Chroniques n°61 jan/fév/mar 2012
Chroniques n°61 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°61 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : Bibliothèques : faut-il avoir peur du numérique ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Auditoriums > Des hommes et des œuvres La BnF et l’Institut national d’histoire de l’art s’associent pour organiser un nouveau cycle de conférences consacrées aux collections de Richelieu. Où l’on pourra découvrir des œuvres majeures, commentées et expliquées par les conservateurs et des historiens de l’art. « C’est un grand enjeu de la rénovation du quadrilatère Richelieu de montrer combien la BnF et l’INHA sont proches et complémentaires, et de multiplier nos axes de collaboration », explique Marie de Laubier, en charge du suivi de la rénovation du quadrilatère Richelieu à la BnF. « Pour ce nouveau cycle, le souhait commun de la BnF et de l’INHA est de mieux faire connaître l’histoire des collections présentes dans les divers départements en mettant l’accent sur des personnalités clés ou des objets significatifs », précise Philippe Sénéchal, directeur du département des études et de la recherche de l’INHA. Le principe du cycle repose en effet sur la présentation au cours 20 – Chroniques de la BnF – n°61 de la conférence des pièces évoquées, certaines pouvant être particulièrement spectaculaires. Les participants pourront admirer les chefs-d’œuvre et raretés conservés in situ, commentés et expliqués grâce au dialogue entre un conservateur de la BnF et un histo rien de l’art invité par l’INHA. « Nos deux institutions abritent des œuvres qui possèdent bien souvent un caractère muséal, poursuit Philippe Sénéchal, et le hasard a fait que leur patrimoine contient des pièces qu’on ne penserait pas spontanément y trouver. Rares sont ceux qui savent, par exemple, que le département des Monnaies, médailles et antiques conserve un relief en marbre de Mino da Fiesole… » BnF, Estampes et photographie. Albrecht Dürer, Étude pour une Sainte Vierge, dessin sur toile à la détrempe, 1503 Le dispositif de ce cycle sera décliné chaque saison à travers une approche plus spécifique permettant d’aborder des sujets et des œuvres renouvelés. « La thématique retenue pour le premier cycle est celle des grandes donations qui ont contribué à façonner les départements, à écrire l’histoire de la BnF et de la bibliothèque de l’INHA », indique Chantal Georgel, conseillère scientifique et coordinatrice du cycle pour l’INHA. Ce sera ainsi l’occasion d’admirer « des œuvres d’art ou des manuscrits majeurs de toutes époques, tels un dessin de Dürer, un manuscrit autographe de Mozart, des dessins de Victor Hugo… », et de comprendre comment ces œuvres sont entrées dans les collections publiques. En effet, si tout le monde connaît Victor Hugo ou Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, on sait moins le rôle que ces personnalités ont joué dans l’enrichissement des collections de la Bibliothèque. Mais ces premières conférences seront aussi l’occasion de mieux connaître le duc de Luynes, archéologue et grand collectionneur d’objets et de monnaies au xix e siècle, ou Charles Malherbe, dont la collection de manuscrits musicaux autographes fait partie des trésors du département de la Musique. Philippe Sénéchal espère ainsi que « ces conférences intéresseront un vaste public d’amateurs, curieux d’histoire de l’art et d’histoire ». Ce cycle, qui se renouvellera chaque année à raison d’une conférence par mois environ, commencera le 17 janvier par une conférence sur Michel de Marolles, collectionneur d’estampes au xvii e siècle, mettant également en lumière un dessin de Dürer qu’il donna à la Bibliothèque. Sébastien Gaudelus Les conférences du quadrilatère Des hommes et des œuvres Michel de Marolles/dessin d’Albrecht Dürer Mardi 17 janvier 18 h 15 - 20 h Auditorium Colbert – 2 rue Vivienne, 75002
Collections > Carolyn Carlson : la danse comme poésie visuelle En juin 2011, Carolyn Carlson, artiste majeure de la danse contemporaine, a fait don de ses archives au département des Arts du spectacle. Des documents qui témoignent des multiples facettes de la chorégraphe et danseuse virtuose, également poète et calligraphe. Née en Californie en 1943, de parents d’origine finlandaise, Carolyn Carlson se forme auprès d’Alwin Nikolaïs (chorégraphe et pédagogue américain de la lignée allemande) et devient soliste au sein de sa compagnie, le Nikolaïs Dance Theater à New York, dès 1965. En 1968, elle reçoit le prix du Meilleur Danseur du Festival international de Danse de Paris. Elle s’installe en France en 1971 et danse dans la compagnie d’Anne Béranger. En 1974, Rolf Liebermann, directeur de l’Opéra de Paris, la nomme Étoilechorégraphe et crée pour elle le Groupe de recherches théâtrales de l’Opéra de Paris (GRTOP). Carolyn Carlson y anime des ateliers d’improvisation, au cours desquels elle propose aux danseurs d’explorer les constituants fondamentaux du mouvement (l’espace, le temps, le rythme, la dynamique…), mais aussi Photo Fernand Michaud,BnF, Arts du spectacle. Ci-contre, à gauche Carolyn Carlson en répétition, Festival d’Avignon, 1975 Ci-contre, à droite Dessin de Carolyn Carlson pour Gianni de Luigi, texte de Jacques Attali, 1996 leur propre expression individuelle. En 1980 Carolyn Carlson part pour Venise, où elle fonde avec René Aubry le Teatrodanza à la Fenice. De 1985 à 1991, elle est accueillie au Théâtre de la Ville à Paris. Dans les années 1990, elle réside en Finlande, au Finnish National Ballet et au Helsinki City Theater Dance Company, dirige le Ballet Cullberg à Stockholm, puis la section danse de la Biennale de Venise (de 1999 à 2002). Elle est aujourd’hui à la tête de deux structures, l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, installé à la Cartoucherie de Vincennes, centre international de masterclasses, de résidences et de création qu’elle a fondé en 1999 ; et le Centre chorégraphique national Roubaix Nord-Pas-de-Calais (depuis 2004). Ses œuvres continuent d’être présentées dans le monde entier. Le fonds Carolyn Carlson concerne essentiellement ses pièces chorégraphiques, mais également ses activités de calligraphe et de poète, qui nourrissent ses créations. Carnets de notes, croquis, poèmes documentent l’élaboration de ses spectacles ; programmes, dossiers de presse, photographies, archives audiovisuelles et costumes, leur création et leur diffusion. S’y trouvent également des documents plus personnels, dont des carnets de voyages illustrés, de la correspondance, des notes de cours, des textes et des dessins… Parmi cet ensemble très riche, signalons la cinquantaine de carnets et cahiers de notes illustrés par de superbes croquis et dessins et par de nombreux poèmes en forme de haïkus. En effet, très inspirée par le bouddhisme zen, la danse de Carolyn Carlson, qu’elle préfère nommer poésie visuelle, est empreinte de philosophie et de spiritualité. Ce fonds, précieux pour l’étude du parcours de l’artiste, sera prochainement complété par le don des archives de l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, qui par ailleurs œuvre à la valorisation de la mémoire audiovisuelle. Valérie Nonnenmacher Chroniques de la BnF – n°61 – 21



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