Chroniques n°58 avr/mai/jui 2011
Chroniques n°58 avr/mai/jui 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°58 de avr/mai/jui 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : Exposition Richard Price american prayer

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Hors les murs > Geoffroy Tory « homme de lettres » Imprimeur officiel de François I er, Geoffroy Tory a été l’un des premiers à mettre le français en règle, y compris dans sa typographie. La BnF et le musée de la Renaissance d’Écouen rendent hommage à ce graphiste avant l’heure. La première exposition co-organisée par la BnF et le musée de la Renaissance d’Écouen est consacrée à Geoffroy Tory (vers 1480-1533), un personnage essentiel de l’histoire du livre français. L’historiographie du XIX e siècle en a fait une sorte de Léonard français, génie universel successivement humaniste, grammairien, imprimeur, libraire, relieur, peintre et graveur. Cette représentation est aujourd’hui partiellement remise en cause, et l’exposition s’attache à faire ressortir la véritable originalité de cette figure de la première Renaissance. Précurseur des règles et usages de la langue française, Tory reçoit le soutien de François I er, qui en fait son imprimeur officiel. Imposant le caractère romain pour l’impression du français, il développe les caractères typo graphiques essentiels à sa transcription comme la cédille, l’apostrophe et les lettres accentuées, qu’il met en œuvre dans les premières éditions de l’Adolescence clémentine de Marot. En collaboration avec le milieu artistique de son temps – peintres, enlumineurs, graveurs, relieurs – il conçoit le livre dans tous ses aspects et s’illustre dans la mise en page. Graphiste avant la lettre, il s’approprie les répertoires décoratifs et intellectuels antiques et modernes, et développe une approche nouvelle du rapport texte-image dans l’imprimé, réveillant les genres les plus traditionnels, notamment les livres d’heures. Il assimile les théories de ses contem porains Vinci et Dürer sur les proportions du corps humain et des lettres, et conçoit des alphabets imaginaires qu’il met en œuvre dans le Champ fleury (1529), véritable manifeste de son art, précédant de peu la révolution typographique française 12 – Chroniques de la BnF – n°58 qui s’imposera à toute l’Europe au travers des créations de Colines, Estienne et Garamont. L’importance des prêts accordés par la BnF (près de 90 pièces originales, éditions rares, manuscrits enluminés ou reliures) fait véritablement « entrer le livre au musée », en plein accord avec le musée de la Renaissance qui s’est toujours efforcé de donner au livre la place qui lui revient au sein de l’art et de la civilisation. Magali Vène Geoffroy Tory Imprimeur de François I er Graphiste avant la lettre Du 6 avril au 4 juillet 2011 Château d’Écouen Une exposition du musée national de la Renaissance et de la BnF. Catalogue publié par la RMN. BnF, Réserve des Livres rares. Ci-dessus Geoffroy Tory Champ fleury, Lettres fantastiques, 1529 Ci-contre Geoffroy Tory Champ fleury Alphabet gothique, lettre bastarde, 1529 Prêts de la BnF Dans sa démarche d’ouverture à un plus large public, la BnF poursuit sa politique de prêt à des expositions extérieures. Cette action se renforce parfois par des partenariats noués en France ou à l’étranger, donnant lieu à d’importantes manifestations. Ile-de-France Trônes en majesté Prêt exceptionnel du trône de Dagobert, un des joyaux du musée des Monnaies, médailles et antiques 28 février-19 juin 2011 – Château de Versailles Égypte de pierre de Prisse d’Avennes Exposition couplée avec Visions d’Égypte, présentée à la BnF, site Richelieu. Prêt de 18 documents dont 15 du dépt des Manuscrits 2 mars-2 juin 2011 – Paris, Musée du Louvre Manet, inventeur du moderne Prêt de 13 œuvres (une dizaine du dépt des Estampes) 4 avril-3 juillet 2011 – Paris, Musée d’Orsay L’Épée Prêt d’une vingtaine de pièces, dont les prestigieuses épées de Childéric et de Boabdil conservées au musée des Monnaies, médailles et antiques 27 avril-26 septembre 2011 Paris, Musée de Cluny Voyages à vélo Prêt d’estampes sur le thème de la bicyclette 10 mai-17 août 2011 Paris, Galerie des Bibliothèques en région Chrétien de Troyes et la légende du roi Arthur 3 e volet du « cycle arthurien », après Rennes et la BnF. 14 mars-30 juin 2011 Troyes, Médiathèque de l’agglomération troyenne Christian Bérard Prêt d’une centaine de pièces (dessins et manuscrits) conservées au dépt des Arts du spectacle 14 mai-28 août 2011 –Granville, Musée d’art moderne Richard Anacréon étranger Poussin et Moïse – Du dessin à la tapisserie Prêt de 13 pièces du dépt des Estampes 7 avril-5 juin 2011 – Rome, Villa Médicis André Kertesz Reprise de l’exposition présentée au Jeu de Paume à Paris. Prêt de 13 photographies conservées au dépt des Estampes 10 juin-11 septembre 2011 Berlin, Martin-Gropius-Bau
Auditoriums > Rodolphe Burger sauvé par le rock’n roll Richard Prince : american prayer est l’occasion d’un coup de projecteur sur la culture et la contre-culture américaines. Le musicien Rodophe Burger a monté un concert inédit, qui reprend les titres les plus fameux du Velvet Underground, le groupe phare de l’avant-garde new-yorkaise des années 197O. Il revient pour Chroniques sur cette aventure. Rendre hommage au Velvet Underground aujourd’hui, c’est pour moi faire un retour sur le moment où, il y a trente ans exactement, j’ai décidé de « refaire » de la musique. Sans ma découverte du Velvet Underground, assez tardive au fond, puisqu’elle date de 1976 environ, je n’aurais sans doute jamais entrepris pour ma part de « retour » à la musique et à l’expérience de groupe qui a débouché plus tard sur la création de Kat Onoma. Si je peux dire, comme la petite Jenny de la chanson du Velvet, que ma vie a été une première fois « sauvée par le rock’n roll » à l’âge de 10 ans, je peux ajouter qu’elle a été sauvée une seconde fois, à 20 ans, par le Velvet Underground. Je pensais alors avoir tourné la page du rock’n roll. D’autres musiques me passionnaient, un certain jazz radical notamment, dont j’ai appris plus tard qu’il était la référence cachée principale de Lou Reed et John Cale (ils n’avaient qu’à se déplacer de quelques blocks pour assister dans le Lower East Side aux répétitions d’Ornette Coleman). J’ai découvert avec le Velvet que le rock n’était pas seulement une histoire de teenagers. Mais qu’il était peut-être l’art contemporain par excellence. Ce que l’histoire même du Velvet, et notamment sa rencontre avec Andy Warhol, démontrait de façon éclatante. Le Velvet dépassé par sa légende Je ne peux développer tous les aspects de cette « influence » du Velvet. Ce fut bien plus qu’une influence. Ils ont © Pierre Terrasson/JLPPA. « J’ai découvert avec le Velvet Underground que le rock n’était pas seulement une histoire de teenagers. Mais qu’il était peut-être l’art contemporain par excellence. » Rodolphe Burger, 2009 « fait époque », leur rôle a été séminal, fondateur, et cela leur a échappé à eux-mêmes en grande partie, comme il se doit. Leur reformation, à laquelle j’ai assisté, ne pouvait qu’être décevante. Leur légende les dépassait. J’ai longtemps différé de rendre un hommage explicite au Velvet. Le groupe Kat Onoma, sans renier cette influence, était surtout désireux de s’en affranchir, et regrettait qu’on ne souligne pas assez tout ce qui le démarquait musicalement du Velvet. C’est à Prague, et pas par hasard, à l’Akropolis, que j’ai éprouvé pour la première fois le désir de « re prendre » le Velvet et que j’ai pris la liberté de le faire. Et c’est à l’écoute de l’enregistrement « live » de ce concerthommage à l’Akropolis qu’Yvon Tranchant, directeur de la Scène nationale de Sète, m’a proposé de développer sérieusement la chose et de donner « ma » version du Velvet. Il n’était plus temps de dire non. Rodolphe Burger Concert inédit pop rock Rodolphe Burger Samedi 2 avril 2011 18 h 30 – 20 h BnF, site François-Mitterrand Grand auditorium – hall Est entrée libre Week-end américain vendredi 1 er et samedi 2 avril 2011 Voir programme dans l’agenda Chroniques de la BnF – n°58 – 13



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