Cinéplex n°15-07 septembre 2016
Cinéplex n°15-07 septembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15-07 de septembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Cineplex Divertissement

  • Format : (203 x 267) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 16,1 Mo

  • Dans ce numéro : Gaspard Ulliel dans l'univers de Xavier Dolan.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Mylène Mackay et Émile Schneider dans Embrasse-moi comme tu m’aimes «Forcier veut qu’on soit sur la coche au niveau du texte puisqu’on ne change rien avec lui. Pas un mot ni une virgule, explique-t-il. Et je le comprends; son écriture est très proche de ce qu’il est vraiment: un être authentique. Modifier son œuvre, ce serait la trahir.» Mais comme la mémoire est une faculté qui oublie, Réal Bossé a parfois improvisé une phrase ou deux devant les caméras. «À tout coup, Forcier s’en apercevait. Il me criait: “Coupez! On reprend la scène dans sa version originale!” C’est comme si Forcier faisait une peinture avec son film, qu’il était en train de créer live avec ses comédiens, en espérant que leur interprétation bonifie son œuvre.» L’habit fait le moine D’autres éléments ont aussi ajouté à l’originalité d’Embrasse-moi comme tu m’aimes: les décors et les costumes. À la demande du réalisateur, Réal Bossé a enfilé un étrange uniforme de chauffeur de taxi, avec la casquette, le nœud papillon et la longue culotte brune. «Quand ton pantalon taille haute te couvre le haut des côtes, tu ne peux pas te promener normalement. Les culottes de yo-man n’existaient pas dans le temps. Chaque époque façonne le comportement de ses individus.» Et avec cette démarche classique et ce vieux costume venait inévitablement la voiture d’époque sur laquelle était écrit «Taxi Allard» en jaune. «C’était une 1938, je crois. Elle fonctionnait très bien, mais elle avait aussi ses petits caprices. Elle n’arrêtait pas sur un dix cents, disons. C’était à moi d’y voir.» 20 | LE MAGAZINE CINEPLEX | SEPTEMBRE 2016 EMBRASSE-MOI COMME TU M’AIMES SORTIE LE 16 SEPTEMBRE «[André] Forcier veut qu’on soit sur la coche au niveau du texte puisqu’on ne change rien avec lui. Pas un mot ni une virgule [...] Modifier son œuvre, ce serait la trahir.» Voulant éviter le pire, Réal Bossé s’est laissé diriger par André Forcier, à qui il accordait une confiance (presque) aveugle: «Ce que j’aime de ce métier-là? Il y a des moments où tu es obligé de te laisser guider par l’idée de quelqu’un d’autre. Devant un problème, tu te dis: “Bon bien, rentrons dedans full pine, et faisons-le en équipe. On verra bien ce que ça donnera.”» La plupart du temps, le résultat s’avérait positif. «C’était mon premier film avec André et je m’en souhaite plein d’autres», avoue Réal Bossé, fébrile. «D’ailleurs, on risque de retravailler ensemble. J’ai envoyé du matériel à André, pour voir si ça l’intéresse. C’est une espèce de film théâtral qui pourrait parfaitement fitter dans son univers. J’attends de ses nouvelles. Il a mon numéro de cellulaire. Il va m’appeler quand il en sentira le bon moment…» SMACK! Si Embrasse-moi comme tu m’aimes traite d’amour impossible entre un frère et une sœur, est-ce que Réal Bossé, lui, se souvient de son premier baiser? «Oui! C’était avec Josée Lévesque, la fille du cordonnier», avoue-t-il, en riant. «On jouait à la bouteille. À 13 ans, j’ai compris à quel point c’est agréable de toucher une autre bouche avec la sienne! Après, je me suis questionné. Est-ce qu’on jouait simplement? Étais-je vraiment en amour? J’étais tout mélangé!» PHOTO: JULIE PERREAULT



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