Chroniques n°64 oct/nov/déc 2012
Chroniques n°64 oct/nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de oct/nov/déc 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : L'âge d'or des cartes marines

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
Expositions > Les Rothschild Présentée site Richelieu, une exposition raconte l’histoire d’une famille de la haute finance éclairée du XIX e siècle, autour de la figure emblématique de James de Rothschild. 1812, James de Rothschild s’installe à Paris, il a 20 ans. Il devient rapidement l’un des membres importants du monde de la haute banque, constitué de familles de banquiers venues de toute l’Europe. Ces banquiers, alliés ou rivaux, font de Paris une grande place de la finance, participent à la révolution industrielle du xix e siècle, accompagnent les transformations urbaines, celles des transports ainsi que le développement du tourisme, s’intéressent aux théories sociales de leur temps, comme le saint- simonisme, s’engagent dans des actions de philanthropie envers la classe ouvrière en plein dévelop pement. Ce sont aussi des mécènes généreux qui animent la vie culturelle et servent de modèles aux peintres comme aux écrivains de leur époque. Composée de tableaux, d’objets d’art, de livres, d’illustrations, de photo graphies provenant des archives et collections de la famille Rothschild, de la BnF ainsi que de plusieurs insti tutions françaises et collections privées, l’exposition fait 12 – Chroniques de ela aB BnF –n n°64 Ci-contre James de Rothschild Paul Flandrin d’après Hippolyte Flandrin Huile sur toile, 1864 Ci-dessous Le « Toit familial » fondé en 1899, 9, rue Guy-Patin à Paris, la terrasse, vers 1910. Archives nationales du Monde du Travail. revivre le monde raffiné des affaires autour des personnalités de James de Rothschild, de sa femme Betty, de leurs contemporains les frères Émile et Isaac Pereire, ainsi que de la famille Camondo. Une Europe financière Elle propose une réflexion sur le passage d’une société aristocratique et rurale à une société bourgeoise et industrielle. Elle pose un regard sur le monde de l’argent et ses relations avec le pouvoir, du premier Empire aux prémices de la République. Elle s’attache à ces hommes désireux de s’associer à la marche du progrès pour accompagner les mutations de la société ; ces hommes qui construisent l’Europe de par leurs origines diverses et l’essaimage de leurs affaires dans différents pays grâce à des liens familiaux, des réseaux et des succursales. Ainsi les frères Rothschild, de Francfort à Londres et Vienne en passant par Paris et Naples, définirent-ils très tôt l’idée d’une Europe économique et financière. Après s’être enrichi avec ses frères à la suite des guerres napoléoniennes, James de Rothschild s’imposa dans les milieux financiers parisiens. Pendant un demi-siècle, il vint en aide aux différents gouvernements, de la Restauration au second Empire en passant par la monarchie de Juillet, au travers de prêts, emprunts, rentes et autres obligations. Banquier puissant, il avait la confiance des souverains dont il gérait la fortune (Louis- Philippe ou la famille royale de Belgique), mais aussi des politiques (Metternich, Thiers…) et des artistes (Balzac, Vigny…). James développa des activités commerciales en réseau avec ses frères : achat de coton aux États-Unis, de cigares à Cuba, de bois, de métaux précieux, d’or, de cuivre, de mercure. Mais, surtout, il fut l’un des principaux acteurs de la modernisation de la société française et de son expansion économique. Il joua un rôle primordial dans le dévelop pement du réseau de chemin de fer français, notamment dans la création des Paris, Rothschild & Cie Banque.
Londres, The Rothschild Archive. Expositions > Chemins de Fer du Nord, l’un de ses plus grands succès. Mécènes et philanthropes L’exposition évoque le monde dans lequel évoluaient James et Betty de Rothschild, proches de Louis- Philippe et de sa famille. Elle décrit leurs amitiés avec les plus grands artistes, tel Chopin, qui fut le professeur de piano de leur fille Charlotte (pour laquelle il composa l’une de ses plus belles valses), Gioacchino Rossini ou Heinrich Heine. Elle rappelle l’importance de leur rôle de philanthropes, avec la création de l’hôpital Rothschild en 1852 par exemple, ainsi que celui de mécènes auprès d’insti tutions françaises comme le musée du Louvre ou la BnF. Enfin, elle révèle combien ces personnages du réel ont marqué leur temps en servant de modèles à des écrivains aussi importants que Stendhal (Lucien Leuwen), Balzac (La Maison Nucingen) ou Zola (L’Argent). Claude Collard Publication Les Rothschild en France au XIX e siècle Sous la direction de Claude Collard et Melanie Aspey Editions de la BnF, 36 euros www.rothschildarchive.org Les Rothschild en France au XIX e siècle 20 novembre 2012 – 10 février 2013 Site Richelieu, Galerie Mansart Avec le soutien de Rothschild & Cie Banque et du Groupe Edmond de Rothschild. Commissariat : Claude Collard, Mélanie Aspey À gauche Jeton d’ivoire ayant appartenu à Lionel de Rothschild, administrateur de la Compagnie des Chemins de fer du Nord. Ce jeton lui permettait de voyager gratuitement sur le réseau du Nord. À droite La banque Rothschild 19, rue Laffitte à Paris, vers 1880. Deux questions à… Mélanie Aspey responsable de The Rothschild Archive, à Londres, et cocommissaire de l’exposition Les Rothschild en France au XIX e siècle. Pourquoi cette exposition sur la famille Rothschild et pourquoi à la BnF ? Il y a une véritable histoire commune entre la BnF et les Rothschild, ne serait-ce que parce que ces derniers ont soutenu la Bibliothèque depuis le xix e siècle par de très nombreux dons. Henri de Rothschild, arrière petit-fils de James et fils de James- Edouard, a offert toute une bibliothèque, qui est encore aujourd’hui conservée dans une salle merveilleuse du quadrilatère Richelieu, toute lambrissée et tapissée de livres, qui porte le nom de salon Rothschild. Cela dit, l’idée de cette exposition est venue de Jean-Claude Meyer, président du Cercle des mécènes de la BnF. Le projet a évolué vers l’idée de commémorer le bicentenaire de l’arrivée à Paris de James de Rothschild, en 1812. Au-delà de son soutien à la BnF, il s’agissait aussi de montrer l’importance de la contribution de la famille Rothschild à la vie en France pendant deux cents ans : James a, par exemple, joué un rôle primordial dans le dévelop pement du réseau des chemins de fer français. Enfin, nous voulions aussi mettre l’accent sur le rôle social qu’a joué la famille à travers les générations. Vous dirigez The Rothschild Archive. Quelle est sa raison d’être ? Sa mission est d’offrir aux membres des diverses branches de la famille, partout dans le monde, la possibilité de déposer leurs archives chez nous. Nous réunissons ainsi toutes ces vies très différentes, et la collection, bien que basée à Londres, n’est ni exclusivement britannique, ni exclusivement française. Il ne s’agit pas non plus d’une collection portant uniquement sur l’histoire de la finance, ou sur l’histoire de l’art, ou sur l’histoire juive. C’est tout cela à la fois. Les archives sont ouvertes aux chercheurs, et les personnes intéressées peuvent venir les consulter à la Fondation. Nous collaborons également avec d’autres institutions, comme les Archives nationales du monde du travail à Roubaix, où sont déposées les archives de la banque de Rothschild Frères. Propos recueillis par Sylvie Lisiecki Chroniques de la BnF – n°64 – 13 France, Collection particulière.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :