Chroniques n°78 jan/fév/mar 2017
Chroniques n°78 jan/fév/mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°78 de jan/fév/mar 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (220 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 10,4 Mo

  • Dans ce numéro : onze stations du métro parisien affichent Richard Avedon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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SOMMAIRE 4 12 12 13 14 16 20 21 22 22 23 24 25 26 27 28 28 30 32 33 34 36 37 38 39 40 DOSSIER Richelieu EXPOSITIONS Avedon Bakst Bourse du Talent Topor Messiaen Hors les murs AUDITORIUMS Master class d’écrivains Vigarello Où va la philosophie ? Livres spoliés Uwe BergmannPrix Presse Citron Conférences sur la monnaie COLLECTIONS Les archives d’Édouard Glissant Hommage à Michel Butor Les archives de Jean-Jacques Pauvert Belles américaines Photographie INTERNATIONAL Projet Fondation Polonsky VIE DE LA BnF Les pratiques d’étude du Haut-de-jardin ACTUS DU NUMÉRIQUE L’innovation en bibliothèque LIVRE BnF Collection L’Œil curieux AGENDA ÉDITORIAL RICHELIEU, UNE RENAISSANCE Laurence Engel Présidente de la Bibliothèque nationale de France La renaissance de Richelieu méritait bien un dossier spécial de Chroniques. Car, plus qu’une restauration, c’est un nouveau projet culturel qui s’établit sur le site historique de la BnF. Ce numéro est donc l’occasion d’une visite guidée des espaces d’ores et déjà réhabilités, tels qu’ils sont de nouveau accessibles aux lecteurs et aux visiteurs ; mais aussi de la découverte du futur visage de Richelieu, tel qu’il se dévoilera jusqu’en 2020. Jusqu’alors quadrilatère clos sur lui-même, le site devient d’abord un passage parisien ouvert à tous, conçu par l’architecte Bruno Gaudin. Par ailleurs, la BnF élabore pour le public une programmation culturelle repensée, avec, au-delà de ces visites patrimoniales, au-delà de la réouverture d’une galerie d’exposition, la perspective inédite pour cette grande institution de l’ouverture d’un grand musée. Il permettra aux visiteurs de découvrir à chaque instant les chefs-d’œuvre des collections de la BnF  : monnaies, médailles et antiques y retrouveront toute leur place, mais manuscrits, livres rares, estampes, photographies, globes et portulans y offriront la promesse de grands plaisirs et de longues rêveries. Et si ce musée d’un genre nouveau n’ouvre qu’à l’issue de la deuxième phase de travaux, c’est dès janvier 2017 que la BnF s’engage à dévoiler ses collections, à Richelieu pour les Arts du spectacle et hors de ses murs pour les autres départements, sur les routes de France – au Château de Fontainebleau par exemple, en juin 2017, sur le thème de la nature. Enfin, avec la présence simultanée de trois institutions, la BnF, l’INHA et l’Enc, c’est un pôle d’excellence majeur pour l’histoire, l’histoire des arts et l’histoire du patrimoine qui se déploie dès aujourd’hui. Chroniques apporte aussi des nouvelles de la vie culturelle à la BnF sur le site François-Mitterrand. Avec notamment, en ce début d’année, Le monde de Topor – vaste rétrospective de l’œuvre de ce créateur hors normes et à l’humour corrosif – ; le lancement d’un nouveau format de conférences et de rencontres, « Tous les savoirs », qui a l’ambition de proposer, à l’heure du déjeuner, une pause de culture accessible à tous – ce sera, pour commencer, « Dix leçons d’économie et de sciences politiques »  : de quoi alimenter notre réflexion en cette période préélectorale, avant d’aborder le cinéma, les mathématiques, la philosophie… – ; et enfin la naissance d’une nouvelle collection, des master class littéraires au cours desquels les meilleurs de nos auteurs viendront, « En lisant en écrivant », expliquer leur « acte d’écrire ». Bonne découverte ! En couverture Salle de lecture rénovée du département des Manuscrits JC Ballot/BnF/Oppic BnF-BRUNO GAUDIN Architecte, Paris, 2016 Un nouveau caractère à chaque numéro de Chroniques La BnF soutient et valorise la création typographique française en invitant dans ses colonnes un caractère de titrage original, nova t eur, émergent, témoin de la vigueur actuelle de la discipline. Dans ce numéro  : Le Romain du Roi, caractère typographique contemporain de l’investissement par Mazarin de ce qui deviendra le site de la Bibliothèque nationale. Voir encadré en page de droite.
EN BREF Partenariat Onze stations du métro parisien affichent Richard Avedon Station La Chapelle S’associant à l’exposition de la BnF La France d’Avedon. Vieux monde, New Look, la RATP a invité le photographe américain sur les murs du métro, du 28 octobre 2016 au Disparition Jean-Yves Sarazin Archiviste-paléographe, grand spécialiste de l’histoire de la cartographie et directeur du département des Cartes et plans, Jean-Yves Sarazin est décédé en septembre dernier des suites d’un cancer, à l’âge de 49 ans. Il avait assuré plusieurs commissariats d’exposition, notamment L’âge d’or des cartes marines, Quand l’Europe découvrait le monde (Paris, BnF, site François-Mitterrand, 23 octobre 2012- 27 janvier 2013). Typographie Un caractère pour le roi Anniversaire Le règne de Louis XIV vit la naissance du premier caractère typographique jamais conçu à la gloire d’un monarque, le fameux Romain du Roi. Imaginée et dirigée par un comité d’experts de l’Académie des sciences, la création de ce « caractère parfait » demanda tout de même cinquante ans de travail  : la gravure des poinçons, entamée en 1696 par Philippe Grandjean de Fouchy, ne sera terminée qu’en 1745 par Louis-René Luce. Merci à l’Imprimerie nationale de nous avoir confié, spécialement pour ce numéro de Chroniques, l’adaptation numérique du Romain du Roi réalisée en 1997 par Franck Jalleau. 26 février 2017  : une exposition de quarantequatre clichés présentés en grand format autour de trois thématiques  : portraits de cinéma ; danse et mouvement ; Avedon à Paris. Le Haut-de-jardin a vingt ans ! Le 20 décembre 1996, ouvrait le niveau Hautde-jardin du site François-Mitterrand  : 1 500 places dans dix salles de lecture accessibles à tous à partir de seize ans, des galeries d’expositions temporaires, des auditoriums et des espaces d’accueil. Vingt ans après, le Haut-de-jardin s’est transformé – nouvelle entrée, laboratoire de langues, places de travail hors des salles, en groupes, studio de création, club de détente –, pour proposer un projet toujours plus global de lecture et de culture à des publics plus larges. Portrait de lecteur Gauthier Nabavian un thésard débrouillard… Doctorant en lettres, Gauthier, 24 ans, est inscrit depuis peu en Bibliothèque de recherche et travaille le plus souvent en salle de littératures étrangères. Ce qui l’intéresse ? « La littérature de la crise économique globale (1973-2016) » ! Des milieux affairistes sulfureux En salle U, le chercheur peut consulter un vaste pan de la littérature anglo-saxonne ayant pour objet les traders, Wall Street ou les milieux affairistes sulfureux souvent adaptés au cinéma. « Les auteurs américains de cette littérature décadente d’après le premier choc pétrolier de 1973 dénoncent le plus souvent les abus du monde des affaires. En France au contraire, certains auteurs, comme Paul-Loup Sulitzer dans ses westerns financiers, ne cherchent pas à condamner le système », explique le doctorant. Une mine inépuisable « Cet endroit est une mine inépuisable ; j’y trouve des romans, des nouvelles ou des articles, souvent américains, qui n’ont pas encore été traduits », dit-il en regrettant de ne pouvoir emprunter que cinq documents à la fois. « J’ai besoin d’avoir plusieurs sources à ma disposition pour ne pas perdre de temps. J’ai toujours travaillé comme ça, de façon indépendante, immergé dans les livres et en cherchant dans le catalogue général. » Les bibliothèques restent ouvertes tous les soirs Étudiant globe-trotteur, cet habitué des bibliothèques universitaires étrangères regrette de ne pouvoir venir davantage à la BnF. « À Munich, les accès en bibliothèque sont plus compliqués qu’ici, mais les bibliothèques restent ouvertes tous les soirs, c’est un confort supplémentaire pour les chercheurs. Je ne comprends pas toujours la philosophie de la BnF, qui est à la fois un lieu ouvert où les conditions de travail restent exceptionnelles, mais aussi un monde encore à part. » Il n’empêche que, l’année prochaine, Gauthier pourrait bien continuer à y étudier pour préparer son agrégation de lettres modernes. Sandrine Le Dallic, délégation à la communication 3



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