Chroniques n°54 été 2010
Chroniques n°54 été 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°54 de été 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : L'avenir du Cabinet des médailles

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Auditoriums > À la Suite de Marin Marais Un spectacle de danse en concert proposera trois créations sur des partitions de Marin Marais, dont une inédite. Ce compositeur virtuose, présent à la cour de Louis XIV, a su pousser à la perfection le style « français ». Pour ce nouveau rendez-vous inédit, la BnF propose d’entrer dans la danse avec un spectacle qui décline le baroque à travers trois créations inspirées des Suites en Trio de Marin Marais, ainsi que de la transcription pour clavecin des Symphonies d’Alcide de ce même « grand compositeur du XVII e siècle distingué dès sa jeunesse par Lully », comme le qualifie l’exergue de la partition dont Laurence Boulay a établi l’édition il y a peu. Issu d’une famille modeste, Marin Marais (1656-1728) dut à son talent musical une ascension sociale exceptionnelle, de l’enfant de chœur qu’il fut à Saint-Germain-l’Auxerrois jusqu’à l’Académie royale de musique dirigée par Lully, après un passage remarqué auprès d’un maître de la viole de gambe, Sainte Colombe. Ce dernier, très impressionné par l’aisance virtuose du jeune Marais, lui dira au bout de six mois qu’il n’a « plus rien à [lui] apprendre » ! Christine Bayle, directrice artistique de la compagnie l’Éclat des muses, s’est fondée sur un unicum de la BnF pour la création du ballet À propos 18 – Chroniques de la BnF – n°54 À droite André Bouys (1656-1740) Portrait de Marin Marais. À gauche Notations de chorégraphie d’un ballet baroque. © BnF, Bibliothèque Musée de l’Opéra. d’Alcide sur la musique de plusieurs pièces de clavecin tirées d’Alcide de Marin Marais (1693). Elle a choisi plusieurs pièces représentatives du style « français », notamment par les alternances entre mesures ou rythmes binaires et ternaires. L’imbrication des arts musicaux et chorégraphiques sous Louis XIV Ainsi, la Sarabande de l’acte I, chorégraphiée pour deux hommes par le grand chorégraphe de l’époque Louis Guillaume Pécour, donne une idée de la technicité mais aussi de l’esthétique de la danse d’homme de l’époque ; elle illustre aussi parfaitement la complexité et la complémentarité de la musique et de la danse dans l’opéra. Le « caprice », souvent utilisé par Marais dans ses opéras pour définir le ballet, est une pièce emblématique de sa liberté d’inspiration, sans doute parce qu’il n’est assujetti à aucune des règles qui gouvernent la tragédie lyrique. Enfin, pour prendre la mesure de l’im- brication des arts chorégraphiques et musicaux à la cour de Louis XIV, voici les termes de l’abbé Coulanges qui, rendant compte à Madame de Sévigné d’une séance de musique précédant un mariage, signifie dans une lettre de 1696 : « Les jeunes gens, pour s’amuser dansèrent aux chansons, ce qui est présentement fort en usage à la Cour. Joua qui voulut, et qui voulut aussi prêta l’oreille au joli concert de Vizé, Marais, Descoteaux et Philibert. Après cela on attrapa minuit et le mariage fut célébré dans la chapelle de l’hôtel de Créquy. » Jean-Loup Graton Les Inédits de la BnF Spectacle en concert Marin Marais Par l’Éclat des muses-Cie Christine Bayle et l’ensemble musical Aux pieds du Roy. Jeudi 27 mai, 18 h 30 - 20 h Site François-Mitterrand Grand auditorium - hall Est
Auditoriums > Festival Paris Cinéma, 8 e édition Du 3 au 13 juillet prochain, le Festival Paris Cinéma, soutenu par la Ville de Paris, propose un tour du monde sans quitter la capitale avec une escale, cette année, au Japon. À cette occasion, une quinzaine de salles parisiennes ouvrent leurs portes aux festivaliers qui pourront dénicher les talents de demain grâce à la Compétition internationale, découvrir des films prestigieux en avant-première en présence des équipes, voir ou revoir les chefs-d’œuvre de l’histoire du cinéma et rencontrer les personnalités incontournables du septième art. La BnF accueille dans ses auditoriums plusieurs événements dans le cadre du festival : des leçons de cinéma, des tables rondes, des rencontres et divers ateliers professionnels. Les différents invités du festival viendront rencontrer les spectateurs dans un cadre convivial pour un moment de partage et d’échange autour de la passion du cinéma. Au cours des éditions précédentes, le festival a accueilli des personnalités comme David Cronenberg, Michael Cimino, Jeanne Moreau, Claudia Cardinale, Tsaï Ming-liang, Jean-Pierre Léaud et bien d’autres… La liste des invités d’honneur pour la 8 e édition est en cours de programmation et sera bientôt disponible sur www.pariscinema.org Nouveau cycle de conférences Histoire(s) des cartes et des représentations du monde Une initiation à l’histoire de la représentation de la Terre qui prend appui sur des cartes et des plans allant du XIII e siècle à l’aube du XXI e siècle. Grâce à des exemples issus des collections de la Bibliothèque nationale de France, seront abordés des moments clés de l’histoire des cartes géographiques, de leurs usages et de leur diffusion. L’appropriation du monde s’est faite par la cartographie des territoires tout comme par la représentation des mondes nouveaux. Introduction du cycle Par Jean-Yves Sarazin. Cartographie de la Renaissance : changements et continuités (1450-1600) Par Catherine Hofmann. Mardi 11 mai, 18 h 30 - 20 h Site Richelieu, salle des commissions G. A Lovino, Traité d’escrime, 1580. © BnF, Manuscrits. Les conférences Léopold Delisle Quel rapport entre l’escrime et la danse ? Deux disciplines notées comme des partitions de musique, analysées par Sydney Anglo. Grâce au soutien généreux d’Henri Schiller, collectionneur et bibliophile, les conférences « Léopold Delisle » pourront offrir de nouveau au public des synthèses inédites sur le thème du livre et des manuscrits. Régulièrement, ces conférences ont donné lieu à des publications aux éditions de la BnF : La Bibliothèque de l’honnête homme, Le Livre persan, Le Livre réformé au XVI e siècle, Le Livre de musique, Le Livre de botanique… Le 2 juin, la BnF accueille Sydney Anglo, qui dévoile les rapports qui existent selon lui entre l’escrime et l’art de la danse. Les maîtres d’armes ainsi que les professeurs de danse ont tenté en effet d’expliquer et de noter les mouvements par des mots et des dessins. Ces essais comme les ouvrages de Capo Ferro, de Thibault et de Rada, sont de véritables curiosités bibliographiques. Ces premières tentatives ont conduit à des systèmes schématiques qu’on pouvait lire comme une partition de musique. Une deuxième conférence de Sydney Anglo, le 3 juin, analysera cette fois l’art de la guerre. Au cours des combats, de nombreux traités militaires analysaient les mouvements de l’infanterie et de la cavalerie, indiquant leurs manœuvres, leur marche et leur position. Il devenait possible, comme pour l’escrime, de revivre non seulement les combats du passé mais aussi d’anticiper les prochains. Sandrine Le Dallic Chroniques de la BnF – n°54 – 19



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