Chroniques n°54 été 2010
Chroniques n°54 été 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°54 de été 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : L'avenir du Cabinet des médailles

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
Dossier > BIBLIOTÈQUES : LE DÉFI NUMÉRIQUE Le point de vue des éditeurs Depuis mars 2010, la bibliothèque numérique Gallica propose aux internautes l’accès à 22 000 ouvrages de l’édition contemporaine, via plusieurs e-distributeurs. Trois questions à François Gèze, président directeur général des éditions La Découverte, qui a été l’un des promoteurs de ce projet. Chroniques : Quel bilan tirez-vous de cette expérience conduite en 2008-2009 conjointement entre la BnF, le Centre national du livre et le Syndicat national de l’édition, qui a permis de mettre en place l’accès à des ouvrages de l’édition contemporaine via Gallica ? François Gèze : Le bilan est très positif, dans la mesure où l’objectif immédiat était moins de vendre des livres par le biais de Gallica que de mobiliser l’ensemble des éditeurs sur le développement du livre numérique. 6 – Chroniques de la BnF – n°54 Photo Louis Monier. Les éditeurs ayant gardé le souvenir de l’échec cuisant des premiers e-books en 2000, un travail de vulgarisation et d’acculturation était en effet nécessaire. Lorsque nous avons lancé ce projet avec la BnF, notre but était de concevoir un modèle technique et commercial qui, à la fois, n’altère pas les missions patrimoniales de la BnF et réponde aux impératifs des éditeurs et de leurs auteurs. Le schéma retenu a pu être validé et exporté au niveau européen. Nous avons aussi pu commencer à travailler sur d’autres aspects, comme la généralisation du format XML, les entrepôts d’archivage numérique ou l’homogénéisation des métadonnées. Le test Gallica a donc joué un rôle d’accé lérateur considérable pour l’ensemble de la profession, tant pour modifier les procédures de travail que pour mettre au point des outils communs. Quelles perspectives voyez-vous à moyen terme pour les œuvres protégées dans Gallica ? F. G. : L’idée initiale était de privilégier
Photo Morgane Le Gall/BnF. Dossier > BIBLIOTHÈQUES : LE DÉFI NUMÉRIQUE une pluralité de e-distributeurs, de façon à n’en privilégier aucun et à encourager les initiatives. La contrepartie de ce choix a été l’hétérogénéité de l’offre : dès que l’internaute bascule sur le site d’un e-distributeur, il arrive dans un autre univers graphique et technique ; et il y a autant d’univers que de e-distributeurs, ce qui est de nature à désemparer l’internaute et devra donc être corrigé à l’avenir. Par ailleurs, la BnF a été assez large en acceptant des types d’ouvrages très différents, qui ne correspondaient pas toujours aux attentes des « gallicanautes ». Il faut sans doute aujourd’hui affirmer une ligne éditoriale plus forte en ce qui concerne l’offre d’œuvres protégées, en cohérence avec la charte documentaire globale du site. Tout en développant parallèlement la politique d’aide du CNL à la numérisation des ouvrages de fonds (en particulier les épuisés), dont tous n’auront pas vocation à être accessibles via Gallica. Quels sont vos chantiers actuels en matière de livre numérique ? F. G. : Pour la plupart des éditeurs, la priorité est désormais de produire des nouveautés numériques et de travailler avec les libraires pour créer une chaîne commerciale du livre virtuel répliquant peu ou prou la chaîne du livre papier (avec tout ce que cela implique en termes d’innovations techniques, commerciales et juridiques – voire législatives). La rétroconversion des fonds existants pourra ensuite s’affirmer quand le marché sera ainsi créé. L’expérience américaine, où le marché du livre numérique s’est fortement développé en 2009, montre en effet que les titres les plus téléchargés sont les livres grand public récents (certains se vendent aujourd’hui autant en numérique qu’en papier). Un autre grand chantier est celui des bibliothèques numériques thématiques, accessibles par abonnement via les intranets des bibliothèques : des corpus de milliers d’ouvrages numériques associés à des outils de recherche, de travail collaboratif… Nombre d’éditeurs sont encore peu familiers de ces outils, plus proches de l’univers des bibliothécaires, dont l’expertise leur est nécessaire. L’irruption du numérique appelle ainsi un rapprochement de toutes les professions du livre. La plus grande révolution du numérique, c’est finalement celle-là : apprendre à travailler ensemble et à concevoir des outils communs. Propos recueillis par Sylvie Lisiecki Gallica aujourd’hui La bibliothèque numérique de la BnF permet aux internautes d'accéder à plus d’un million de documents offerts à la consultation, au téléchargement et à l’impression. À découvrir : 162 800 livres, 9 760 cartes, 4 600 manuscrits, 122 800 images, 700 000 fascicules de presse et revues, 2 500 partitions, 1000 enregistrements sonores. Mais aussi 23 000 ouvrages de l’édition contemporaine proposés via les sites d'e-distributeurs et 14 000 documents numérisés par d'autres bibliothèques. Pour suivre l’actualité des services de Gallica Le blog de Gallica Le blog Gallica (http:Ilblog.bnf.fr/gallica), ouvert en février 2009, informe le public internaute sur l’actualité documentaire et technique de Gallica. La Lettre de Gallica La lettre électronique mensuelle de Gallica (http:Ilwww.bnf.fr/lettre_gallica) met en valeur la richesse des collections numérisées dans une perspective pédagogique et ludique. Elle est envoyée tous les mois à près de 7 000 abonnés. La page Facebook Pour toucher de nouveaux publics, Gallica s’inscrit désormais sur les réseaux sociaux. La page Facebook (http:Ilwww.facebook.com/pages/Gallica/302561853192), ouverte en février 2010, fait découvrir quotidiennement à ses « fans » des documents célèbres ou méconnus et encourage la dissémination des collections numériques. L’univers Netvibes Ouvert également en février 2010, l’univers Netvibes de Gallica permet, grâce aux flux RSS générés par Gallica et par l’ensemble du web, de suivre aussi bien les nouvelles mises en ligne de documents que la façon dont ces documents sont réutilisés par les internautes. Il fournit un outil de veille précieux pour les utilisateurs de Gallica. Chroniques de la BnF – n°54 – 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :