Chroniques n°61 jan/fév/mar 2012
Chroniques n°61 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°61 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : Bibliothèques : faut-il avoir peur du numérique ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actualités du numérique > Qui sont les gallicanautes ? Chercheurs, professionnels ou amateurs éclairés, la bibliothèque numérique de la BnF draine un large public qu’une enquête a cherché à mieux cerner. Où il apparaît que de nouveaux publics, plus jeunes ou plus éloignés, s’approprient volontiers cette ressource. À l’ère de l’Internet et de la culture numérique, quels sont les publics de Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF ? Une enquête réalisée en 2011 par GMV Conseil a permis, grâce à un questionnaire en ligne ayant recueilli plus de 3 800 réponses, de mieux connaître les utilisateurs de Gallica. Celle-ci est bien connue et appréciée d’un public de chercheurs. Les gallicanautes sont diplômés, fréquentent les bibliothèques et lisent davantage que la moyenne des Français. La plupart d’entre eux déclarent visiter Gallica pour effectuer des recherches en relation avec leurs études, leur activité professionnelle ou un travail personnel. Ils ne sont en revanche qu’un tiers à venir se distraire sur Gallica, une pratique pourtant largement répandue 26 – Chroniques de la BnF – n°61 Ci-contre Affiche de mai 1968 BnF Ci-dessous Affiche pour le journal danois Familie-Journalen, 1895 sur d’autres sites web. En résumé, l’usage de Gallica est d’abord utilitaire et studieux, et son image fortement associée à la BnF. Cinq profils d’utilisateurs Si les usagers de Gallica sont largement satisfaits de l’offre (95%) , on constate que de nombreux publics aux attentes diverses n’en connaissent pas la diversité. Une analyse plus fine a permis de distinguer cinq profils d’utilisateurs. Les deux premiers sont bien identifiés et forment le cœur historique des usagers : les chercheurs (30%) et les « amateurs éclairés » (28%) , parmi lesquels de nombreux retraités qui téléchargent des documents pour créer leur propre bibliothèque. Les trois autres profils, encore peu représentés, constituent un réservoir de nouveaux publics pour Gallica : on distingue les personnes qui viennent pour leurs loisirs et se contentent de consulter en ligne les documents (22%) , des « technophiles » résidant plus souvent à l’étranger et appréciant les usages mobiles (11%) , enfin, un grand public plus jeune qui fréquente Gallica depuis peu et n’en connaît pas encore bien l’offre (9%). Cécile Touitou 380 000 images sont disponibles sur Gallica, téléchargeables gratuitement en haute définition• gallica.bnf.fr
Actualités du numérique > Marionnettes : à fils, à gaine, à clavier ou à glissières… Le Portail des arts de la marionnette 1 (PAM) a été lancé à l’occasion du 50 e anniversaire du Festival mondial des théâtres de marionnettes à Charleville-Mézières (du 16 au 25 septembre 2011). Il offre un grand nombre de ressources numérisées concernant les arts de la marionnette, enrichies de contenus éditoriaux et de pages d’actualité. Il s’agit non seulement des objets eux-mêmes, mais aussi de photographies et d’estampes, d’affiches, de manuscrits, de textes de pièces écrites pour la marionnette, de dessins et de textes théoriques, et d’extraits de captations audiovisuelles de spectacles. Porté par l’Institut international de la marionnette, il présente l’originalité de regrouper des documents issus d’institutions patrimoniales telles que la BnF, le Musée des marionnettes du monde de Lyon (Gadagne) ou encore les Musées d’Amiens, mais aussi de compagnies de marionnettes en activité comme Ches panses vertes ou Bouffou Théâtre à la Coque 2. Grâce à des accords avec les ayants droit et à la participation de professionnels en activité, les collections présentées sont largement récentes, voire contemporaines. C’est le cas des marionnettes de la compagnie Dominique Houdart- Jeanne Heuclin, entrées en 2010 au département des Arts du spectacle de la BnF. Le PAM est appelé à s’enrichir de nouveaux documents des partenaires actuels, mais aussi à s’ouvrir à d’autres participants. C’est une belle occasion pour la BnF de donner plus de visibilité aux collections déjà présentes dans Gallica 3, et gageons-le, de changer la vision restrictive que l’on a encore trop souvent de la marionnette ! Cécile Obligi 1. http:Ilwww.artsdelamarionette.eu 2. 20 partenaires en 2011. 3. et « moissonnées » par le PAM par protocole OAI. BnF, Arts du spectacle. un Livre bnf Casanova, la passion de la liberté Aventurier de génie – qui savait se faire diplomate, financier, joueur, escroc ou magicien –, s’évadant des Plombs, la lugubre prison de Venise, s’introduisant auprès des grands de toutes les cours européennes, discutant avec Voltaire, Giacomo Girolamo Casanova connut un destin hors du commun. L’exposition que la BnF lui consacre jusqu’au 19 février 2012 est organisée autour du manuscrit mythique de l’Histoire de ma vie, qu’elle a récemment acquis : 3 700 pages d’une écriture régulière et serrée, rédigées en français de 1789 à sa mort. Au fil d’une fresque haute en couleur, libre, audacieuse, insolente, qui s’étend de la naissance de Casanova à l’année 1774 et nous conduit en Italie, en France, en Allemagne, en Suisse, en Angleterre, en Espagne et même en Russie, resurgissent des femmes du monde, des actrices, des servantes, une religieuse, bientôt séduites par ce libertin libre-penseur à la vitalité surprenante. Outre des pages du manuscrit lui-même, reproduites en fac-similé dans un cahier central de l’ouvrage, ce beau livre présente de très nombreuses illustrations et plusieurs essais de spécialistes, historiens, conservateurs, chacun s’attachant à mettre en lumière les différentes facettes de ce personnage qui, avec une certaine idée du bonheur, a traversé à sa manière le siècle des Lumières. Casanova, la passion de la liberté Sous la direction de Marie-Laure Prévost et Chantal Thomas, coédition BnF/Seuil, 24 × 38,4 cm, relié, 244 pages, 240 ill., 49 €. Chroniques de la BnF – n°61 – 27



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