Chroniques n°60 oct/nov/déc 2011
Chroniques n°60 oct/nov/déc 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°60 de oct/nov/déc 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : L'abolition de la peine de mort a trente ans

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Auditoriums > Décrypter la presse satirique Une journée d’étude réunira chercheurs et spécialistes autour de l’histoire de la presse satirique et de son impact sur ses publics. Illustration de la volonté de la BnF de mettre à l’honneur le dessin de presse comme, par exemple, à travers des expositions récentes (Tim, au printemps 2010), cette journée d’étude consacrée plus largement à la presse satirique apportera un nouvel éclairage sur des publications profuses illustrant, avec humour, effronterie ou dérision, deux siècles d’Histoire. Dix intervenants, dont quatre étrangers (Québec, Italie, Portugal, Allemagne), tenteront de montrer comment s’est imposé ce type de publication populaire en Occident, depuis la fin du xviii e siècle : on évoquera des dessinateurs hardis, délaissant le pinceau académique pour pousser, par un graphisme vivace et audacieux, la satire politique et sociale jusqu’au rire franc ou l’absurde désarmant ; on découvrira quelques éditeurs qui parièrent sur des talents facétieux pour lancer des publications périodiques débordantes d’iconographie inventive. Ainsi l’Eiris (Équipe interdisciplinaire de recherche sur l’image satirique), dirigée par Jean-Claude Gardes, modérateur de la journée, s’interrogera-t-elle, méthodiquement 20 – Chroniques de la BnF – n°60 et scientifiquement, avec l’aide des plus grands spécialistes dans ce domaine, sur l’impact d’une telle imagerie dans l’inconscient collectif, et son évolution dans un monde où la représentation déborde, transfigure, renverse l’information, obligeant le spectateur à décrypter des codes personnels ou sociétaux, non dépourvus de malice. Cette journée d’étude s’accom pagnera de la sortie du n°18 de la revue de l’Eiris, Ridiculosa ; celle-ci permettra à vingtcinq spécialistes d’apporter des points de vue différents sur la fortune de la presse satirique illustrée en France. Un numéro supplémentaire et parallèle fera connaître des dessinateurs des pays voisins, ayant interprété, avec des regards et des graphismes différents, des épisodes historiques contemporains. Martine Mauvieux Journée d’étude Presse satirique, éditeurs et dessinateurs Vendredi 25 novembre 2011 – 9 h 30-17 h Site François-Mitterrand Petit auditorium - hall Est BnF, Estampes et photographie. Ci-dessus Hélène de Montgeroult. Ci-dessus, à gauche La Satisfaction des Sans-culottes à la nouvelle du projet de débarquement en Angleterre Illustration satirique d’après Gillray. Coll.part. Hélène de Montgeroult, une artiste libre Issue de la noblesse de robe, Hélène de Montgeroult (1764-1836) doit son nom à son premier mari André Marie Gautier, de 28 ans son aîné, devenu Marquis de Montgeroult suite à l’achat du domaine éponyme. Pianiste interprète et improvisatrice, elle n’exerce son grand talent que dans les salons : celui de Madame de Staël en particulier, où elle suscite l’admiration. Elle aime entendre l’opéra italien, joue ses contemporains Mozart et Haydn, et fait découvrir l’œuvre de Bach pour clavier qu’elle interprète en virtuose sur piano-forte. La légende raconte que, durant la Terreur, s’étant retrouvée sur une liste de « traîtres » à la République, elle improvise sur le thème de La Marseillaise devant le Comité de salut public et sauve ainsi sa tête sous les applaudissements… En 1795 elle est nommée professeur au tout récent Conservatoire de Paris, devenant ainsi la première femme à enseigner la musique devant une classe exclusivement masculine ! On la dit alors « Femme libre », qui adopte les valeurs d’une réelle modernité. Elle compose beaucoup, sans concessions, associant un art savant à une expression préromantique : abandon de la forme sonate, mélodie chantante et détachée… Elle rédigera durant de longues années son Cours complet et pratique du pianoforte, qui sera publié en 1810. En 1834 elle gagne la Toscane pour y soigner sa tuberculose, et meurt à Florence deux ans plus tard. Jean-Loup Graton Concert – Les inédits de la BnF Hélène de Mongeroult, une compositrice sous la Révolution et l’Empire Récital de Nicolas Stavy, pianiste Jeudi 17 novembre 2011 – 18 h 30-20 h Site François-Mitterrand Grand auditorium - hall Est
International > Coopération des bibliothèques nationales européennes : l’action de la CENL La Conférence des directeurs de bibliothèques nationales européennes (CENL) regroupe les bibliothèques nationales des 46 pays membres du Conseil de l’Europe. Son objectif : renforcer le rôle des bibliothèques nationales en Europe, en particulier en matière de conservation et d’accessibilité du savoir et du patrimoine culturel. Bruno Racine, président de la BnF, s’est entretenu avec Élisabeth Niggemann, directrice de la Deutsche Nationalbibliothek, à qui il succède pour trois ans à la tête de la CENL. Chroniques : Quelles ont été vos priorités en tant que présidente de la CENL, et quel bilan faites-vous de l’action accomplie ? Elisabeth Niggemann: Lorsque j’ai pris mes fonctions en 2005, la numérisation et la création de bibliothèques numériques étaient déjà la grande priorité des bibliothèques du monde entier, avec toutes les questions qu’elles soulèvent encore aujourd’hui : le dépôt légal et la conservation à long terme des publications numériques, les questions de droit d’auteur, la nécessité de développer des stratégies nationales de numérisation, les partenariats public-privé pour la numérisation… La CENL est un forum permanent d’échanges de nos expériences et de nos réflexions, et nous travaillons en outre à sensibiliser la Commission européenne à ces questions. La bibliothèque numérique européenne Europeana, qui a ouvert en 2007, et qui offre un accès commun et une recherche unifiée à tous ses documents numériques, est un très bon exemple de la coopération qui a pu se mettre en place. Bruno Racine : Europeana est un outil remarquable : actuellement, 19 millions d’objets numériques libres de droit sont ainsi accessibles. Cette plateforme va permettre de valoriser les richesses des bibliothèques et contribue en même temps à construire l’Europe de la culture, une et plurielle. Je voudrais m’attacher à poursuivre le travail considérable que vous avez accompli. La CENL est devenue, sous votre direction, à la fois l’indispensable plate forme commune des bibliothèques nationales européennes et un interlocuteur incontournable pour la Commission européenne. Il faut consolider la bibliothèque numérique européenne, assurer son avenir et en faire un point d’accès privilégié au patrimoine culturel européen. Je m’efforcerai, en étroite concertation avec la Fondation Europeana, d’encourager la Commission européenne à soutenir, y compris financièrement, d’ambitieux programmes de numérisation de contenus. C’est la condition pour que le patrimoine européen soit numérisé en 2025. Il faut aussi diversifier les publics d’Europeana. Par le travail sur les réseaux sociaux, mais aussi en développant, avec TEL, une offre plus spécifique pour la recherche. Nous devons également contribuer aux efforts de la Commission pour impulser la nécessaire harmonisation des conditions d’accès aux œuvres sous-droits dans le respect du droit d’auteur. E. N. : Je pense en effet que la question du droit d’auteur, avec celle du développement et du financement, est un enjeu majeur pour la numérisation du patrimoine culturel européen. Les bibliothèques nationales ont un rôle clé à jouer. Dans de nombreux pays d’Europe, elles sont en première ligne des programmes de numérisation et ont souvent un rôle de coordination. Cela dit, les projets de numérisation ne devraient pas se focaliser uniquement sur les trésors, mais de plus en plus sur la numérisation de masse. Assurer l’accès à l’information dans l’avenir nécessite de très importants investissements financiers, car le volume de documents à conserver ne cesse de s’accroître de façon exponentielle. Il faut pour cela développer de nouveaux modèles économiques, parmi lesquels les partenariats public-privé. B. R. : La recherche de partenaires privés pour numériser les dizaines de millions de documents des bibliothèques européennes est aujourd’hui une pratique courante et nécessaire. Tout en « Il faut consolider la bibliothèque numérique européenne, assurer son avenir et en faire un point d’accès privilégié au patrimoine culturel européen. » Ci-dessus Elisabeth Niggemannet Bruno Racine. poursuivant un effort important de numérisation sur fonds publics, la BnF vient elle-même de lancer un appel à partenariats [lire p. 3] pour la numérisation de douze corpus majeurs identifiés au sein de ses collections. Nous exigerons évidemment que plusieurs conditions soient respectées, conformément aux recommandations de la Commission européenne sur la publicité des accords et l’encadrement des contreparties consenties au partenaire dans tout accord de partenariat public/privé. La coopération au niveau européen est de plus en plus indispensable et je travaillerai à encourager la participation de tous, je pense en particulier aux BN de l’est et du sud de l’Europe, tout en développant nos liens avec la rive sud de la Méditerranée. Propos recueillis par Sylvie Lisiecki Pour en savoir plus www.cenl.org www.theeuroepanlibrary.org www.europeana.org » www.europeana.org Chroniques de la BnF – n°60 – 21 Photo Emmanuel Nguyen Ngoc/BnF.



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