Chroniques n°64 oct/nov/déc 2012
Chroniques n°64 oct/nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de oct/nov/déc 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : L'âge d'or des cartes marines

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Expositions > L’art d’aimer au Moyen Âge Le Roman de la rose est un « art d’aimer » courtois et érudit. En forme de songe allégorique, ce « best-seller » médiéval est le récit d’une conquête amoureuse qui réunit deux conceptions de l’amour. À relire en images à la Bibliothèque de l’Arsenal. Histoire d’une initiation amoureuse et hymne à l’amour courtois dans sa première partie écrite par Guillaume de Lorris, le Roman de la rose déploie, dans sa seconde partie rédigée par Jean de Meun, un répertoire des stratégies de séduction et une encyclopédie de la Création, dans cette idée que l’amour, humain ou divin, est l’élan créateur qui façonne le monde. Riche d’une centaine de manuscrits et d’imprimés anciens, l’exposition est une invitation à lire en images le Roman de la rose et à appréhender son contexte littéraire. Elle décline en effet le récit de la quête-cueillette de la rose – depuis l’éveil du dormeur, la découverte du Verger de Déduit, le baiser à la rose, jusqu’à la prise du château de Jalousie. À travers le débat qui, au début du xv e siècle, opposa Christine de Pizan et Gerson d’une part, et les premiers humanistes français tels Jean de Montreuil et Pierre Col d’autre part, l’exposition aborde les questions qui font aujourd’hui encore la modernité du Roman de la rose : l’art de la séduction, la crudité du langage, la misogynie, la place de l’amour dans le destin de l’humain. Grâce à la Fondation Mellon, les images numériques de près de 150 manuscrits du Roman de la rose, dont une centaine provient de bibliothèques françaises, donnent une audience quasi universelle à ce qui fut le plus grand « art d’aimer » médiéval. Nathalie Coilly et Marie-Hélène Tesnière L’art d’aimer au Moyen Âge : le Roman de la Rose 6 novembre 2012 – 17 février 2013 Bibliothèque de l’Arsenal Commissariat : Nathalie Coilly, Marie-Hélène Tesnière 14 – Chroniques de la BnF – n°64 BnF, Manuscrits. BnF, Manuscrits. 1 LE SONGE DE L’AMANT Inscrit dans un décor architectural de facture religieuse, le dormeur rêve sous l’égide d’Amour et de Danger. Ainsi se trouvent résumés en frontispice du manuscrit les espoirs et les écueils de toute quête amoureuse. Roman de la rose, frontispice, manuscrit, milieu du XIV e siècle. 2 LE DON DE LARGESSE Coiffée de longues tresses, Largesse – allégorie courtoise par excellence – offre gracieusement une coupe d’or à un jeune noble. Roman de la rose, manuscrit, milieu du XIV e siècle.
BnF, Manuscrits. 4 À L’ASSAUT DU CHÂTEAU DE JALOUSIE L’armée du dieu d’Amour tente une attaque du château de Jalousie où est enfermé Bel Accueil. Jalousie représente les obstacles sociaux à l’amour, et Bel Accueil, le penchant naturel de la belle à accueillir favorablement son galant. Amour, ailé, assis sous un dais, prend la posture du chef d’armée. Les combattants arborent des bannières dorées semées de multiples roses. On reconnaît au premier plan Faux Semblant, sous les traits d’un moine franciscain, et Abstinence Contrainte, portant le vêtement des religieuses bénédictines. L’intervention de ces deux personnifications ambiguës accélère la prise du château, et donc, la « cueillette » finale de la rose. Roman de la rose, attaque du château de jalousie, manuscrit illustré par le Maître de Jouvenel des Ursins, Anjou, vers 1460. Catalogue sous la direction de Nathalie Coilly et Marie- Hélène Tesnière, Éditions de la BnF, 30 euros Ressources en ligne http:Ilclasses.bnf et itunes U > BnF Exposition virtuelle http:Ilexpositions.bnf.fr/amour Livre interactif http:Ilexpositions.bnf.fr/livres/rose/index.htm BnF, Manuscrits. 3 NARCISSE AMOUREUX Le mythe de Narcisse a une place importante dans le Roman de la rose. Narcisse, tombé amoureux de son propre reflet, est l’exemple même de l’amour fatal. Quand le narrateur du Roman de la rose aborde la fontaine où Narcisse périt jadis, ce n’est donc pas sans appréhension. Il s’y penche pourtant, et aperçoit dans l’eau le reflet d’un rosier. L’Amour lui décoche alors les flèches qui vont le rendre éperdument amoureux d’un bouton de rose. Débute ainsi l’initiation amoureuse du jeune homme. La quête de l’aimée commence, avec Guillaume de Lorris, sous les auspices de la courtoisie ; elle prend un tour beaucoup plus cynique avec Jean de Meun. Roman de la rose, la fontaine de Narcisse, manuscrit, début du XV e siècle. Chroniques de la BnF – n°64 – 15



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