Cinéplex n°14-02 mar/avr 2015
Cinéplex n°14-02 mar/avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14-02 de mar/avr 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Cineplex Divertissement

  • Format : (203 x 267) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12,6 Mo

  • Dans ce numéro : Shailene Woodley s'insurge dans la série Divergence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LA FRENCH SORTIE EN AVRIL JEAN DU PAYS Après un trip chez les Ricains, Jean Dujardin redevient « accro » à la France. L’histoire du cartel de narcotrafiquants de La French y est-elle pour quelque chose ? n PAR ÉDITH VALLIÈRES 36 LE MAGAZINE CINEPLEX MARS/AVRIL 2015 a
1 Jean Dujardin, une vedette hollywoodienne ? Depuis son Oscar du meilleur acteur pour L’Artiste et ses rôles secondaires dans Le Loup de Wall Street et Les Monuments Men, la star française de 42 ans ne comprend pas pourquoi on lui pose constamment cette « singulière question » : « Euh… ? Je n’habite pas Los Angeles comme certains peuvent le croire. Mes apparitions dans des productions américaines étaient ponctuelles, raconte-t-il en entrevue exclusive pour Cineplex. Je ne prévois aucune carrière aux États-Unis, puisque j’ai un mauvais anglais. Quand je parlais avec George Clooney [le réalisateur des Monuments Men], il me regardait comme si j’étais un enfant de huit ans qui fait des phrases incomplètes ! » « Et puis, ajoute-t-il, je ne me vois pas en Amérique du Nord parce que j’ai une culture franco-française très forte. Je suis prêt à la défendre jusqu’au bout. » Promesse dite, promesse tenue. Ces jours-ci, Dujardin n’est pas le héros d’un thriller à la sauce américaine. Il boit plutôt du pastis à Marseille, retrouve son pote Gilles Lellouche et enfile le veston-cravate du regretté juge Pierre Michel dans le polar français La French de Cédric Jimenez (Aux yeux de tous). Chacun de ses gestes vise à raconter, le plus fidèlement possible, l’histoire vraie entourant le trafic d’héroïne d’envergure internationale entre le sud de la France et les États-Unis dans les années 1970. « C’est important de rafraîchir la mémoire d’un peuple », avance-t-il, une pointe de chauvinisme dans la voix. À notre tour de lui rafraîchir les idées sur son expérience de tournage dans sa France chérie. Que raconte La French ? Le film se penche sur la French Connection, une organisation mafieuse dirigée par le parrain Gaëtan Zampa [joué par Gilles Lellouche] et dont les laboratoires de « poudre blanche » étaient situés à Marseille. Pendant des années, plusieurs hommes de loi ont tenté d’intercepter les narcotrafiquants en plein délit, mais en vain. Il aura fallu le courage et les méthodes peu orthodoxes du magistrat Pierre Michel pour y arriver, bien que cela affecta sa famille et même sa vie… En quoi La French diffère-t-il des autres offrandes sur le sujet, dont l’oscarisé The French Connection de William Friedkin ? Le long-métrage ne cherche pas à retracer les prémices de la French Connection. C’est plutôt avec une grande part de liberté qu’il adopte le point de vue de mon personnage, obsédé par la justice. Comment avez-vous préparé votre rôle ? J’ai rencontré des magistrats et des avocats qui ont côtoyé Pierre Michel. Je voulais comprendre le type de père, de mari et de travailleur qu’il était. Je me suis également accroché à l’image de mon propre papa, qui était aussi autoritaire et honnête que mon personnage. Jean Dujardin dans La French Êtes-vous également un grand défenseur de la justice ? Ado, j’ai eu le sentiment que j’étais un cancre, un mauvais élève. Et de 20 à 40 ans, la vie m’a offert des choses tellement incroyables. Alors, je n’ai plus eu besoin d’être révolté ! Comment était-ce de jouer aux côtés de votre ami Gilles Lellouche, qui campe votre ennemi dans le film ? Nous étions un peu distants l’un de l’autre parce que nous ne partagions qu’une seule scène qui était vachement dramatique. C’était étrange parce qu’habituellement nous sommes des déconneurs. Des vrais. C’est même sur l’humour qu’on a fondé notre amitié. Vous êtes-vous éclatés durant les journées de repos ? Oh ça, oui ! On attendait le vendredi avec impatience pour prendre l’apéro sur le bord de l’eau à Marseille ! On avait besoin de souffler, car on avait sué un bon coup durant la semaine en campant nos personnages. En avez-vous profité pour déguster l’alcool local, le pastis ? On a bu des coups ! Et, la plupart du temps, c’était avec l’équipe d’acteurs qui était composée de petits nouveaux : des Marseillais, des Corses et des Belges. C’était agréable. Ça renouait avec la tradition des années 1970 qui employait de « vraies gueules » au cinéma. Vous n’avez pas cherché à jouer la star parmi le groupe, alors ! ? Les acteurs en crise sont, selon moi, un peu amers dans la vie. Ils doivent regarder les autres de haut. C’est comme lorsque Clooney pète les plombs et que Machin devient arrogant… Moi, j’évite d’emmerder mes collègues, car j’ai toujours été gâté dans ma carrière. Je veux que les scénaristes m’écrivent encore de belles histoires. Quelle serait la « parfaite » histoire à recevoir en cadeau ? J’ai des fantasmes de petits garçons. Je rêve de capes et d’épées. J’ai aussi envie de retrouver l’insouciance de mon personnage Brice de Nice. Que diriez-vous d’un retour à Hollywood ? Seulement si je peux inclure de Nice ou des éléments de la culture française dans un film américain. Après tout, je me nomme Dujardin, pas Dugarden. Aucun réalisateur ne doit trahir mes origines ! MARS/AVRIL 2015 LE MAGAZINE CINEPLEX 37



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