Chroniques n°65 jan/fév/mar 2013
Chroniques n°65 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : Le livre d'heures de Jeanne de France entre à la BnF

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Auditoriums > Inédits de la BnF par le Quatuor Cambini Le jeune Quatuor Cambini a choisi son nom en hommage à Giuseppe Maria Cambini, violoniste et compositeur prolifique du XVIII e siècle à la vie tumultueuse ; l’ensemble explore depuis cinq ans un répertoire rare, souvent à la charnière stylistique qui marque le passage de l’époque classique à celle du romantisme. Rompus à l’exercice musical du jeu sur des instruments d’époque, les musiciens de ce quatuor illustrent leur passion de faire resurgir des partitions méconnues : il en sera ainsi avec ce programme autour de Hyacinthe Jadin et de Félicien David. Hyacinthe Jadin (1776-1800), issu d’une famille de musiciens, fait des débuts précoces marqués par un concerto – composé de sa main – au Concert Spirituel de Paris à 12 – Chroniques de la BnF – n°65 l’âge de 13 ans, où il fait sensation au piano-forte. Il sera l’un des premiers professeurs engagés au conservatoire de Paris lors de sa création, en 1795. Il échappe à la conscription dans l’armée napoléonienne au printemps 1800 car atteint de la tuberculose ; il en meurt quelques mois plus tard à l’âge de 24 ans ! Son œuvre, essentiellement instrumentale, est caractérisée par un esprit de grande liberté formelle, notamment pour les trios et les quatuors à cordes qui © adoc-photos. Ci-dessus Le Quatuor Cambini. Julien Chauvin violon, Pierre-Eric Nimylowycz alto, Karine Crocquenoy violon, Atsushi Sakaï violoncelle. Ci-contre Félicien César David, vers 1865 annoncent l’écriture pour cordes de Beethoven, et celle du piano qui préfigure le clavier de Schubert. Félicien David (1810-1876), quant à lui, est plus proche de la formation autodidacte, même si son apprentissage précoce de la musique est dû tout d’abord à son père, puis à la pratique du chant au sein de la maîtrise de l’église Saint-Sauveur, à Aix. À l’âge de 20 ans, il rejoint la capitale et profite alors de l’enseignement de l’écriture et de l’orgue au Conservatoire. Marqué par son engagement dans le mouvement des saint-simoniens, il y trouve une source d’inspiration faite du culte de l’approche scientifique et industrielle, et d’un rituel symbolique issu des Lumières et de l’ode à la nature. Sa musique, inclassable, est suffisamment intemporelle pour que la marque romantique du xix e siècle reste discrète, même si l’orientalisme et parfois une certaine emphase lyrique peuvent expliquer le grand succès de Félicien David de son vivant… et un certain oubli depuis le siècle dernier ! Jean-Loup Graton Inédits de la BnF Quatuors inédits de Hyacinthe Jadin (1776-1800) et de Félicien David (1810-1876) par le Quatuor Cambini Jeudi 7 février 2013 – 18 h 30 - 20 h Site François-Mitterrand Grand auditorium © Amélie Tcherniak, 2011.
Auditoriums > Les plaisirs de l’Arsenal Invitation à la découverte d’un passé riche et méconnu, un nouveau cycle propose de renouer avec les divertissements qui se déroulèrent aux XVII e et XVIII e siècles en l’hôtel des grands maîtres de l’artillerie, aujourd’hui bibliothèque de l’Arsenal. Si les salons de Mme de Genlis ou de Charles Nodier au xix e siècle sont bien connus, on oublie souvent qu’avant la fin du xviii e siècle, l’Arsenal était déjà un lieu de sociabilité où se déroulaient jeux, soupers, spectacles musicaux et chorégraphiques. Au cours des siècles, ces plaisirs ont revêtu des aspects variés, qu’il s’agisse de leur nature même ou de leur public. Le ballet de l’Inconstance, dansé en 1605 à l’occasion du mariage de la fille de Sully, les airs sérieux de Sébastien Le Camus, maître de chant de Madame de Sévigné et habitant de l’Arsenal, les spectacles organisés par la duchesse du Maine parallèlement aux Nuits de Sceaux, ou encore le goût du marquis de Paulmy – fondateur de la bibliothèque – pour l’opéracomique et les chansons, seront l’occasion pour un public d’universitaires et de chercheurs de s’interroger sur différents aspects : formes et rôle du ballet de cour au début du xvii e siècle, liens entre poésie et musique à l’époque des Précieuses, spectacles donnés dans les théâtres privés au xviii e siècle par une aristocratie associant divertissement et redécouverte du Moyen Âge. Au-delà de la simple histoire d’un lieu et de ses habitants, ce cycle de quatre journées d’études propose de questionner divers aspects du divertissement, qu’ils soient artistiques, Créer/restituer : l’éternel débat Bal à la cour, huile sur toile, vers 1580, peu de temps avant la période étudiée, Musée des Beaux-Arts de Rennes. « Être interprète, c’est toujours restituer une forme préexistante, partition ou danse apprise par imitation : s’en faire le vecteur pour mieux la manifester. Mais dans ce cadre, cette prescription, c’est aussi former un acte, tramer le sens en fusionnant des directions, créer un élan et une évidence pour ses contemporains : réinventer la source pour une nouvelle mémoire – Christophe Colombdécouvrant l’Amérique allant chercher les Indes ? » Hubert Hazebroucq, danseur et assistant à la recherche, L’Éclat des muses © RMN/Grand Palais/Agence Bulloz. « L’arsenac n’étoit jamais sans fanfares, rejouissances, bonnes compagnies et vertueux passe-temps » Sully, ŒCONOMIES ROYALES politiques ou sociologiques. La première journée, le 25 mars, sera centrée sur le sens, le rôle et les évolutions de la danse baroque et du ballet de Cour dans la première moitié du xvii e siècle : si la danse constitue bien à cette époque un divertissement par lequel l’aristocratie aime à oublier la cruauté des temps, elle sert surtout, plus on avance dans le siècle, à affirmer et renforcer la puissance royale. Elle est essentielle dans l’éducation des courtisans, au même titre que le maniement des armes, et fait partie pour l’honnête homme des signes de bon goût, d’élégance et de bienséance. Enfin, elle possède une réelle dimension allégorique et symbolise l’harmonie invisible du monde, selon l’expression d’Anne Surgers. Les spectacles proposés à la fi n de chacune de ces journées permettent enfin de s’interroger sur la place des sources dans la création baroque contemporaine, mettant en perspective les regards de différents artistes, jeunes talents ou professionnels confirmés. Ces spectacles se dérouleront dans les lieux mêmes qui les ont vus naître, où seront également présentées des collections de la bibliothèque. Élise Dutray-Lecoin et Martine Lefèvre Les plaisirs de l’Arsenal Lundi 25 mars 2013 – 9 h 30 – 17 h Conférence spectacle : 18 h 30 – 20 h Bibliothèque de l’Arsenal Chroniques de la BnF – n°65 – 13



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