Chroniques n°64 oct/nov/déc 2012
Chroniques n°64 oct/nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de oct/nov/déc 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : L'âge d'or des cartes marines

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Expositions > LA PHOTOGRAPHIE EN CENT CHEFS-D’ŒUVRE Une mosaïque d’images Marc Pagneux, expert et collectionneur, est l’un des deux commissaires de cette exposition avec Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la photographie de la BnF. Il a apporté son regard et ses références personnelles à la sélection de cinquante icônes de la photographie, et de cinquante autres images moins connues. Entretien. Chroniques : Pourquoi « cent chefs-d’œuvre » ? Marc Pagneux : Tout a été dit sur la photographie et son histoire, depuis l’historiographie classique jusqu’à la remise en cause de la notion d’œuvre dans les années 1970, où l’on a fait la part belle à la photographie d’amateur. Il nous a semblé que le moment était venu de donner un avis sur les œuvres. La collection de photos de la BnF est la plus importante au monde, quel que soit le genre considéré : portrait, paysage, nu, reportage… Ces fonds sont connus des chercheurs, et aussi du public par le biais des expositions. Pourtant je ne suis pas sûr que le grand public ait conscience de l’ampleur de la collection, qui se compte en millions d’images. Mais ce n’est pas tout : il faut rendre hommage aux personnes qui ont été en charge des collections et ont 10 – Chroniques de la BnF – n°64 eu le flair de récolter des images d’artistes qui se sont révélés des « grands » de la photographie. Par exemple, la BnF possède un tirage d’une photo de Gilles Caron prise en mai 1968, qui est pour moi une icône. Il a été acheté en galerie peu après, et c’est un merveilleux tirage en grand format ! Chaque jour des centaines de millions d’images sont produites, dont il ne reste rien. Montrer cent photographies sur une durée de trois mois dans un lieu de savoir prestigieux, c’est aussi affirmer une position philosophique par rapport à la production des images. Comment avez-vous procédé pour sélectionner cent photographies, et cent seulement ? M. P. : L’idée était de confronter deux regards complémentaires : celui de quelqu’un en charge d’un fonds et qui © William Klein. BnF, Estampes et photographie. William Klein Gun 1, Amsterdam Avenue, New York, USA, 1954, tirage argentique. le connaît extrêmement bien, et celui de quelqu’un d’extérieur, qui a dans son panthéon personnel des « petits maîtres » et qui va demander : Est-ce que vous auriez tel artiste ? Cela dit, faire un choix n’aurait pas été possible si nous n’avions pas été d’accord sur des questions essentielles en matière de valeur artistique : pour nous, Atget ou Cartier-Bresson sont des artistes. Par ailleurs, sur les cent « chefsd’œuvre », il y a environ 50 images connues, dont certaines sont devenues des icônes, et 50 peu connues, voire inédites. Cette espèce de mosaïque fait que l’on s’adresse à la fois à un public de connaisseurs et au grand public. Le projet était de raconter une histoire dans l’arti culation des images les unes avec les autres au fil de correspondances esthétiques, ce qui permet un cheminement dans l’exposition. Et puis, avec le catalogue, le visiteur va découvrir une autre exposition : nous avons demandé à des auteurs extérieurs au monde de la photographie de commenter les images. Comment définit-on un chef-d’œuvre en matière de photographie ? Je pense que la notion de chef-d’œuvre en photographie est un peu différente que dans d’autres domaines. Si on prend la peinture, la hiérarchie entre les « grands » et les moins grands est déjà faite. Alors que dans le territoire de la photographie, art neuf, cette hiérar chie peut être bouleversée par la réapparition d’un auteur inconnu à la production miraculeuse. Propos recueillis par Sylvie Lisiecki La photographie en cent chefs-d’œuvre 13 novembre 2012 – 17 février 2013 Site François-Mitterrand, galerie François I er Commissariat : Sylvie Aubenas, Marc Pagneux Avec le soutien de la Fondation Louis Roederer. Dans le cadre de Paris Photo et du Mois de la photo à Paris, novembre 2012. En partenariat avec Paris Première, Libération, Beaux Arts magazine, France Culture © Rémi Ochlik/IP3.
Exposition > Rémi Ochlik, manifestations de joie après la proclamation de la libération complète du pays dans la ville de Misrata, en Libye, le 23 octobre 2011. Bourse du talent 2012 : la photographie comme prise de risque L’exposition des lauréats de la Bourse du Talent, consacrée aux jeunes photographes, est dédiée cette année à Rémi Ochlik, tué lors d’un reportage sur le conflit syrien. Créée en 1998 à l’initiative du magazine Photographie.com et de Picto, la Bourse du talent est un prix qui récompense les jeunes photographes. Depuis 2008, associée aux fondateurs, la Bibliothèque nationale de France consacre tous les ans une exposition à ces jeunes photographes distingués lors des quatre sessions thématiques. Pour la cinquième année consécutive, les travaux des lauréats sont exposés site François-Mitterrand et viennent enrichir les collections du département des Estampes et de la photographie (à lire dans le prochain numéro de Chroniques). Cette année, l’exposition est dédiée au photoreporter Rémi Ochlik, tué par une roquette le 22 février 2012 alors qu’il couvrait le conflit syrien pour le magazine Paris- Match. Il n’avait pas trente ans. Quelques jours plus tôt, il avait soumis son dossier de candidature à la Bourse du talent : 25 photographies sur le vif, poignantes ou terribles, des révolutions arabes. Bertrand Dommergue Rémi Ochlik Autoportrait Bourse du talent 2012 14 décembre 2012 – 17 février 2013 Site François-Mitterrand, Allée Julien Cain Chroniques de la BnF – n°64 – 11



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