Chroniques n°55 sep/oct 2010
Chroniques n°55 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°55 de sep/oct 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : La France de Raymond Depardon

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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© BnF, Estampes et photographie. Expositions > Le calotype en France de 1843 à 1860 Procédé éphémère, la technique photographique du calotype a permis d’imposer le caractère artistique du médium. L’exposition est consacrée à un procédé photographique particulier : le calotype. Mis au point par l’Anglais William Henry Fox Talbot, le calotype (du grec : belle image) est la première technique photographique associant le couple négatif/positif. Du fait du succès extraordinaire du daguerréotype, positif direct sur plaque argentée, il ne connaît aucune exploitation commerciale et reste peu pratiqué. Il se répand néanmoins en France dans les années 1840 grâce à des personna lités et des auteurs comme Hippolyte Bayard, Louis Désiré Blanquart- Evrard, Gustave Le Gray. Il connaît son apogée au début des années 1850. Parmi les 400 calotypistes français recensés dans le catalogue accompagnant l’exposition se trouvent les plus grands noms de la photographie du XIX e siècle : Gustave Le Gray, Charles Nègre, Henri Le Secq, Édouard Baldus ainsi que ceux de nombreux amateurs, artistes, savants, voyageurs, aristocrates comme Delacroix, Bartholdi, Delessert, Maxime Ducamp… En effet, le tirage sur papier qui permet une 12 – Chroniques de la BnF – n°55 interprétation esthétique du négatif et se rapproche par le format et le support de la gravure et du dessin, attire l’intérêt de nombre de personnalités. Ainsi ce procédé somme toute éphémère et transitoire a-t-il permis de produire les plus belles œuvres photographiques du XIX e siècle et affirmé pour la première fois le caractère artistique de la photographie. 180 tirages choisis dans les collections de la BnF, de la Société française de photographie, du musée d’Orsay, etc. retracent cette étape essentielle de l’histoire de la photographie. Sylvie Aubenas Primitifs de la photographie Le calotype en France (1843-1860) Du 19 octobre 2010 au 16 janvier 2011 Site Richelieu, galerie Mansart Commissaires : Sylvie Aubenas et Paul-Louis Roubert En collaboration avec la Société française de photographie, avec le concours des Archives nationales. Dans le cadre de Paris Photo et du Mois de la Photo à Paris, novembre 2010. Henri Le Secq Quatre Pommes Roederer, un mécène pour la photographie Louis Roederer, sous l’impulsion de Michel Janneau, contribue à valoriser le fonds photographique de la BnF, riche de plus de cinq millions de clichés. « C’est quand j’ai appris que la Bibliothèque Richelieu abritait dans ses sous-sols une collection de photographies absolument unique mais peu mise en valeur faute de moyens, que l’idée est née d’aider à exhumer ce précieux gisement », explique Michel Janneau, directeur général adjoint de Champagne Louis Roederer. La prestigieuse maison fondée en 1776 partage avec l’ancienne Bibliothèque Royale un profond enracinement historique, que prolonge l’amour pour les livres de Louis Roederer, qui fut un grand collectionneur d’ouvrages du XVIII e siècle. Le premier volet du soutien de Roederer a été la restauration au sein de la Bibliothèque Richelieu d’une galerie dédiée de manière permanente à la photographie. « Ensuite, nous avons appris à nous émerveiller au gré des accrochages que nous avons eu la chance de soutenir au rythme de deux à trois par an ». De James Nachtwey à Eugène Atget, de la photographie humaniste à Bettina Rheims, ou encore Raymond Depardon, exposé aujourd’hui sur le site François-Mitterrand, l’action de Louis Roederer a permis de mettre en valeur les collections patrimoniales, mais aussi d’accueillir des artistes contemporains comme Sophie Calle en 2008. La maison de Champagne a créé en 2006 la bourse de recherche sur la photographie pour distinguer et encourager de jeunes chercheurs. Enfin, en 2008 Louis Roederer complétait son soutien en acquérant cinq photographies de Carlde Keyser. « Ce mécénat s’inscrit dans le long terme, précise Michel Janneau, et évoluera vers un soutien à la programmation d’expositions, qui seront prolongées sur le site de Louis Roederer. » Propos recueillis par Laurence Paton www.louis-roederer.com
© ADAGP, Paris 2010. Expositions > Bernard Villemot, affichiste des Trente Glorieuses La Galerie des donateurs expose les affiches de Bernard Villemot à l’occasion du don, par ses héritiers, de tirages d’affiches et de croquis préparatoires, qui viennent compléter la collection de la BnF. Entre affiches institutionnelles et publicités commerciales, l’œuvre de Villemot a accompagné des décennies de vie française. Né en 1911, Bernard Villemot débute au milieu des années 1930 où il travaille surtout pour des affiches de cinéma ; il continue sous le régime de Vichy où il est notamment l’auteur du triptyque Travail, Famille, Patrie. Il devient un affichiste majeur après la Seconde Guerre mondiale. Il se considérait d’abord comme un peintre, estimant que l’enseignement le plus précieux qu’il avait reçu de son maître, Paul Colin, était « celui de réaliser des affiches comme des peintures ». Les affiches de Bernard Villemot sont largement entrées dans la mémoire collective. Elles ont accompagné plusieurs décennies de vie française et témoignent notamment de la vitalité et de l’optimisme des « Trente Glorieuses » à travers les emprunts pour la reconstruction, pour l’essor industriel du pays (Obligations du Trésor pour l’équipement du pays) et l’exploitation des ressources énergétiques : Emprunt charbon, Emprunt gaz de Lacq et, pardessus tout, les Emprunts EDF qui reviennent régulièrement durant toutes les années 1960. C’est l’époque où les ménages et le pays tout entier s’équipent d’électroménager, et où l’on fait la promotion © ADAGP, Paris 2010. Ci-contre Projet d’affiche pour Cinzano, 1958. Ci-dessous Projet d’affiche pour Pathé Marconi, 1970. du confort électrique (Eau chaude électrique, 1956) ou d’appareils tels que les réfrigérateurs (Frigidaire), les radios ou les téléviseurs (Pathé Marconi). Dès la première moitié des années 1950 et jusqu’aux années 1970, Villemot répond également à des commandes d’affiches de voyage et de tourisme, par les grandes entreprises nationales de transport comme la SNCF, Air France ou par le ministère du Tourisme. Durant ces années, Villemot signe par ailleurs des campagnes pour de grandes causes nationales : aide à l’enfance (Entraide française, 1946), luttes contre l’alcoolisme (Quand les parents boivent, 1957) et le cancer (Vaincre le cancer, 1962) ainsi que des journées d’hommage aux personnages âgées, organisées sous le patronage du général de Gaulle (de 1961 à 1968). Bien entendu, la publicité de produits n’est pas en reste. Ce sont, par exemple, des boissons comme Pam Pam, Cinzano ou encore Orangina et Perrier, pour lesquelles, au fi l des ans, est créée une série d’affiches particulièrement célèbre. Pour les chaussures Bally, Villemot mène une suite de variations tout aussi remarquable à partir de 1967, c’est-à-dire à une époque où les dessinateurs affichistes tendent à disparaître devant la montée en puissance des agences de publicité. Agences contre lesquelles Villemot n’aura de cesse de s’élever : « Soyez certains que ce ne sont pas dix belles cervelles réunies autour d’une table qui aboutiront à la naissance d’une affiche personnelle et originale ! » De la couleur avant toute chose L’accrochage chronologique d’un choix d’affiches permet d’évoquer toutes les époques de la riche carrière de Bernard Villemot. En regard des tirages, une sélection de croquis préparatoires montre l’importante somme d’essais et d’esquisses effectués pour chaque commande. Le plus souvent, de multiples directions sont envisagées au départ, sur des feuillets de 27 x 20 cm, comportant chacun souvent plusieurs crayonnés puis très vite, des recherches de couleurs : « En ce qui me concerne, le moteur principal c’est certainement la couleur », écrit Villemot. Des agrandissements en maquettes de 50 x 65 cm sont ensuite exécutés pour permettre un choix définitif avant le tirage à l’imprimerie. Anne-Marie Sauvage Bernard Villemot Du 5 octobre au 28 novembre 2010 Site François-Mitterrand Galerie des donateurs Commissaire : Anne-Marie Sauvage Chroniques de la BnF – n°55 – 13



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