Chroniques n°62 avr/mai/jui 2012
Chroniques n°62 avr/mai/jui 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°62 de avr/mai/jui 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : Spécial presse

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
spécial presse > exposition comme Albert Londres, Joseph Kessel, Séverine, Roger Thérond ou encore Göskin Sipahioglu… L’écriture du journal Au fur et à mesure que la presse se développe et que le métier de journaliste se professionnalise, des rubriques se mettent en place dans les quotidiens, qui aboutissent à des genres journalistiques à part entière. Cinq genres majeurs sont présentés : la restitution du fait de guerre, le fait mondain, le fait divers (et sa conséquence, le fait judiciaire), le fait social et, enfin, le fait sportif qui émerge à la fin du xixe, début du xx e siècle. La presse fait des dieux du stade de nouveaux héros populaires : on se souvient des articles d’Antoine Blondin sur le Tour de France, plus célèbres que ses romans. Particularité française, le souci de la « belle écriture » dont le modèle est le journalisme politique. « Une des spécificités de la presse française – à la diffé rence de la presse anglo-saxonne où le pragmatisme l’emporte – est d’être une presse d’opinion, affirme Philippe Mezzasalma. Le journaliste prend une position qui se veut indépendante du pouvoir, des partis, etc. Cela fait partie de l’éthique du journalisme en France. » Dès la fin du xix e siècle, l’illustration fait l’objet d’une attention particulière. À partir des premières années du xx e siècle, les quotidiens commencent à utiliser la photogravure, et la mise en page fait une place croissante à l’image puis à la photographie dans l’entredeux-guerres. Le travail des photographes est à cette époque reconnu à l’égal de celui des journalistes. Des reportages comme celui de Robert Capa sur la guerre d’Espagne pour Vu en 1936, sont signés et annoncés à la une. De nouvelles pratiques La dernière partie de l’exposition est consacrée aux questionnements les plus contemporains sur le devenir de la presse, et en particulier aux Ci-dessus Jours de France, 23 novembre 1970 Ci-dessous Antoine Blondin aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964 Ci-contre Charlie Hebdo, couverture de Gébé 23 novembre 1970 À droite Aurel Bouteflika tremble, 2011 Photo Jean-Pierre Bonnotte, Gamma. © Jours de France, 1970. BnF, Droit, économie, politique. rapports entre la presse papier et la presse électronique. Au début de l’internet, les journaux ont créé des rédactions distinctes pour le papier et pour le web. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, où beaucoup de journalistes sont amenés à travailler à la fois pour l’édition papier et l’édition électronique. Par ailleurs, certaines nouvelles pratiques de journalisme, comme le journalisme collaboratif, suscitent des débats : en l’absence de
© Presse Sports/L’Équipe. DR © Charlie Hebdo © Gébé BnF, Droit, économie, politique spécial presse > exposition sources d’information valides, beaucoup de journalistes vont les chercher sur les réseaux sociaux : jusqu’où ces sources sont-elles crédibles ? Il en est de même pour les appels à témoignage faits auprès des lecteurs par les journaux : on peut légitimement se demander si les lecteurs continueront à payer pour entendre des témoignages de leurs pairs sans, bien souvent, aucune mise en perspective. La qualité de l’information est aussi une question d’argent : pour proposer un regard différent, il faut avoir les moyens d’envoyer des journalistes sur le lieu de l’événement. « La presse cherche de nouvelles voies, conclut Benjamin Prémel. Les sites de presse en ligne peinent à trouver un équilibre financier. Chaque innovation technologique fait naître l’illusion de pouvoir tout embrasser, alors qu’en fait les différents supports, papier, web, se complètent. » Sylvie Lisiecki La presse à la une De la Gazette à Internet Du 11 avril au 15 juillet 2012 Site François-Mitterrand Grande Galerie Commissaires : Philippe Mezzasalma, Benjamin Prémel, Dominique Versavel Avec le soutien du groupe Lagardère. En partenariat avec Paris Première, L’Etudiant et France Inter © Aurel Révolution du jasmin, 2011 France-Algérie : dessins de presse Après la 2 e édition de la Biennale du dessin de presse et avant l’exposition Wolinski cet été, une présentation de dessins de presse français et algériens se tient allée Julien Cain. « Pour illustrer les relations complexes entre la France et l’Algérie, le dessin de presse nous a semblé la meilleure des portes d’entrée, confie Raoul Weexsteen, secrétaire général de l’Association France-Algérie (AFA) et l’un des deux commissaires de l’exposition. Le dessin de presse est une grande tradition française qui existe aussi en Algérie, surtout depuis 1962, avec une vraie liberté de ton. Les journalistes algériens ont d’ailleurs payé un lourd tribut à cette liberté. » L’exposition présente une sélection d’œuvres d’une douzaine d’artistes, algériens et français : des dessins et caricatures, déjà publiés pour certains, inédits pour d’autres. Ces dessins mettent en scène, avec l’acuité de l’humour et de la dérision, les liens particuliers, intenses, passionnés et parfois douloureux entre les deux pays, qui gardent la trace du passé colonial et de la blessure de la guerre d’Algérie. Pour l’Association France-Algérie qui a conçu et organisé cette exposition, il s’agissait de mettre à l’honneur des dessinateurs connus et inconnus. « Nous voulions aussi créer les conditions d’une rencontre intergénérationnelle entre des artistes « historiques », comme Plantu côté français et Haroun côté algérien, et des artistes nouveaux tels Aurel, Valère, Coco, dessinatrice française qui publie actuellement dans Charlie Hebdo et L’Humanité », ajoute Lise Lentignac, co-commissaire de l’exposition. AhmedHaroun, dessinateur de bande dessinée, né en 1941 et « père » du dessin de presse algérien, proposera une série de dessins qui ont rythmé les relations franco-algériennes depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui. Mais la plupart des dessinateurs retenus évoquent la période contemporaine, c’est-à-dire les trente dernières années. Enfin, une cimaise sera réservée à des dessins inédits réalisés par les dessinateurs exposants qui le souhaitent, au rythme d’un dessin par semaine, tout au long de la durée de l’exposition. L’Association France- Algérie, créée en 1963 sous l’impulsion du général De Gaulle, poursuit son patient travail de renforcement des liens entre Français et Algériens. Cette exposition en est le témoignage. Sylvie Lisiecki France-Algérie : dessins de presse Du 21 mars au 24 juin 2012 Site François-Mitterrand Allée Julien Cain – Accès libre Commissaires : Lise Lentignac et Raoul Weexsteen



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :