Chroniques n°59 été 2011
Chroniques n°59 été 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°59 de été 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : Enluminures en terre d'Islam

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
Dossier > CARTES, PLANS, ATLAS La Société de géographie Fondée en 1821, la Société de Géographie patronne de nombreux travaux, parmi lesquels des expéditions, et a couronné les plus grands explorateurs et savants français et étrangers. Elle est à la tête d’un fonds documentaire exceptionnel. Les collections de la Société de géographie sont intégrées à tous les grands chantiers du département : numérisation, conversion rétrospective, préparation du déménagement, valorisation. Présentes sur Gallica depuis 1998, intégrées dans le dossier « Voyages en Afrique », les collections photographiques font désormais l’objet d’une numérisation systématique : portraits de géographes, séries géographiques par De nouveaux outils pour les cartes dans Gallica Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF, recèle aujourd’hui plus de 12 000 cartes en ligne, principalement issues de trois corpus de la BnF : la collection du géographe Jean-Baptiste d’Anville (1697-1782), le fonds du Service hydrographique de la Marine et l’ensemble des cartes-portulans. Depuis février 2011, un nouveau zoom a été déployé en priorité sur les cartes, qui permet en quelques clics et de façon quasi instantanée d’aller au cœur des documents cartographiques, d’en visualiser les moindres détails et d’en lire par le menu tous les toponymes ! La carte-témoin permet de savoir à tout instant où l’on est dans l’image et de s’y déplacer aisément ; une icône de rotation, importante pour les cartes-portulans dont la toponymie suit les circonvolutions des rivages permet de faire tourner les images. Dernier point, et non des moindres : une double fonction de sélection et d’export permet de rapporter chez soi, dans un blog ou sur son ordinateur personnel, tous les détails souhaités – tracés de côtes ou parties de territoire, roses des vents ou monstres marins, figures humaines, vignettes urbaines, cartouches allégoriques ou tout autre élément décoratif… Un rêve enfin réalisé ! Catherine Hofmann18 – Chroniques de la BnF – n°59 continents, positifs de projection sur plaque de verre. Fichiers et catalogues papier sont progressivement convertis, notamment cette année l’inventaire des manuscrits, étape nécessaire avant la campagne de numérisation sur ces fonds et le fichier des ouvrages récents (1920-1990). Un reconditionnement est entrepris dans les collections de périodiques. Un chantier de restauration et Ci-dessus Vue de El Oued Souf (province de Constantine, Algérie), exposition Estivales africaines Ci-dessous Zoom sur le roi Musameli dans une carte marine de la Méditerranée, extraite de Gallica (fonctions, zoom, sélection et export) d’inventaire est ouvert dans les collections cartographiques. Enfin, des travaux de valorisation sont entrepris sur les fonds : mise en ligne d’une sélection de photographies d’Indochine sur plaque de verre ; exposition à l’occasion du don des archives d’Henry de Monfreid ; présen tation de documents sur l’explo ration de l’Afrique dans le cadre des Estivales africaines. Olivier Loiseaux L’Afrique en cartes Dans le cadre des Estivales africaines, une présentation de documents sur le thème de l’exploration et de la cartographie du continent africain se tient du 20 juin au 4 septembre site François-Mitterrand. Le colloque Coronelli Sortie des actes du colloque Coronelli qui s’est tenu en mars 2007 en l’honneur de l’installation des grands globes de Louis XIV. BnF, Cartes et plans.
© ADAGP, 2011. Collections > Les photographies de Guy Feinstein Les tirages noir et blanc, puissamment architecturés, de Guy Feinstein, peintre et photographe disparu en 2008, entrent au département des Estampes et de la photographie grâce au don généreux de son épouse. Venu d’Égypte à l’âge de 17 ans, Guy Feinstein comptait entreprendre des études de médecine. Son destin le poussa cependant vers l’atelier de Fernand Léger, dont il devint l’élève. Il choisit dès lors de se consacrer à la peinture. Diverses amitiés nouées avec les artistes du Saint- Germain-des-Prés des années 1960 l’incitèrent à se joindre au Club photographique de Paris, les fameux 30 μ 40. Loin de se détourner de la peinture, Feinstein tissa un lien fécond entre les deux arts. Ses photos, proches de la Nouvelle Vision, offrent Ci-dessus Guy Feinstein Mèches de vilebrequin, 1968 tout d’abord un saisissant contraste avec son œuvre peint. Les couleurs chatoyantes, la matière soyeuse de sa peinture, les constructions épurées et la gestion de l’espace où se déploient de larges aplats de couleur semblent aux antipodes de ses tirages photographiques aux structures solides et puissamment architecturées, tirées par lui en un noir et blanc contrasté. La contradiction n’est qu’apparente. La même recherche plastique s’attache chez lui aux antagonismes non résolus du réel. Les mêmes problèmes, immanents à la forme ellemême, construisent un univers plastique où le visible surmonte sa nature foncièrement aliénante. La dynamique de l’œuvre d’art est d’apporter des réponses qui sont encore des questions, comme le soulignait Adorno. Madame Feinstein a souhaité faire à la BnF le don généreux de la totalité des quelque 300 tirages photographiques du peintre, décédé en 2008. Cette donation est exemplaire en ce qu’elle y a joint la disposition des droits attachés à l’œuvre de l’artiste. Anne Biroleau Chroniques de la BnF – n°59 – 19



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :