Chroniques n°53 mar/avr 2010
Chroniques n°53 mar/avr 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°53 de mar/avr 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (209 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : Qumrân, le secret des manuscrits de la mer Morte

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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La restauration et la numérisation des maquettes de décors de la Bibliothèque-musée de l’Opéra Après avoir mis en ligne sa collection d’esquisses de décors du XIX e siècle, la Bibliothèque-musée de l’Opéra entreprend la numérisation de ses maquettes restaurées, remontées et photographiées sous un éclairage proche de celui de l’époque. 22 – Chroniques de la BnF – n°53 Les artistes chargés par la direction de l’Opéra de concevoir les décors d’un spectacle étaient tenus de remettre à l’administration du théâtre des esquisses planes et des maquettes en volume de ces décors. À la différence des esquisses, les maquettes sont à l’échelle de la scène (4 cm pour 1 m) et permettent de donner une image fidèle du décor projeté. Si les plus anciennes conservées à la BMO datent des années 1840, la plupart sont postérieures à 1860. Les maquettes en volume semblent avoir été déposées beaucoup plus systématiquement que les esquisses, si bien que pour un certain nombre de productions, elles sont les seuls documents qui permettent de se faire une idée précise des décors. Depuis l’ouverture d’un musée dans le palais Garnier, en 1881, un espace baptisé « galerie des guignols » sert à leur présentation au public. Ces maquettes sont constituées chacune de plusieurs éléments de carton peint conservés à plat dans de grandes enveloppes. Elles doivent donc être restaurées et montées – comme nos actuels modèles réduits – pour pouvoir être montrées par roule- Jean-Louis Chéret Maquette du décor pour l’Acte I de La Juive : carrefour de la ville de Constance, 1875, 88 x 66 x 66 cm. ment dans les espaces de la BMO, mais aussi au musée d’Orsay ou à l’occasion d’expositions temporaires, en France et à l’étranger. Une équipe de restaurateurs du département de la Conservation de la BnF, constituée de Thierry Aubry, Alain Broca, Anne-Laure Delaplanche et Isabelle Lacheré, est chargée de ces travaux délicats. Mis à part la trentaine de maquettes par an ainsi exposées, le reste du fonds (3 000 documents environ) pose de gros problèmes de communication. Il a donc été décidé que les maquettes, une fois restaurées et mon-
tées, seraient numérisées. Elles sont photographiées par Stéphane Méziache et Stéphane Clousier, qui s’emploient à offrir au public une douzaine de prises de vue par maquette, en faisant varier les angles, les focales et l’éclairage. La plupart de ces maquettes, en effet, correspondent à des décors qui étaient éclairés grâce à des becs de gaz. À l’occasion de son travail de fin de scolarité à l’Institut national du patrimoine, le restaurateur Vincent Farelly a réussi à recréer l’illusion de cet éclairage grâce à des diodes électroluminescentes (LED). Les maquettes du XIX e siècle sont donc photographiées sous une lumière électrique classique, d’une part, et éclairées par ces LED, d’autre part. Les maquettes libres de droit sont consultables en ligne sur Gallica et dans le catalogue général de la BnF. Les images de celles qui sont sous droit ne sont accessibles que dans les emprises de la BnF. Mathias Auclair et Pauline Girard BnF, BMO Collections > 6 000 documents centrés sur les entreprises et la vie professionnelle sont mis à disposition par Prisme. S’y ajoutent 200 revues et 25 bases de données en ligne sur les marchés et les acteurs économiques. Martin Lazarus, un entrepreneur familier de Prisme D’origine indienne, Martin Lazarus vit en France depuis 25 ans. Il a débuté dans le secteur agro-alimentaire pour une gamme de plats surgelés asiatiques. En 1985, il crée sa première entreprise. Puis, en 1992, il se lance dans la création d’une entreprise de livraison à domicile. La société se développe, passe à 300 salariés au bout de dix mois. Mais le montage juridique défaillant de l’entreprise la met en difficulté et oblige Martin Lazarus à vendre. Il reste six mois comme consultant, puis se remet en selle et ouvre deux restaurants bio. Après une formation en nutrition, il s’intéresse aux compléments alimentaires. « Avec mon associé, ingénieur chimiste, nous avons mis au point un projet de production de compléments alimentaires associant la phytothérapie occidentale et la science ayurvédique indienne. C’est grâce aux études de marché et à la documentation que j’ai trouvées à Prisme que j’ai pu affiner le projet de départ et en faire un projet innovant. » Les informations collectées ont fait complètement évoluer son projet « Aujourd’hui nous avons passé plusieurs concours dont celui de la Ville de Paris sur l’innovation, et nous avons été classés au Top 30 sur les 380 projets présentés. Nous avons des contacts au Qatar : des centrales d’achat sont d’accord pour acheter nos produits. En Inde, ce marché est naissant et très rentable. Notre activité va démarrer en même temps dans le réseau des pharmacies françaises et en Inde ». On lui souhaite bonne chance dans cette aventure. © Photo Pascal Lafay, BnF. Un centre de ressources sur le monde de l’entreprise La BnF met à la disposition des créateurs d’entreprise, demandeurs d’emploi et étudiants une offre unique, le Pôle de ressources et d’information sur le monde de l’entreprise (Prisme). Explications. Au sein du département Droit, économie, politique, ce centre de ressources met à la disposition des étudiants et des professionnels une offre sans équivalent en France en matière d’information économique : études de marché, données financières et stratégiques sur les entreprises, répertoires de sociétés, presse professionnelle… couvrant tous les secteurs d’activité. On peut y trouver une étude de marché sur le commerce des produits bio en 2010, le guide de l’e-commerce, l’annuaire des comités d’entreprise… Les publics de Prisme viennent de tous horizons. Sa documentation est précieuse pour les étudiants des écoles de commerce et de filières professionnelles aussi diverses que les masters de mode/stylisme ou les BTS de gardiennage-sécurité qui nécessitent de plus en plus de connaissances économiques. Mais aussi pour les demandeurs d’emploi et les créateurs d’entreprise qui construisent leur projet. À ces derniers, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) offre une large gamme de services : informations techniques, conseils individualisés, formations, aide aux formalités… Depuis décembre 2009, suite à la signature d’une convention de partenariat, les conseillers de la CCIP orientent vers la BnF les créateurs et repreneurs d’entreprise qu’ils soutiennent afi n qu’ils puissent y trouver les ressources dont ils ont besoin en matière d’information économique. Ils les incitent aussi à participer aux ateliers d’initiation, animés par le pôle Prisme tous les jeudis matin. C’est l’occasion d’apprendre à identifier les ressources utiles et à les exploiter de façon pertinente. La carte Pro Pour les professionnels en activité, salariés d’entreprise, travailleurs indépendants et permanents d’association, la carte Pro (120 euros par an) donne accès, en plus des bibliothèques du Haut et du Rez-de-jardin, à des places spécifiques en salle C (sciences et techniques) et en salle D (droit, économie, gestion, Prisme). Elle donne droit également à une demi-journée d’initiation aux ressources documentaires, conçue « sur mesure » pour chaque titulaire de carte. Sylvie Lisiecki Chroniques de la BnF – n°53 – 23



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