Classic Obs' Mag n°3 mai à sep 2019
Classic Obs' Mag n°3 mai à sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de mai à sep 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : du rock comme on n'en fait plus...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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WHITESNAKE Flesh & Blood Hard rock Frontiers/Harmonia Mundi Avec Flesh & Blood, Whitesnake a retrouvé la flamme d’antan. On s’en souviendra, comme des premiers albums ou de l’incontournable 1987. Reb Beach et Joel Hoekstra dessinent ensemble des chorus en arabesque comme à la belle époque. Quant au vieux routier Tommy Aldridge, il est resté un frappeur hors pair. Les musiciens ont mis leur compétence au service du patron Coverdale, dans l’esprit que celui-ci désirait, à savoir un hard musclé, bluesy et catchy. « Shut Up And Kiss Me » vous reste aussi facilement dans la tête qu’un conte de Perrault. « Good To See You Again », « Gonna Be All Right » et « Trouble Is Your Middle Name » sont obstinément heavy. « Well I Never » claque juste comme il faut. Tout aussi nerveux, le titre éponyme « Flesh & Blood » confirme le bien que l’on pense de cet album. « Heart Of Stone » est un blues plus vrai que nature. Enfin, trois morceaux sont à classer parmi les ballades rock. L’acoustique « After All » vous donne le frisson (normal pour un serpent), « Always & Forever » semble tout droit sorti de la période Slide It In, tandis que « When I Think Of You » est une chanson d’amour triste. Coverdale reste parmi les plus grands, incapable de se trahir et incontestablement trop « jeune » pour s’embarquer dans une tournée d’adieu. [Philippe Saintes] WHITESNAKE Slide It In The Ultimate Special Edition Classic rock Rhino/Warner Les majors, à qui l’on reproche à raison de ne plus signer de groupe rock/metal, se sont progressivement spécialisées dans la réédition de luxe de pièces maîtresses du classic rock. Une démarche d’entreprise frileuse qui vise le profit à court terme en minimisant les risques. Mais l’occasion de laver l’affront fait aux fans du Whitesnake de David Coverdale, en chiens d’arrêt depuis les remasters EMI des 5 premiers albums en 2007. Pour ses 35 ans, Slide It In se voit décliner en 6 CD et 1 DVD dans un coffret roboratif. Nous sommes en janvier 1984  : le groupe, tête d’affiche des Monsters Of Rock’83, boxe chez les poids lourds et opère une mue sonore. Selon le principe des vases communicants, son blues se délite au profit d’un hard US annonciateur d’une pluie de billets verts  : le conservateur Micky Moody (guitare) claque la porte pendant que le fringuant John Sykes entre par la fenêtre... Deux line-ups pour deux pressages d’un LP destiné respectivement aux marchés européen et américain. C’est sur ce dernier que les chorus harmonisés de « Guilty Of Love » sonnent plus Thin Lizzy que nature. Le pourquoi du comment est disséqué dans un beau livre de 60 pages, collection de coupures de presse, pochettes de singles, et planches-contacts de la session photo de Miss « verso » (différente du modèle « recto », trop farouche) et son python libidineux. Et comme il est de bon ton, depuis l’anthologie des Beatles, d’inclure pléthore de chutes de studio, signalons que « Body Heat » (CD n°6) mérite une attention particulière puisqu’il pose les bases de « Still Of The Night » (1987). Voilà qui place la barre très haut pour le coffret des 30 ans de Slip Of The Tongue prévu en fin d’année. [Jean-Christophe Baugé]
La verite vraie Fer de lance de la nouvelle génération de rockers, Tyler Bryant And The Shakedown a ouvert pour la plupart des plus grands groupes  : AC/DC, Aerosmith, Guns N’Roses… Il nous vante aujourd’hui les mérites de son nouvel opus Thruth And Lies au showroom parisien Matt’s Guitar Shop. [Entretien avec Tyler Bryant (chant, guitare) et Caleb Crosby (batterie) par Julien Meurot - Photo  : DR] Dès la première écoute de Truth And Lies, on est surpris par la puissance du son qui tranche avec celui de votre précédent album… Tyler  : Nous avons voulu que ce disque sonne le plus live possible. Du coup, nous avons répété comme des forçats afin d’être prêts le jour j. Tout ou presque a été enregistré live, ce qui n’était pas été le cas sur l’album précédent. Caleb  : C’est la raison pour laquelle nous l’avons réalisé en dehors de Nashville. L’album éponyme avait été fait chez Tyler avec Pro Tools, et même si nous en sommes toujours très satisfaits, difficile de comparer les deux en termes de production. L’album est aussi beaucoup plus varié, en termes de compositions. J’ai été même surpris par l’agressivité, la furie de certains titres. Ça me plait comme description. Nous avons recherché ce côté imprévisible, tout en restant cohérent. Le disque est varié, mais ce n’est pas un patchwork sans logique  : il y a des respirations et des accélérations qui servent le propos. Tyler  : Nous apportons vraiment un grand soin aux transitions, les « fade in/fade out » … Ce disque doit te raconter son histoire. 12 METAL OBS’Vous devez être agacés de voir votre disque écouté en shuffle aléatoire dans un smartphone… Caleb  : Oui et non. J’aime le vinyle et me laisser porter par le disque. Mais fait comme bon te semble, même si je pense que tu perds en qualité d’écoute. Avez-vous jeté beaucoup d’idées lors de l’écriture de ce disque ? Tyler  : Un peu, mais rien n’est jamais perdu. Un titre qui ne colle pas à ce disque peut très bien fonctionner sur un autre. Vous avez déjà joué 6 titres de ce disque en live sur votre dernière tournée. J’imagine que vous êtes satisfaits du retour du public. Caleb  : Même au-delà de nos espérances, c’est pour cela que nous en avons joué autant. Comme nous les avions énormément répétés pour l’enregistrement, nous les avions bien dans les doigts. Heureusement que la tournée s’est arrêtée car sinon nous aurions joué le disque en entier (rires). C’est quelque chose qui vous plairait, de jouer le disque en entier ? Tyler  : Difficile à dire, car il faudrait une soirée à rallonge (rires). Ça peut être cool, mais il faut garder de la place pour nos anciens titres. A l’instar de l’ordre des chansons sur nos albums, nos concerts sont pensés avec une certaine logique. Depuis vos débuts, vous avez partagé la scène aves les plus grands noms du rock. Quels sont vos meilleurs souvenirs ? Il y en a tant… Je pourrais m’arrêter là que je serais l’homme le plus heureux du monde (NDLR  : Tyler n’a que 28 ans). J’ai eu la chance de pouvoir monter sur scène avec Jeff Beck, qui est mon héros. Angus Young et Slash nous ont tous deux dit adorer notre groupe. Même Axl Rose nous a fait des compliments, à sa manière. TYLER BRYANT AND THE SHAKEDOWN Truth And Lies Hard Rock Snakefarm/Caroline Le cap du troisième album est parfaitement passé ! Enregistré dans des conditions quasi-live à New York sous la houlette de Joel Hamilton (The Black Keys, Highly Suspect, Tom Waits), Truth And Lies se montre varié, frais et incisif. Outre la production, c’est le songwritting qui a fait un bond en avant. Tyler n’hésite pas à pousser les tempi, à injecter dans son rock des essences d’autres musiques tout en conservant son grain de voix unique. 55 démos pour 13 titres au final  : voici les statistiques à retenir. Si un titre ne colle pas, il est mis de côté pour plus d’efficacité. Le meilleur moyen de faire un bon disque, c’est bien de partir guitare à la main sur la route et en revenir avec des idées pleines de spontanéité et de joie de vivre. [Julien Meurot]



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