Chroniques n°53 mar/avr 2010
Chroniques n°53 mar/avr 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°53 de mar/avr 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (209 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : Qumrân, le secret des manuscrits de la mer Morte

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Actualité du numérique > Le schéma numérique des bibliothèques La numérisation des bibliothèques a fait l’objet de nombreux débats ces derniers mois. Elle va connaître, grâce notamment aux 750 millions d’euros débloqués pour le patrimoine par le grand emprunt, une forte accélération dans les prochaines années. Le prochain numéro de Chroniques fera le point sur ce chantier et sur ses perspectives. Marginal il y a encore dix ans en bibliothèques, le numérique en concerne maintenant toutes les activités : constitution de l’offre documentaire, services variés proposés aux différents publics (jusqu’aux sites internet et même aux bibliothèques numériques), outils de gestion interne. Les bibliothèques françaises traversent ces métamorphoses numériques chacune à son rythme, selon ses missions, la politique impulsée par sa tutelle, les moyens dont elle dispose. Le paysage est riche et varié, et la lisibilité n’en est pas toujours évidente pour l’usager ni même pour les professionnels dont la formation et la sensibilité à cet égard sont très inégales. Les métiers changent profondément, de même que le rôle des bibliothèques. Le numérique a fait émerger en effet de nouvelles pratiques culturelles qui lancent des défis aux bibliothèques traditionnelles. 26 – Chroniques de la BnF – n°53 Robert Darnton, directeur de la bibliothèque de l’université de Harvard, lors de la journée sur la numérisation du patrimoine des bibliothèques organisée à la BnF le 8 janvier 2010. Une collaboration indispensable Le schéma numérique des bibliothèques élaboré par Bruno Racine à la demande du ministère de la Culture et de la Communication en septembre 2008 propose 11 recommandations sur les thèmes de la numérisation, des acquisitions, de la conservation, de l’évaluation, de la formation et de l’accessibilité. La concertation au-delà des limites institutionnelles semble une des clés de la réussite. Un groupe de contact permanent est donc proposé pour échanger sur les grands programmes de numérisation, la mise en œuvre de licences nationales pour les acquisitions, les méthodes d’évaluation de l’offre par rapport à la demande et aux usages des publics… Chaque établissement est certes responsable de sa politique de numérisation, mais il a intérêt à ne pas numériser des œuvres qui l’auraient déjà été par d’autres. Le recours au protocole d’interopérabilité OAI-PMH, qui permet d’enrichir une bibliothèque numérique avec les ouvrages disponibles sur d’autres sites, est donc conseillé. La mise en réseau des recensements existants (Patrimoine numérique du ministère de la Culture et de la Communication, NUMES du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Répertoire national des bibliothèques et fonds documentaires au sein du Catalogue collectif de France) permettrait de repérer facilement les corpus à numériser. La collaboration entre institutions permettrait aussi de constituer des ensembles documentaires exhaustifs dans des domaines de référence répondant à la demande du public et à des nécessités de préservation du patrimoine. Certains fonds, comme la presse du XIX e et début du XX e siècle, se dégradent inexorablement. La numérisation est le seul moyen de maintenir leur contenu accessible mais les sommes à y consacrer sont considérables. Un premier effort a été obtenu dans le cadre du grand emprunt national pour couvrir 20% environ des collections nationales. Mais les grandes collections de presse régionale doivent aussi être prises en considération. La conservation de tous ces documents numériques exige des moyens humains et financiers trop importants pour que la plupart des établissements puisse l’assumer. La BnF elle-même doit s’assurer de collaborations externes pour la rendre optimale et totalement sécurisée. Les pouvoirs publics doivent aussi négocier avec les éditeurs pour enrichir l’offre en ouvrages récents à des coûts justes et supportables : mise en place de licences nationales confiées à des opérateurs, développement de l’offre légale de livres numériques et de celle de contenus pour les publics handicapés. Toutes ces actions ne seront possibles que si les professionnels des bibliothèques possèdent une bonne culture numérique. Cela nécessite de développer profondément les programmes offerts par les organismes de formation : ils doivent être plus fournis, plus concrets, mieux adaptés aux professionnels des bibliothèques de toutes catégories. Catherine Dhérent © Photo David Paul Carr/BnF
Actualité du numérique > Le dépôt légal se modernise Créé par François I en 1537, le dépôt légal a permis de faire entrer en 2009 dans les collections patrimoniales de la BnF 66 500 livres et plus de 340 000 dépôts pour 41 000 titres de périodiques. Pour faciliter les démarches des déposants, le département du Dépôt légal a lancé le 2 juillet dernier un nouveau service en ligne, expérimenté d’abord pour le dépôt des livres, puis étendu le 30 novembre à celui des périodiques. Il s’agit d’un site internet (http:Ildepotlegal.bnf.fr) auquel tout déposant peut accéder de façon personnalisée et sécurisée, avec l’identifiant et le mot de passe qui lui sont communiqués lors de son inscription. Le déposant y saisit la déclaration qui doit accompagner chaque dépôt de livre ou de nouveau titre de périodique, ainsi que la déclaration annuelle qui récapitule le dépôt d’un périodique. Il dispose pour cela de listes déroulantes, possibilité de duplication, d’enregistrement avant validation, etc. Il imprime ensuite le PDF de sa déclaration et le joint à l’envoi de son dépôt à la Bibliothèque. Les équipes du Dépôt légal peuvent alors récupérer les données déclarées et les verser dans le Catalogue général de la BnF, permettant ainsi un signalement plus rapide et plus riche en informations. Pour connaître le « numéro de dépôt légal » qui atteste que le dépôt a bien été reçu et traité, le déposant n’a plus à attendre une réponse par courrier postal. Il peut choisir de la recevoir par courriel, ou consulter son compte en se connectant, ce qui lui permet aussi de voir l’avancement du traitement et, à chaque étape, de disposer des « ressources » proposées par l’application : l’ensemble de ses déclarations, ses récépissés dématérialisés, un accès direct aux notices du Catalogue. Enfin, il a désormais une information claire et rapide lorsque le dépôt est réorienté au sein même de la Bibliothèque : par exemple, un livre accompagné d’un CD audio sera transmis au département de l’Audiovisuel. Ce service rencontre un vrai succès puisqu’au 31 décembre 2009, près de 1 200 comptes ont été ouverts et plus de 3 000 déclarations créées. On retrouve parmi les utilisateurs des maisons d’édition, des auteurs auto-édités, des associations, des administrations, des revues scientifiques, des magazines, des journaux d’entreprise, etc… La BnF poursuivra le perfectionnement de ce service en mettant en œuvre d’autres développements dans les prochains mois et les prochaines années. Agnès Démay et Virginia Latrobe La Bibliothèque numérique des enfants Un nouvel espace dédié aux jeunes de 8 à 12 ans propose une approche ludique de l’éducation au livre et à la lecture, à travers des activités multiples conçues à partir des collections de la BnF. Le site de la BnF vient de s’enrichir d’un espace qui s’adresse directement aux plus jeunes. Il offre une large palette d’activités autour du livre et de l’écrit, dans une approche ludique et interactive qui privilégie l’autonomie de l’enfant, stimule sa curiosité et son envie de créer. Tous les types de livres sont représentés : abécédaires et imagiers, récits animaliers, encyclopédies, aventures, fictions, contes et légendes, livres d’art et de poésie… Les collections de la BnF sont la matière première de ce programme, dont les activités se déploient aussi autour de plusieurs centaines de livres de jeunesse, en accord avec des éditeurs comme l’École des loisirs, Gallimard jeunesse ou Actes Sud junior. Voyager et jouer Dans cette Bibliothèque numérique des enfants, l’internaute en herbe pourra tout à loisir – seul ou avec l’aide d’un adulte – déambuler dans des salles de lecture virtuelles, des cabinets de curiosités, des galeries d’images, des audito- riums, des magasins de secrets, des chambres d’histoires… Dans chacun de ces lieux, il trouvera des ressources et des outils pour découvrir, s’étonner, fabriquer des choses, communiquer… D’un clic, le voilà à la Réserve des livres rares, où il pourra consulter par exemple le facsimilé numérique du Roman de Renart ou le Livre des merveilles de Marco Polo. Des parcours-découvertes conçus comme des voyages au sein de la bibliothèque lui feront découvrir la légende arthurienne ou l’histoire des écritures à travers de multiples rencontres et des surprises… sans oublier des jeux de lettres autour des abécédaires, des jeux de codage et décodage de messages autour des écritures, des ateliers pour mettre en page un livre, concevoir un album ou une exposition… Un « coin des enseignants » permet à ces derniers d’utiliser cet outil dans le cadre scolaire, et dans le « coin des parents », ceux-ci accompagneront leur enfant dans l’aventure du livre. S.L. À découvrir sur le site bnf.fr Chroniques de la BnF – n°53 – 27



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