Classic Obs' Mag n°2 jan à avr 2019
Classic Obs' Mag n°2 jan à avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jan à avr 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : John Garcia, le prince du désert.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Engage en engageant Après le succès du premier album Heavy Crown, nombreux sont ceux qui attendent avec impatience ce second disque des anciens membres de Dio. Qu’ils se rassurent  : Last In Line propose douze morceaux saignants dont la qualité est à la mesure du talent des quatre musiciens. [Entretien avec Vivian Campbell (guitare) par Philippe Saintes - photo  : DR] Le décès de Jimmy Bain à 68 ans, début 2016, a été brutal. Last In Line a néanmoins souhaité poursuivre son parcours musical avec Phil Soussan. Comment définirais-tu leur façon de jouer ? Jimmy et Phil ont la même sensibilité. Ils ont évolué dans le même registre. Phil a en effet accompagné Ozzy Osbourne à l’époque où Jimmy, Vinny Appice et moi jouions avec Ronnie James Dio. Techniquement, le jeu de Jimmy était simple et carré. Phil est plus créatif. Son style ressemble davantage à celui de Geezer Butler (Black Sabbath) ou de John Entwistle (The Who). On a eu deux ans pour bien connaître la façon de jouer de Phil avant d’entrer en studio. Il s’est parfaitement intégré au groupe. Savais-tu que Phil avait aussi tourné avec Johnny Halliday, en 1995-96 ? Oui, il m’en a parlé. Il a été très affecté par la disparition de Johnny. Nous étions en tournée lorsque la nouvelle est tombée. Phil parle parfaitement français. Il a même de la famille chez vous. Celle-ci est d’ailleurs venue nous voir en concert à Paris, il y a deux ans. Ce n’est donc pas une surprise s’il a été recruté par Johnny. Ce dernier s’est toujours bien entouré. Andrew Freeman met le feu sur cet album. On peut dire que c’est une bonne pioche ! C’est un chanteur qui a du coffre, ce qui est un critère indispensable pour faire partie de Last In Line, car il y a beaucoup d’énergie sur scène. On joue très fort et le chanteur doit répondre à cette dynamique. Andrew s’est imposé de façon magistrale. Il apporte quelque chose de frais et de différent dans son interprétation. Il a réussi à donner une couleur très personnelle à Last In Line. Cette évolution se ressent sur ce deuxième opus. 12 METAL OBS’Quant à ton vieux complice Vinny Appice (batterie), il développe toujours un style puissant, sans fioriture. J’ai eu la chance de côtoyer plusieurs batteurs exceptionnels au cours de ma carrière comme Rick Allen (Def Leppard), Tommy Aldridge (Whitesnake) ou Terry Bozio, mais Vinny est unique. Personne ne frappe aussi fort que lui. Il ne joue jamais deux fois de la même façon. Je ne sais jamais à quoi m’attendre en concert. C’est pour ça que j’aime jouer avec lui. Il me pousse à me dépasser, sa vitalité est communicative. C’est un type exigeant, mais incroyablement drôle et chaleureux. II est tissé de textes profonds sur le monde actuel et sur ses dangers… L’album est très sombre dans son ensemble. Il parle de la vie d’aujourd’hui. Nous traversons une période compliquée politiquement, sociologiquement et écologiquement. Andrew est le parolier de « Year Of The Gun ». Il vit à Las Vegas, où s’est déroulée la fusillade la plus meurtrière de l’histoire des Etats- Unis, pendant un festival de musique (NDLR  : le 1er octobre 2017). Nous avons été affectés par cette tragédie. Andrew n’a pas l’habitude d’écrire des chansons fades ou mielleuses. Je pense qu’il a une perception assez négative de l’humanité, et cela se comprend quand on voit qu’un idiot occupe le bureau présidentiel à la Maison-Blanche. Aujourd’hui, la question est au moins autant de comprendre comment on en est arrivé là que de savoir comment en sortir, et au plus vite. LAST IN LINE II Hard rock Frontiers/Harmonia Mundi Last In Line est une deuxième vie pour Vivian Campbell et ses camarades. Lorsqu’il peut s’échapper de la cage dorée des léopards, celui que ses amis surnomment « Viv » sort les crocs. Le guitariste délivre riffs et solos de guitare « badass » (écoutez donc « Give Up The Ghost » et « False Flag »). Cette fois encore l’Irlandais a ressorti sa vieille Les Paul, celle-là même qui a irradié les trois premiers disques de Dio. « Cette guitare a un côté émotionnel pour moi. Elle m’accompagne aussi en tournée », nous a-t-il confié. Le groove de batterie nerveux et haletant de Vinny Appice et la ligne de basse solide de Phil Soussan donnent également un cachet indéniable à un disque qui en a sous le pied niveau production. Et puis, il y a la voix unique et grave d’Andrew Freeman qui balise des chansons à la fois denses et bouillantes. Ni chichi, ni paillettes, le hard-rock de la formation américano-britannique est profondément vivant et humain. Chaque incursion sonique possède sa propre personnalité. Avec des morceaux véloces comme « Landslide », « Year Of The Gun » et « Black Out The Sun », le groupe continuera à donner sans problème des concerts qui hérissent la crinière. [Philippe Saintes] QUAKER CITY NIGHT HAWKS Quaker City Night Hawks Rock laidback vintage New West/PIAS A l’instar des Canadiens de White Cowbell Oklahoma, la discographie des groupes US sudistes et adeptes du do-it-yourself est souvent nébuleuse, vue d’Europe. C’est notamment le cas de Quaker City Night Hawks (patronyme tiré du Voyage Des Innocents de Mark Twain, publié en 1869), vedette américaine de la dernière tournée de Blackberry Smoke. Tâchons donc d’y mettre bon ordre. Le désormais trio de Fort Worth, TX, composé de deux chanteurs-guitaristes d’égale importance, Sam Anderson et David Hatsler, et d’un batteur, Aaron Haynes, a commis trois albums de space rock des grands espaces, à même d’accompagner les fans de Fu Manchu et de Tom Waits dans un road trip au milieu des peyotls, les cactus qui défoncent  : İ Torquila Troquila ! (2011) et Honcho (2013), en indépendants, puis El Astronauta (2016), toujours en espagnol comme ZZ Top, chez Lightning Rod, label de Nashville, TN. Quaker City Night Hawks (2019), qui bénéficie de la distribution européenne associée au label parent New West, voit plus large. Enregistré et produit à domicile par Austin Jenkins, au Niles City Sound studio où Leon Bridges a mis en boîte son Going Home en 2015, ce quatrième album est hétérogène et fier de l’être. Le rock du single « Suit In The Back » (QCNH s’estt-il réellement fait gauler avec de la dope dans le coffre ?) est tellement aéré qu’il sonne autant west coast que les Eagles en 1976. « Tired Of You Leaving », sur les amours perdues, calque l’approche percussive d’artistes africains comme Fela Kuti ou Ali Farka Touré. Et « Grackle King », délire éthéré qui ne se structure qu’au bout de trois minutes, raconte l’expérience quasi-psychédélique d’un freak qui fixe les yeux d’un corbeau. Aucune trace de santiags et de chapeau de cowboy à l’horizon, donc, pour tordre le coup aux vieux préjugés. [Jean-Christophe Baugé]



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