Chroniques n°61 jan/fév/mar 2012
Chroniques n°61 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°61 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : Bibliothèques : faut-il avoir peur du numérique ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Expositions > La Huchette en scène à la Galerie des donateurs Petite scène parisienne, le Théâtre de la Huchette a connu un destin extraordinaire en jouant Ionesco sans discontinuer depuis 1957. À l’occasion du don de ses archives à la BnF, une exposition retrace l’histoire singulière de ce lieu mythique. « Un grand succès dans un petit théâtre vaut bien mieux qu’un petit succès dans un grand théâtre et encore mieux qu’un petit succès dans un petit théâtre. » C’est ainsi qu’Eugène Ionesco salue l’indiscutable succès de ses deux premières pièces, La Cantatrice chauve et La Leçon, jouées sans discontinuer depuis 1957 au Théâtre de la Huchette. Ce petit théâtre parisien, de renommée mondiale, a fait don à la BnF d’une importante partie de ses archives couvrant la période 1965- 2001. Près de quarante ans d’affiches, programmes, photographies, costumes, éléments de décor, archives artistiques (cahiers de mise en scène, croquis), mais aussi administratives (plans d’architectes, courriers…) sont venus enrichir les collections du département des Arts du spectacle. 10 – Chroniques de la BnF – n°61 L’aventure du Théâtre de la Huchette et de son spectacle Ionesco est un cas unique en son genre. Afin de pallier le casse-tête des représentations quotidiennes, les comédiens, autour des deux metteurs en scène Nicolas Bataille et Marcel Cuvelier, décident en 1965 de fonder une société coopérative, les Comédiens associés. Ils se dotent de sociétaires titulaires, de suppléants, de remplaçants, et trouvent un mode de fonctionnement qui dure encore aujourd’hui. On totalise à ce jour plus de 17 200 représentations, sans compter des tournées dans le monde entier. Cependant, réduire l’histoire du Théâtre de la Huchette au destin extraordinaire de la Cantatrice chauve reviendrait à passer sous silence le dynamisme et l’inven tivité du dernier théâtre de création du Quartier latin. En haut Marc Allessandri, dessin sur calque de la façade du nouveau Théâtre de la Huchette, 1986 En bas Affiche pour les cinquante ans de représentation de La Cantatrice chauve de Ionesco, graphisme Massin, photo H. Cohen BnF, Arts du spectacle. BnF, Arts du spectacle. À la mort du propriétaire du théâtre, en 1975, un conflit éclate entre les Comédiens associés et le propriétaire du fonds de commerce et des murs. Ils se battent durant six ans et réussissent à créer en 1981 une SARL, « Le Théâtre de la Huchette », dirigée par Jacques Legré, dans le double but de continuer à donner le spectacle Ionesco et d’en faire à nouveau un lieu de création, comme du temps de son illustre directeur Georges Vitaly. Le projet est ambitieux : proposer trois à quatre créations par an. C’est ainsi que naît le « troisième spectacle », donné tous les soirs à 21 heures. Depuis 1981, Jacques Prévert, Roland Dubillard, Georges Perec, Paul Claudel ou encore Jean-Claude Grumberg sont joués. Les deux metteurs en scène attitrés sont le duo Bataille/Cuvelier, mais de nombreux metteurs en scène invités (Rachel Salik, Marie Hermès…) sont venus enrichir ce répertoire et défendre leurs créations. molière d’honneur en 2000 L’exposition consacrée au Théâtre de la Huchette à la Galerie des donateurs témoigne de la richesse du fonds entré au département des Arts du spectacle. L’histoire du théâtre et son fonctionnement singulier y tiennent bonne place, ainsi que le rayonnement mondial du spectacle Ionesco, qui a valu au Théâtre de la Huchette un Molière d’honneur en 2000. Elle entend également montrer, dans un déroulé pédagogique, le processus de création d’un spectacle dans un théâtre privé parisien, en venant puiser des exemples dans plus de trente années de création. Cécile Obligi et Caroline Raynaud Le Théâtre de la Huchette 21 février – 8 avril 2012 Site François-Mitterrand Galerie des donateurs Commissaires : Cécile Obligi et Caroline Raynaud
Hors les murs > Prêts de la BnF Dans sa démarche d’ouverture à un plus large public, la BnF poursuit sa politique de prêts à des expositions extérieures. Cette action se renforce parfois par des partenariats noués en France ou à l’étranger, donnant lieu à d’importantes manifestations. À Paris Debussy, la musique et les arts Prêt de manuscrits autographes de Debussy conservés au département de la Musique, ainsi que d’esquisses de décor et de costumes de Valentine Hugo, de photographies, de gravures… 21 février – 11 juin 2012 Paris, Musée de l’Orangerie Rousseau et la Révolution Prêt de nombreuses gravures et de feuillets manuscrits. 9 février – 6 avril 2012 Paris, Assemblée nationale en région Hartung, estampes Prêt de 80 œuvres présentées lors de l’exposition à la BnF. Jusqu’au 29 janvier 2012 Vannes, musée de la Cohue L’Envers du décor Prêt d’une quarantaine d’esquisses et maquettes de décor conservées à la Bibliothèque-musée de l’Opéra et au département des Arts du spectacle. 27 janvier – 20 mai 2012 Moulins, Centre national du costume de scène Reflets d’Arménie : manuscrit et art religieux Prêt de huit manuscrits du fonds arménien du département des Manuscrits. 1 er février – 6 mai 2012 Avranches, Scriptorial Henri Rivière, les détours du chemin d’un japonisant en Côtes d’Armor Prêt de 19 aquarelles et dessins d’Henri Rivière, conservés au département des Estampes et de la photographie (dation Rivière, 2006). 10 février – 6 mai 2012 Saint-Brieuc, Musée d’art et d’histoire À l’étranger Plaisirs de France Prêt d’une centaine de pièces du département des Estampes et de la photographie pour cette exposition itinérante organisée par la Réunion des musées nationaux. 9 mars – 9 mai 2012, puis 1 er juin – 1 er août 2012 Bakou (Azerbaïdjan), Museum d’Azerbaijan Literature, puis Almaty (Kazakhstan) Henri Matisse, Grande Odalisque, 1924 © Succession H. Matisse. BnF, Estampes et photographie. matisse dessinateur L’exposition Matisse drawing life présentée à Brisbane aborde l’œuvre de Matisse (1869-1954) par sa pratique du dessin et de l’estampe. Selon un parcours rétrospectif qui présente les principales périodes créatrices de l’artiste, l’exposition développe le rapport constant que l’artiste entretenait avec le dessin, la gravure et la lithographie, intrinsèquement liés à sa pratique picturale. Comme un musicien faisant ses gammes, Matisse dessinait quotidiennement. Bien que son œuvre imprimé soit discontinu, il considérait l’estampe comme une manière de dessiner avec des outils différents. Contrairement à d’autres, Matisse n’a pas eu recours à l’estampe pour diffuser son œuvre peint : il ne la concevait pas comme un substitut de la peinture ou du dessin, encore moins comme une reproduction, mais comme un moyen de création. S’il mettait parfois son activité picturale de côté pour se consacrer à la sculpture et aux livres illustrés, son activité graphique fut constante, ses tableaux majeurs étant toujours accompagnés d’études dessinées. Ses amis, sa famille, ses compagnons de pensée, ses nombreux modèles féminins étaient ses sujets préférés saisis au trait, à la plume ou à l’eau-forte. La BnF, co-organisatrice de cette manifestation, prête 117 œuvres du département des Estampes et de la photographie. Cet ensemble est complété de prêts provenant d’institutions publiques et de collections parti culières. Céline Chicha-Castex Matisse drawing life 1 er décembre 2011 – 4 mars 2012 Queensland Art Gallery, Brisbane, Australie Commissaires : Céline Chicha-Castex et Émilie Corthay-Ovaere. Chroniques de la BnF – n°61 – 11



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