Chroniques n°63 jui/aoû/sep 2012
Chroniques n°63 jui/aoû/sep 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°63 de jui/aoû/sep 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 36,5 Mo

  • Dans ce numéro : Exposition : Wolinski, 50 ans de dessins

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Expositions > Le costume de scène et les créateurs De Charles Bianchini à Yves Saint Laurent, de Fernand Léger à André Masson, de Marc Chagall à Carzou, les plus grands artistes du XX e siècle ont dessiné les costumes des chanteurs et des danseurs de l’Opéra de Paris. Une exposition au Palais Garnier retrace l’odyssée du costume de scène à l’épreuve de la modernité. La passion pour le costume de théâtre ne date pas d’aujourd’hui. Bien au contraire, elle est déjà une fureur durant tout le xix e siècle. En 1878, l’Exposition universelle consacre quelques-uns de ses espaces au costume et, en 1880, le critique musical Adolphe Jullien en fait l’historique dans un important ouvrage. À cette époque, les ateliers (costumes et décors) de l’Opéra de Paris sont célèbres dans toute l’Europe et les nouvelles productions déploient un faste qu’aucune autre scène ne peut concurrencer. Les grands ouvrages de Gounod, Wagner, Verdi, Massenet et Saint-Saëns sont l’occasion pour les artisans de l’Opéra de montrer un incomparable savoir-faire. Tout au long du xx e siècle et de ses révolutions esthétiques, les ateliers s’adaptent aux nouvelles modes, aux nouvelles méthodes, aux nouvelles technologies. Sans doute, l’un des grands changements, sous le direc torat de Jacques Rouché (1914-1945), est l’arri vée des peintres dans les ateliers. Après Léon Bakst, ce sont Fernand Léger, Giorgio De Chirico ou Paul Colin qui projettent leurs univers esthétiques sur le costume. Il ne s’agit plus alors seulement de mettre en valeur le chanteur ou le danseur en l’habillant richement, mais que son costume s’insère dans une vision scéno graphique globale : souvent, le costumier est aussi le décorateur du spectacle. Yves Saint Laurent, Christian Lacroix et Kenzo Après-guerre, c’est le tour de l’École de Paris de proposer un nouveau regard, avec Jean Carzou, Roger Chapelain-Midy, Georges Wakhevitch et Jean-Denis Malclès. C’est toutefois à l’Italienne Lila De Nobili que la direction de l’Opéra de Paris commande les décors et costumes de la première à l’Opéra de Carmen, en 1959. Certaines de ses maquettes forment d’admirables tableaux qui montrent son sens incomparable de l’intégration du costume dans la scénographie. Sa collaboration avec le metteur en scène Raymond Rouleau préfigure les spectacles d’aujourd’hui, animés par des équipes soudées de costumiers, de décorateurs et de metteurs en scène. À partir des années 1960, ce sont les stylistes qui viennent s’ajouter aux peintres. Ainsi Roland Petit demande-t-il à Yves Saint Laurent de DR/Julien Benhamou/OnP. BnF, Bibliothèque-musée de l’Opéra. Ci-dessus Paul Colin, maquette de costume pour le Cor dans L’Orchestre en liberté, ballet de Serge Lifar, 1931 Ci-contre Mauro Pagano, maquette de costumes de la danse des furies dans Iphigénie en Tauride de Gluck, 1984 Page ci-contre Christian Lacroix, maquette de costume pour une danseuse dans Les Anges ternis, ballet de Karole Armitage, 1987 © Adagp, Paris 2012, Julien Benhamou/OnP. BnF, Bibliothèque-musée de l’Opéra. dessiner les costumes de Notre-Dame de Paris, et Robert Wilson confie ceux de La Flûte enchantée à Kenzo. Quant à Christian Lacroix, il a fait du costume de scène une part essentielle de son travail et l’a hissé, grâce à la virtuosité des ateliers, au niveau de la haute couture. D’un bout à l’autre de cette histoire, les ateliers de l’Opéra de Paris, aujourd’hui dirigés par Christine Neumeister, relèvent tous les défis lancés par les créateurs. L’exposition comporte deux volets : une rétrospective de cette histoire dans les espaces d’exposition de la Bibliothèque-musée de l’Opéra et un hommage aux ateliers dans les espaces publics du Palais Garnier. Mathias Auclair et Christophe Ghristi Catalogue : L’Étoffe de la modernité, édité par l’Opéra national de Paris L’Étoffe de la modernité Costumes du XX e siècle à l’Opéra de Paris du 19 juin au 30 septembre 2012 Bibliothèque-musée de l’Opéra, Palais Garnier Commissariat : Mathias Auclair, Christophe Ghristi, Christine Neumeister, Delphine Pinasa. Julien Benhamou/OnP. BnF, Bibliothèque-musée de l’Opéra.
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