Chroniques n°64 oct/nov/déc 2012
Chroniques n°64 oct/nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de oct/nov/déc 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : L'âge d'or des cartes marines

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Auditoriums > Penser le vivant, entre génétique et philosophie En quoi les formidables développements de la génétique, de la biologie ou des neurosciences transforment-elles notre vision de l’humain ? Un nouveau cycle des Samedis du savoir explorera cette aventure contemporaine, à travers quatre rencontres entre des spécialistes, scientifiques et philosophes. Les sciences du vivant connaissent aujourd’hui des développements fulgurants, dont la portée dépasse le strict champ de la recherche scientifique : à la fois parce qu’ils ouvrent sur des applications importantes sur le plan médical, mais aussi parce qu’ils nous invitent à « penser le vivant » dans des termes nouveaux. De fait, ils interpellent la philo sophie et l’ensemble des sciences humaines. En octobre prochain, la BnF accueillera, sous la forme de quatre dialogues, quelquesuns des meilleurs représentants de la recherche en génétique, en biologie du développement et en neurosciences, pour tenter, avec des philosophes, de rendre compte de cette aventure contemporaine. Depuis un demisiècle, la génétique a permis à la fois d’enrichir notre compréhension des mécanismes de l’évolution et d’explorer les processus qui, à l’échelle moléculaire, commandent le fonctionnement et le développement des êtres vivants. Un débat s’est ouvert sur 18 – Chroniques de la BnF – n°64 « ce que peuvent les gènes », débat qui a souvent opposé les partisans du « tout génétique » à ceux qui mettaient l’accent sur le rôle de l’environnement, qui modifie en retour l’expression des gènes. Pierre-Henri Gouyon 1, professeur d’écologie au Muséum d’histoire naturelle, et Denis Noble 2, professeur de physiologie à Oxford et ardent défenseur d’une biologie « systé mique », viendront nous présenter l’état de la discussion et ses enjeux. Une nouvelle vision de l’évolution Qu’est-ce que l’évolution, cette notion centrale depuis Darwin ? Récemment, le biologiste et philosophe Michel Morange 3 a proposé d’aborder le processus de l’évolution en s’inspirant des travaux des historiens, de considérer l’évolution proprement comme une « histoire du vivant ». Pour mesurer la portée et la signification de ce changement de point de vue, il dialoguera avec l’historien François Hartog, auteur d’une réflexion passionnante Ci-dessous Maria Lassnig (née en 1919), Gehirstroëme (Courants du cerveau), 30 août 1995, crayon sur papier. © Maria Lassnig. © Centre Pompidou, MNAM-CCI. © RMN/Cliché Jacques Faujour. sur les « régimes d’historicité », sur les manières dont les historiens ont envisagé le temps 4. Puis viendra le cerveau, à travers deux dialogues qui mettront aux prises neuroscientifiques, biologistes du développement et philosophes. Laurent Cohen, professeur de neurologie, travaille sur les mécanismes cérébraux de la cognition humaine, en particulier le langage et la lecture 5. Ce sera l’occasion de revenir sur les spécificités du cerveau humain, dans un dialogue avec Philippe Vernier, directeur de recherche au CNRS, qui étudie les différentes formes qu’a prises, au cours de l’évolution, le système nerveux central des animaux, en particulier celui des vertébrés. Enfin, pour clore ce cycle, nous reviendrons sur ce qu’on appelle « l’individuation », c’està-dire sur les processus qui font qu’au cours de leur développement, des êtres vivants – en particulier humains – acquièrent une singularité, voire une personnalité qui les différencie de leurs congénères. Qu’est-ce que devenir un individu ? Cette question sera présentée et débattue par Alain Prochiantz 6, professeur au Collège de France, et le philosophe Frédéric Worms 7, spécialiste de Bergson. Roland Schaer 1. Il est co-auteur des Avatars du gène, éd. Belin. 2. Il a publié récemment en français La Musique de la vie, éd. du Seuil 3. Voir La Vie, l’évolution et l’histoire, éd. Odile Jacob 4. François Hartog, Régimes d’historicité : présentisme et expériences du temps, éd. du Seuil. 5. Voir Pourquoi les chimpanzés ne parlent pas, éd. Odile Jacob. 6. Son cours au collège de France est accessible sur le site http:Ilwww.college-de-france.fr/site/alain-prochiantz 7. Voir Lire Bergson, PUF. Les samedis des savoirs Cycle Penser le vivant Les samedis 6, 13, 20 et 27 octobre 2012 Site François-Mitterrand, Petit auditorium 15 h – 16 h
Auditoriums > Art Press, 40 ans d’indépendance La revue d’art contemporain Art Press fête ses 40 ans : l’âge des bilans. Catherine Millet, co-fondatrice et directrice de la publication, examine pour nous les secrets de cette longévité. Chroniques : Le premier numéro d’Art Press est sorti en décembre 1972 : en quoi cette date était-elle propice à l’émergence d’une telle revue ? Catherine Millet : Jusqu’alors, la presse consacrée à l’art contemporain était quasiment inexistante en France. Nous avons été quelques-uns à avoir envie de combler ce manque au moment où nous sentions que quelque chose était en train de bouger sur la scène artistique française. Mais, plus concrètement, la revue est née de la rencontre de trois personnes issues d’univers distincts : un collectionneur, un galeriste et une critique d’art. Soit Hubert Goldet, Daniel Templon et moi-même. Quelle était alors la ligne éditoriale de votre revue ? C. M. : Art Press a commencé avec un parti pris très fort à une époque où Mai-68 était encore dans tous les esprits. Il s’agissait de s’engager en faveur de mouvements artistiques dont on ne parlait pas. Dès sa création, la revue a ainsi défendu l’art conceptuel en publiant notamment un texte aussi fondamental qu’Art after Philosophy de Joseph Kosuth. Ou encore Support/Surface, un groupe de peintres et sculpteurs français, héritiers de l’abstraction radicale. Outre les arts plastiques, nous nous sommes également toujours intéressés à la litté rature et au spectacle vivant. Diriez-vous qu’Art Press est toujours aussi engagé ? C. M. : Le marxisme et le poststructuralisme de nos débuts étaient propices aux joutes théoriques. Et, malgré la fin des idéologies, l’esprit de polémique anime encore régulièrement la rédaction. En 1995, nous nous sommes élevés contre l’instrumentalisation par l’extrême droite d’une Ci-dessus Catherine Millet, 2012. Ci-contre Art Press 391 Couverture du numéro de juillet-août 2012. © Bruno Coutier/GNO/Picturetank. campagne virulente contre l’art contemporain, menée par Jean Baudrillard et Jean Clair. Et, en 2008, la revue a clairement pris parti en faveur de Georges Didi-Huberman dans sa controverse avec Claude Lanzmannau sujet de la « représentabilité » par l’image d’Auschwitz. Quarante ans après la création de votre revue, qu’est-ce qui vous rend le plus fière ? C. M. : D’abord, son rôle de prescripteur. En effet, nous avons sans doute publié les tout premiers textes sur des artistes français aujourd’hui aussi reconnus que Claude Lévêque, Jean- Marc Bustamante ou Xavier Veilhan. De même, les premiers articles en français sur des artistes étrangers de l’envergure de William Kentridge ou Maurizio Cattelan. Mais avec 50 000 euros de budget, neuf salariés dont 2 à mi-temps, et un tirage mensuel de 37 000 exemplaires, notre structure reste de taille modeste. Aussi je suis heureuse qu’Art Press ait su préserver son indépendance financière : c’est la condition nécessaire d’une indépendance critique durable. Quelles sont vos orientations en matière de création ? C. M. : Je m’intéresse de plus en plus aux apports des plasticiens à l’art cinématographique. Hier avec Pierre Huyghe ou Dominique Gonzalez- Fœrster, demain avec une vidéaste comme Clarisse Hahn – qui sort en septembre 2012 son premier longmétrage en salle. Je souhaite qu’Art Press accompagne cette passionnante mutation des « images mobiles » … Propos recueillis par Bertrand Dommergue Pour aller plus loin : L’Art contemporain en France : histoire et géographie, par Catherine Millet, Paris, Flammarion, 2005. Art Press, 40 ans jeudi 13, vendredi 14, samedi 15 décembre François-Mitterrand Auditoriums – hall Est Jeudi, vendredi 18 h 30 – 20 h Samedi 15 h 30 – 18 h Chroniques de la BnF – n°64 – 19



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