Chroniques n°65 jan/fév/mar 2013
Chroniques n°65 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : Le livre d'heures de Jeanne de France entre à la BnF

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Vie de la BnF > Attention travaux ! En janvier 2013, le Haut-de-jardin va entrer dans une période de travaux afin de mieux adapter les lieux aux nouveaux usages de lecture. Chroniques fait le point sur ces évolutions. En raison des opérations de préparation de la nouvelle entrée et du démontage du travelator, dès le 7 janvier et jusqu’à la fin du premier semestre 2013, l’entrée Est sera fermée au public qui accédera à la bibliothèque par l’entrée Ouest. Les services d’accueil, les caisses et l’orientation des lecteurs seront transférés dans le hall Ouest. La librairie se déploiera provisoirement, côté terrasse, dans le hall Ouest. Côté Est resteront ouverts : le vestiaire, l’entrée vers les salles de lecture du Rez-de-jardin ainsi que l’accès à la salle D. L’actuel espace détente ne pourra être utilisé pendant cette période et sera transféré pour partie dans l’actuel Abécédaire, à côté du Labo. Les Amis de la BnF, le Labo et le café de l’Est restent ouverts. L’accueil du département de la reproduction cessera momentanément son activité. Une circulation restera possible dans le hall Est. Un espace d’accueil plus convivial Parallèlement à la création de la nouvelle entrée et au réaménagement du hall Est, à partir du printemps 2013, il est prévu dans les salles de lecture d’installer un nouvel espace d’accueil, plus convivial. Un espace pédagogique et un grand café vont être créés dans le hall Ouest ainsi qu’un espace d’initiation 20 – Chroniques de la BnF – n°65 à la bibliothèque dans l’espace libéré par le café de l’Est, concluant ainsi cette période de réaménagements mi-2014. Nous aurons à cœur d’assurer la continuité du service public et le confort de nos lecteurs et de nos visiteurs. Nous les remercions cependant de leur compréhension face à la gêne occasionnée. Isabelle Mangou Ci-dessus Future entrée de la BnF, site François-Mitterrand Ci-dessous Site Richelieu, la salle Labrouste en cours de rénovation Photo Jean-Christophe Ballot/BnF. Chantier Richelieu : où en est-on ? La rénovation des façades du quadrilatère a bien avancé : le traitement de la partie donnant sur la rue des Petits-Champs est désormais terminé. Du côté de la rue de Richelieu, le bâtiment retrouve aussi progressivement des façades nettoyées et lumineuses. La rénovation de la toiture de la salle Labrouste est également achevée. L’Oppic (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture) a pris la décision, à la fi n du mois de juillet, d’interrompre les travaux à l’intérieur du bâtiment, à la suite des observations de l’Inspection du travail et de la Cramif (Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de- France) concernant la présence de plombsur le chantier. L’Oppic a travaillé pour mettre au point une méthodologie et des procédures permettant le nettoyage et le dépoussiérage du chantier zone par zone tout en renforçant les mesures de confi nement. Ces mesures ont été présentées en octobre à ces mêmes instances de contrôle qui les ont validées. Des marchés ont ainsi été passés par l’Oppic en vue d’entreprendre ces opérations spécifiques supplémentaires. Le chantier de rénovation proprement dit pourra reprendre au début de l’année 2013 une fois ce dépoussiérage général terminé. Sébastien Gaudelus BnF, Réserve des livres rares
© DPA/Adagp, Paris 2012. Dossier > Ci-dessous La fille Elisa, d’Edmond de Goncourt, illustré par Henri de Toulouse-Lautrec, 1877. L’enrichissement des collections, un enjeu contemporain Enrichir les collections et acquérir de grandes œuvres patrimoniales restent un objectif majeur de l’activité de la BnF : 85 107 livres et près de 3 000 manuscrits y sont entrés en 2011 par achat, don ou legs. Alors que les contraintes économiques se font de plus en plus prégnantes, la BnF doit plus que jamais continuer à jouer son rôle de lieu pérenne d’accueil de la mémoire du monde. ACQ CQU QUISI ISIT ITIO ION BNF TO ULOU OUSE SE-LAU AUTR TREC Acquisitions patrimoniales : les défis de la modernité Des manuscrits anciens rarissimes aux chefs-d’œuvre de l’estampe ou aux archives d’écrivains, la BnF poursuit sa mission d’acquisition de trésors patrimoniaux, dans un contexte marqué par l’enchérissement des biens culturels. D’une certaine façon, toutes les œuvres qui composent les collections de la Bibliothèque nationale de France sont patrimoniales. Beaucoup y entrent par le dépôt légal, créé en 1537 pour rassembler la production nationale et dont la Bibliothèque a, depuis cette date, la garde pour les générations à venir. On a cependant coutume de distinguer les entrées dites courantes – la production éditoriale de tous les jours – des grandes entrées patrimoniales – livres rares, manuscrits médiévaux ou littéraires, gravures de maîtres, photographies anciennes, cartes précieuses, monnaies antiques… qui viennent en moins grand nombre enrichir les collections des départements. Les entrées patrimoniales s’enracinent loin dans l’histoire. Il n’était pas rare dans le passé de donner (ou de vendre) à la Bibliothèque du roi des collections exceptionnelles… Ainsi Michel de Marolles qui, en 1667, lui vendit sa prodigieuse collection de gravures et permit ainsi la création du Cabinet des Estampes, ou encore le marquis de Paulmy, qui après avoir voulu offrir sa superbe bibliothèque au roi Louis XVI, la vendit à son frère, le comte d’Artois. Dans le domaine des manuscrits litté raires, Victor Hugo est la grande figure tutélaire. En décidant, en 1881, par codicille testa mentaire, de donner « à la Bibliothèque nationale de Paris qui sera un jour la Bibliothèque des États-Unis d’Europe, tout ce qui sera trouvé écrit ou dessiné [par lui] », il a dans le même geste enrichi la mémoire nationale et donné l’idée que pouvait se créer une critique génétique des textes… De René Rémond à Wolinski Les deux ou trois dernières décennies ont accentué des tendances fortes qui sont autant de défi s que la BnF, comme d’autres institutions culturelles, aura à relever. La première est une patrimonialisation généralisée qui s’étend désormais à tous les moyens d’expres sion : photographies de toutes natures, affiches, imageries diverses (comme la carte postale), dessins de mode, maquettes, bandes dessinées, archives de toutes sortes de créateurs ont rejoint successivement les autres productions des arts plastiques ou graphiques dans l’importance plastique ou mémorielle qu’on leur accorde. Le second phénomène – lié bien sûr au premier – est un enchéris sement … Chroniques de la BnF – n°65 – 21



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