Chroniques n°55 sep/oct 2010
Chroniques n°55 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°55 de sep/oct 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : La France de Raymond Depardon

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vie de la BnF > Un château en Anjou Sablé-sur-Sarthe, aux confins de l’Anjou. Un château du XVIII e siècle domine la ville. La BnF y est installée depuis trente ans mais ce n’est pas une bibliothèque : il abrite des ateliers pointus de conservation et de numérisation « sur mesure ». Et rouvre ses portes au public, après sept ans de fermeture. « Le château de Sablé est à la fois un centre technique de conservation de la BnF et un site patrimonial : nous sommes chargés de faire vivre ces deux aspects et d’ouvrir le lieu aux publics en y développant une programmation culturelle », explique Annie Bonnaud, responsable du centre. Le moment est opportun, puisque le château sort à peine d’une cure de jouvence avec la rénovation des planchers des étages qui menaçaient de s’effondrer. Fermé depuis les dernières Journées du patrimoine de 2004, où l’affluence des visiteurs fit craindre pour leur sécurité, il a accueilli à nouveau le public dès cet été pour le festival de musique baroque de Sablé, à travers une exposition de partitions originales 26 – Chroniques de la BnF – n°55 et d’affiches de concerts appartenant aux fonds de la BnF. Il participe également aux festivités du Millénaire de l’abbaye de Solesmes, haut lieu du chant grégorien, en accueillant l’une des journées du colloque organisé à cette occasion ; enfin, il pourra être visité lors des prochaines Journées du patrimoine. Transformé en usine de chicorée L’histoire du château est celle d’un lieu de villégiature de belle architecture classique construit par le marquis de Sablé, Jean-Baptiste Colbert de Torcy, entre 1715 et 1730, qui traversa des époques fastes et d’autres qui le furent moins, jusqu’à son acquisition en 1918 par une famille © Bernard Dulac, BnF. d’industriels du Nord, les Williot ; ils y installèrent une usine de chicorée, causant des altérations irrémédiables au bâtiment, à l’extérieur comme à l’intérieur. Lorsque cesse la fabrication de la chicorée, en 1962, le château reste inoccupé, et ce n’est qu’en 1979 qu’il est donné au ministère des Universités par la Ville, qui l’avait racheté en 1964. C’est le moment où la Bibliothèque Nationale et les autorités compétentes s’alarment de la dégradation d’un nombre grandissant de ses fonds – traduite par la mention laconique « Hors d’usage, ne pas communiquer » apposée sur quantité de livres. On crée une commission qui publie un rapport : celuici préconise un plan de sauvegarde qui se concrétise par le don du château de Sablé à la BnF pour l’installation d’un centre dédié à la conservation et à la restauration. Le site est créé contre la promesse de recrutements de personnels locaux et de leur formation ; ce qui fut fait. Numérisation de documents précieux Aujourd’hui, une soixantaine de personnes travaillent au centre technique Joël Le Theule. Rattaché au département de la Conservation de la BnF, le centre est spécialisé dans la restauration des volumes reliés et en feuilles, et dans le traitement des ouvrages menacés par l’acidification des papiers ; il est aussi chargé de la numérisation de documents précieux ou ayant des formats particuliers qui demandent une attention spéciale : estampes, cartes et plans, affiches, négatifs de films… À côté du centre technique de Bussy-Saint-Georges, tourné vers le stockage et la numérisation de masse, le centre de Sablé est en passe de devenir une véritable antenne de la BnF en région, vitrine de ses savoir-faire et inscrite dans la dynamique culturelle locale. Sylvie Lisiecki Journées européennes du patrimoine Visites guidées des espaces nobles et des ateliers, démonstrations d’activités comme la restauration et la numérisation. 18 et 19 septembre 2010
Photo Jean-Christophe Ballot/Emoc/BnF. La galerie Mazarine aménagée en salle de lecture pour les Manuscrits et les Arts du spectacle. Primitifs de la photographie La technique du calotype – terme qui signifie littéralement « belle image » et qui désigne les tirages sur papier issus de négatifs également sur papier – est apparue en 1843 en France et a été rapidement concurrencée par le daguerréotype et le négatif sur verre. Elle a été pratiquée durant une période éphémère, par des artistes et des amateurs souvent issus de l’aristocratie, et des photographes comme Gustave Le Gray, Charles Nègre, Auguste Bartholdi. Ce livre de référence est publié à l’occasion de l’exposition de la BnF, qui abrite la plus importante collection de photographies en France. Richement illustré, il propose, à côté d’essais qui situent l’importance du calotype dans l’histoire du médium photographique, un dictionnaire complet des calotypistes français [lire aussi p. 12]. Primitifs de la photographie. Le calotype français. Collectif, é d. B nF/Gallimard, 360 pages, 350 ill., 59 €. Richelieu en travaux Alors que le quadrilatère Richelieu s’apprête à entrer dans sa première phase de travaux, de nouveaux services sont offerts aux lecteurs. État des lieux. Les travaux du quadrilatère Richelieu entrent dans leur phase opérationnelle dès septembre 2010. À partir de cette date, les entreprises interviendront sur le site pour réaliser la cloison séparant la moitié du quadrilatère en activité de la zone en travaux, le long de la rue de Richelieu. Les installations de chantier seront mises en place également à l’automne pour que les travaux de rénovation proprement dits commencent début 2011. Afin de compenser les contraintes liées au déménagement des collections et aux travaux de rénovation, deux nouveaux services sont proposés aux lecteurs des départements des Arts du Spectacle et des Manuscrits. Les lecteurs ont ainsi la possibilité de réserver en ligne les documents qu’ils souhaitent consulter, qu’ils soient conservés à la bibliothèque Richelieu ou à l’extérieur du site. Les lecteurs pourront les trouver préparés à leur arrivée. Dans la galerie Mazarine, aménagée en salle de lecture, ils peuvent accéder à Internet avec leur ordinateur portable (31 places), selon des modalités identiques à celles proposées en Rezde-jardin sur le site François-Mitterrand. Quadrilatère Richelieu Entrée : 5, rue Vivienne, de 10 à 18 heures Département de la Musique 2, rue Louvois, de 9 à 18 heures. Plus d’infos sur : bnf.fr rubrique Consulter à Richelieu Chroniques de la BnF – n°55 – 27



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