueulades et des conflits internes chez Dokken, pourtant cette soirée a été ma plus belle expérience de camaraderie. THE END MACHINE The End Machine Hard rock Frontiers/Hamonia Mundi Alors, que trouve-t-on sous le capot de cette machine ? Un moteur à explosion suralimenté qui délivre au quart de tour des guitares vitaminées, des lignes de basse dévastatrices et une batterie graissée à la moelle de buffle. On ne vous livrera pas l’album en pièces détachées. On signalera juste qu’on trouve des titres accrocheurs (« Leap Of Faith », « Hold Me Down ») , du gros calibre (« Bulletproof », « Ride It ») , mais aussi un titre atmosphérique (« Burn The Truth ») qui navigue entre le Dog Eat Dog de Warrant et le style mi-blues de Lynch Mob. Mason est en état de grâce, Pilson impressionne avec son jeu de basse percutant, Brown cogne toujours aussi fort, tandis que Lynch reste ce grand acrobate du solo pirouette et incisif. Tempo cul de plomb, déluge électrique, riffs au napalm et voix sans fard  : tout est au top niveau sur ce disque qui en laissera plus d’un sur le bitume. [Philippe Saintes]L.A. GUNS The Devil You Know Hard rock Frontiers/Harmonia Mundi Second couteau typique,L.A. Guns repose avant tout sur deux héros  : le chanteur Phil Lewis et le guitariste Tracii Guns (fondateur des Guns N’Roses). Le premier a un gosier pierre et feu, tandis que le second est toujours un damné gratteux. Les autres membres du gang sont, de plus, loin d’être des faire-valoir. Personne n’ira nier que la musique des Fusils de Los Angeles transformerait un iceberg en bouillon de 11 heures. La matière est vraiment construite sur une rythmique d’acier, solide, monolithique… Mais il ne suffit pas de cogner fort, il faut aussi toucher l’auditeur. Et cette fois, malheureusement, l’uppercut se fait attendre. Ce 13ème album studio manque d’épaisseur, en dépit de quelques bonnes compositions (« Loaded Bomb », « Needle To The Bone », « Gone Honey » qui est un clin d’œil à Alice Cooper, et la power ballade de 6 minutes « One Season In Hell »). Pour le reste, l’évidente bonne volonté est infructueuse. Guns et Lewis, qui ne sont tout de même pas les derniers musicos venus, ont visiblement cherché à refaire le bon coup qu’a été The Missing Peace en 2017, mais ce nouvel opus n’a pas le même impact. Si la recette et les ingrédients sont identiques, cette fois la sauce manque de goût, à l’image d’une production souvent défaillante. La conclusion s’impose d’elle-même  : The Devil You Know est un clone raté, alors qu’on attendait une nouvelle tuerie. Difficile dès lors de ne pas se sentir floué. [Philippe Saintes] METAL OBS’15
Pop en kit Icône déjantée d’une scène musicale suédoise survoltée, Royal Republic va une nouvelle fois vous faire danser avec le bien nommé Club Majesty ! [Entretien avec Adam Grahn (chant) et Per Andréasson (batterie) par Jessica Saval - Photo  : DR] Comment décririez-vous l’évolution de votre carrière ? Adam  : Nous n’étions ensemble que depuis un an quand on a sorti notre premier album, et on sonnait comme nos influences… Nous ne savions tout simplement pas qui nous étions. On a poursuivi nos recherches avec notre deuxième album, puis avec Weekend Man, jusqu’à nous trouver. Pendant ce temps, on est resté maître de nos chansons et de notre look  : pas question que notre label s’en mêle ! Vous avez étudié la musique de manière conventionnelle avant de former Royal Republic. Auriez-vous pu poursuivre dans cette voie et ne jamais devenir un groupe ? Per  : Je crois qu’on n’est devenu un groupe que plusieurs années après avoir commencé à monter sur scène. Au début, on était juste quatre gars qui jouaient les chansons qu’ils avaient écrites les uns à côté des autres. On a ensuite traversé pas mal de choses ensemble, et on est devenu comme des frères… On n’est pas un groupe du jour au lendemain. Adam  : J’avais été dans plusieurs groupes avant de former Royal Republic, mais c’était la première fois que je voulais me donner à fond… Et pas pour le luxe, l’argent ou les filles  : juste pour la musique et le bonheur d’en faire ensemble. Est-ce pour ça que vous restez éloignés de la politique ? Per  : Il y a bien assez de groupes qui prennent position pour qu’on s’abstienne. Qu’on le veuille ou non, les opinions des musiciens peuvent affecter leurs auditeurs, et on ne veut pas diviser. Notre but, c’est de rassembler le plus de personnes possible dans une même salle de concert et leur faire oublier tous leurs soucis ! Vous ne voyez donc aucune objection à ce qu’on vous décrive comme un groupe « feel good » ? Adam  : C’est tout ce qu’on sait faire ! 16 METAL OBS’ROYAL REPUBLIC Club Majesty Pop/rock Arising Empire/Nuclear Blast/ADA Lighthouse, Héraut déjanté votre d’une précédent pop décomplexée, album, a un connu Royal Republic succès est à n’en d’estime. pas douter Les retours un des groupes très positifs les plus sur un beau Lighthouse addictifs de m’ont la planète… surpris. Et Nous ses avons membres fait pas le savent mal de ! Après dates, avoir et les fait gens valser nous le ont rock accueillis au son de avec « When une I gentillesse Dance incroyable. With Another Cela bouleverse », les quatre notre Suédois quotidien, ont See You troqué maintenant. leurs False vestes Memory pailletées Archive pour d’élégants est un album costumes qui se situe de velours, entre et Porcupine ont probablement Tree, Opeth sorti et Katatonia, mais disques avec votre du propre printemps, identité. ou du Es-tu moins d’accord le plus un des meilleurs affriolant. ? Tu as bien Bouffi résumé de riffs notre gigantesques, goût pour ces de artistes. mélodies Je n’aurais frénétiques pas et forcément de paroles cité efficaces, Katatonia, Club mais Majesty pense est que tellement c’est ma réjouissant voix qui t’y qu’il a fait devrait penser. être J’ajouterais remboursé la musique par la Sécurité classique, Sociale qui ! est Enfant très terrible importante de Kung pour Fury moi  : et Chopin, des Experts Bach Miami, et Dvorak. « Fireman Les musiques & Dancers de » films est l’évidence même. Hans Zimmer Mais c’est également. à « Like A Lover Nous » essayons que revient de du grand créer la palme un univers de la plus bien belle à nous. surprise, Avec mes tant deux ses breaks collègues, nous sont avons inoubliables. des idées Sexy différentes, diable, mais Royal c’est Re- là sensuels toute public la ne force recule de devant Oak. Grâce rien à pour cela, que les vous atmosphères ne puissiez plus vraiment vous passer variées. de Et ses il n’y morceaux… a pas de tensions Même lors pas sont des utiliser prises, les mêmes la cohésion riffs est et lignes totale. de On basse trouve à plusieurs des morceaux courts, Si l’originalité au format n’est radio, donc et pas d’autre son avoisinant fort, ça ne reprises. tient les 10 pas minutes. moins Est-ce du génie que de l’effort pouvoir est sortir le même 11 fois dans la même excellente chanson. [Jessica Saval]



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