Chroniques n°61 jan/fév/mar 2012
Chroniques n°61 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°61 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : Bibliothèques : faut-il avoir peur du numérique ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dossier > LES BIBLIOTHÈQUES ET LA GRANDE PEUR DU NUMÉRIQUE Face au numérique, quelles réponses de la BnF ? Pour rester un lieu fort d’échanges et de rencontres, la BnF développe de nombreuses actions : en voici quatre qui veulent renforcer la complémentarité entre papier et écran, fréquentation physique et consultation à distance. Démocratiser la culture Femmes habituées des centres sociaux, jeunes en recherche d’emploi, patients en hôpital de jour, immigrants, scolaires de ZEP… tels sont les publics auxquels s’adresse la mission « diversification des publics » de la BnF. Son objectif est de faciliter l’accueil de toutes les catégories de publics, quels que soient leur âge, leur origine, leur statut social, autour des expositions ou des collections. À partir d’un contact sensible avec des documents patrimoniaux, des actions sont menées pour inviter chacun à s’autoriser la fréquentation de cette bibliothèque et à se l’approprier, à développer une pratique active visà-vis de la culture, à utiliser les collections pour des projets individuels ou collectifs. Un blog La BnF pour tous témoigne de ces actions, comme récemment autour de l’exposition Enluminures d’Islam. Sylvie Dreyfus-Alphandery Cap sur la formation Les bibliothèques d’aujourd’hui développent de plus en plus leur offre de prestations didactiques. La BnF, pour sa part, travaille à mieux identifier les publics cibles et à proposer des services innovants au plus près des préoccupations des usagers. En cours également : le développement d’un guichet unique d’information sur ses services, ainsi que le développement des partenariats extérieurs. La création sur le site bnf.fr d’une rubrique Visites et ateliers a rendu plus visible la diversité de cette offre destinée à toutes sortes de publics : visites architecturales guidées, accompagnements personnalisés, visites-découvertes des collections, ateliers autour des outils de travail comme les ressources électroniques, ateliers thématiques de rencontre et de partage autour de documents patrimoniaux… Un tout nouveau service de rendez-vous personnalisés pour les doctorants en sciences humaines est en voie de connaître le succès. Enfin, dans un proche avenir seront créées des salles de groupes, par exemple au département Droit, économie, politique, pour des ateliers orientés vers la recherche d’emploi ou la création d’entreprise, qui pourront ainsi changer d’échelle. Agnès de Saxcé 14 – Chroniques de la BnF – n°61 PAROLES DE LECTEUR « Il est évident que les bibliothèques sont dans une période de mutation, elles vont pouvoir être davantage encore des lieux de manifestations culturelles, de rencontres avec des écrivains, de conférences, d’expositions… La BnF, c’est un mouvement permanent, c’est un lieu de vie. » David Foenkinos, romancier Les grandes mutations du Haut-de-jardin Le projet d’évolution du Haut-de-jardin (prévu de l’automne 2012 au printemps 2014) prévoit la mise à disposition de salles de travail en groupe, d’espaces didactiques, de facilités pour travailler dans les halls… Mais l’essentiel du projet est documentaire. Bibliothèque à la fois patrimoniale et contemporaine, la BnF a choisi de mettre l’accent sur les relations entre l’actualité et l’histoire. Car le patrimoine peut aider à comprendre les faits contemporains ; et ceux-ci peuvent reconduire aux réalités du passé. Dans chaque salle sera créé un espace Actualité et patrimoine, qui présentera côte à côte nouveautés éditoriales et collections patrimoniales. Quatre centres de ressources permettront de faire le point sur de grandes questions contemporaines : Développement durable, Europe, Francophonie, Questions de société. Isabelle Mangou
Photo Patrick Tourneboeuf, Tendance Floue/BnF. Photo David Paul Carr/BnF Dossier > LES BIBLIOTHÈQUES ET LA GRANDE PEUR DU NUMÉRIQUE Avec Sindbad, des experts pour tous « Où consulter la collection de tarots anciens de la BnF ? », « Comment commencer une recherche sur le colonialisme en Afrique subsaharienne ? », « Quelle est la marque du cahier utilisé par Beckett pour écrire En attendant Godot ? », « Où trouver des articles en français sur les piles à bactéries ? » … Voici quelques-unes des questions auxquelles répond quotidiennement le service Sindbad (Service d’information des bibliothécaires à distance). Ce service accessible par téléphone et messagerie électronique met à la dispo sition de tous la compétence des personnels, leur capacité d’expertise et de certification de l’information. Les questions sont réparties entre les divers départements à haute spécialisation et trouvent dans la majorité des cas leur réponse en trois jours. Sindbad traite quelque dix mille questions par an. Preuve que les services offerts sur place et à distance ne s’opposent pas mais, bien au contraire, se complètent. Isabelle Copin PAROLES DE LECTEUR « Je viens en salle de lecture depuis sept ans. C’est difficile de travailler chez soi, on est constamment dérangé... À la bibliothèque, je peux me concentrer. Je viens aussi pour consulter les ouvrages de droit en libre accès, qui sont coûteux. » Cécile Maillard, étudiante en doctorat de droit On peut trouver une vaste sélection des questions et de leurs réponses sur le site www.bnf.fr : sur la page d’accueil, choisir « Poser une question à un bibliothécaire », puis « Réponses par thèmes ». Trois questions à Andy Stephens, directeur des relations internationales à la British Library Craignez-vous que le développement du numérique provoque une désaffection des lecteurs de la British Library ? Non, d’abord parce que nous ne proposons pas d’accès à distance aux contenus numériques. Ensuite, comme le montre l’expérience des Archives nationales dans notre pays, parce que lorsque l’accès aux documents numériques est facilité, il semble que cela stimule au contraire la demande sur site, les utilisateurs ayant davantage conscience de ce qui est disponible. Quelles sont les principales innovations de ces dernières années en matière de services aux lecteurs sur place ? Nous avons mis l’accent sur différents services. Les lecteurs peuvent à présent s’inscrire ou réserver des documents à distance, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le lecteur peut suivre la progression de sa commande de livres et vérifier que ceux-ci sont bien arrivés en salle de lecture. Il peut également payer en ligne ses reproductions de documents, impressions à la demande ou ses scans depuis son espace personnel. Nous avons aussi créé un service de questions-réponses à distance. Quelle vision avez-vous de ce que sera la British Library à l’horizon 2020 ? Le numérique a modifié les conditions de création, de conservation, d’accès et de diffusion du savoir. C’est irréversible. L’environnement technologique va continuer à changer à toute vitesse, et notre seule certitude est que l’avenir sera très différent de ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui. Nous savons que nous ne savons pas ! Dans ce contexte, les institutions du savoir vont devoir se réinventer en permanence pour rester efficientes et au service du public. Elles devront aussi continuer à faire la preuve de la valeur ajoutée qu’elles apportent à la collectivité et à l’économie. L’augmentation des coûts va se poursuivre et nous devrons faire plus avec moins. Nous devons maximiser la valeur de chaque livre sterling dépensée sur les fonds publics. Nous allons développer les partenariats publics et privés, ainsi que des services commerciaux compétitifs. Propos rapportés par Sylvie Lisiecki Chroniques de la BnF – n°61 – 15 Photo British Library.



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