Chroniques n°53 mar/avr 2010
Chroniques n°53 mar/avr 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°53 de mar/avr 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (209 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : Qumrân, le secret des manuscrits de la mer Morte

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Expos hors les murs > Chopin à Paris, dans l’atelier du compositeur Fruit d’une collaboration entre la BnF et le musée de la Musique, cette exposition prend place dans l’année Chopin comme l’un des principaux événements destinés à célébrer le bicentenaire de la naissance du musicien. Qui adopta Paris, capitale musicale européenne au XIX e siècle. Frédéric Chopin est né en Pologne, à Zelazowa Wola près de Varsovie, d’un père français et d’une mère polonaise, le 1 er mars 1810. Si son nom et son art sont étroitement attachés à la France, c’est qu’il évolue durant toute son enfance dans un milieu français et francophone (son père est professeur de français), et aussi parce qu’arrivé à Paris en 1831, il y restera jusqu’à sa mort, le 17 octobre 1849. Les événements politiques qui se jouent en Pologne en 1831 expliquent cet exil : le soulèvement de Varsovie et sa répression provoquent un départ massif des Polonais vers Paris, où se reforme une importante communauté. Très lié, par diverses amitiés, à ce milieu de « la Pologne à Paris », constitué en grande partie des élites et de l’aristocratie du pays, le compositeur restera marqué pendant toute sa période française par l’inspiration polonaise. Mais Paris, 16 – Chroniques de la BnF – n°53 Ci-dessus Partition autographe de Ballade pour piano en Fa majeur, opus 38. Ci-dessous Frédéric Chopin, photographie de Czeslaw Olszewski, 1936, d’après un daguerréotype de Louis-Auguste Bisson vers 1847. Institut Frédéric Chopin, Varsovie. BnF, Musique. capitale musicale européenne, ville des théâtres et des salles de concert où défilent des cohortes de virtuoses, est aussi pour lui un nouveau milieu intellectuel et artistique. À son contact s’épanouissent son talent de pianiste compositeur et sa réputation de pédagogue. L’exposition rappelle, grâce aux collections instrumentales du musée de la Musique, combien fut importante la facture du piano au temps de Chopin, et les progrès que fit connaître à l’instrument un inventeur comme Camille Pleyel, ami du pianiste. Un enfant du siècle Polonais à Paris, Chopin est aussi un enfant du siècle et appartient à la communauté romantique : ami de Delacroix, proche de George Sand dont il partagera la vie entre 1838 et 1847, il fréquente les salons de la Nouvelle Athènes, au square d’Orléans, où il habite avec la romancière à partir de 1842. Son rôle de professeur de piano l’amène aussi dans les salons de la haute bourgeoisie et de la noblesse parisiennes, dans les augustes quartiers du Marais et du « vieux Faubourg » Saint- Germain, ou encore dans les récents quartiers d’affaires comme la Chaussée d’Antin. Paris a donc eu un rôle central dans la construction de la personnalité artistique de Chopin. C’est pourquoi l’exposition, qui s’articule autour de la collection de manuscrits autographes conservés au département de la Musique de la BnF, s’ouvre sur une partie consacrée à Paris, capitale du piano (« Pianopolis ») ; un deuxième moment est consacré aux « Cercles artistiques et amicaux », tandis que le troisième temps fait entrer le visiteur dans « l’atelier du compositeur ». Si Chopin, au contraire de son contemporain Franz Liszt, a peu aimé le rôle public du virtuose et les concerts donnés devant la foule, il laisse une œuvre extrêmement variée, allant de la forme courte (mazurkas, valses, nocturnes, études) aux grandes structures (polonaises, ballades). Les compositeurs comme Bach et Mozart, mais aussi le bel canto et le grand opéra lui sont des sources d’inspiration. L’exposition concentre son propos sur la « fabrication » de ses œuvres essentiellement pianistiques, présentant les différentes étapes de la composition, de l’esquisse à l’édition, en passant par les brouillons, les premières épreuves et les épreuves corrigées. Montrer Chopin compositeur au travail, c’est entrer dans les secrets de son jeu instrumental, tant l’improvisation pianistique, où il était maître, fait partie chez lui du processus d’écriture musicale. Un parcours d’enregistrements sonores des œuvres présentées permet de s’immerger dans l’univers du musicien. Cécile Reynaud Chopin à Paris. L’atelier du compositeur Du 9 mars au 6 juin 2010 Cité de la Musique 221, avenue Jean Jaurès, 75019 Paris Commissariat : Cécile Reynaud, conservateur à la BnF, Jean-Jacques Eigeldinger, musicologue, université de Genève, Thierry Maniguet, conservateur au musée de la Musique. Publications Revue de la BnF n°34, dossier Chopin, mars 2010. BnF, Musique.
BnF, Réserve des Livres rares. Expos hors les murs > International > La langue française s’expose à Taipei Le choix d’exposer à Taipei une soixantaine de documents de langue française témoigne d’une culture spécifique et d’un système singulier de représentation d’idées et de concepts. En français dans le texte. Qu’est-ce que la culture française ? Soixante documents, si éclectiques soient-ils, sont peu pour faire une réponse. Mais assez pour émettre une hypothèse. Tous les textes – imprimés, manuscrits, esquisses, notes… – sélectionnés dans les collections de la BnF et exposés au Salon du livre de Taïwan et à la Bibliothèque nationale de Taipei ont un point commun : la langue française. Ceux qui ont écrit et publié dans cette langue l’ont aimée et travaillée. Certains parce que, comme écrivains, ils en ont fait la matière de leur invention. D’autres, architectes, ingénieurs, musiciens, parce que c’est dans cette langue qu’ils ont mis au point l’invention ou l’œuvre qui allait les rendre célébres. C’est dire si la culture française est d’abord affaire de langue – ni vernaculaire ni véhiculaire, mais langue « de culture », système singulier où s’élaborent, « en français dans le texte », des idées, des concepts, des représentations qui n’appartiennent qu’à elle. Thierry Grillet Du 27 janvier au 1 er février 2010 Salon international du livre de Taïwan Du 25 janvier au 27 février 2010 Bibliothèque nationale, Taipei BnF, Musique. BnF, Estampes et photographie. En haut Claude Simon, La Route des Flandres, Paris, 1960. Ci-contre Monsieur Eiffel au sommet de la tour, Exposition universelle de Paris, 1889, photo Neurdain Frères. Partition de la chanson Les Feuilles mortes, dans le film de Marcel Carné, Les Portes de la nuit, 1946. Bibliothèque de Shanghai. Un don à la Bibliothèque de Shanghai À l’occasion de l’Exposition universelle de Shanghai, en mai 2010, la BnF offre à la Bibliothèque publique de la ville des livres pour un montant de 10 000 euros. Ce prestigieux établissement avec lequel la BnF échange, depuis près de vingt-cinq ans, des livres et des revues, est un immense bâtiment moderne au cœur de la métropole chinoise. Il abrite plus de 13 millions de livres, mais aussi des centaines de milliers d’autres documents précieux, manuscrits, imprimés, antiquités et archives de la Chine la plus ancienne. Utilisé quotidiennement par plus de 10 000 lecteurs, c’est l’une des dix bibliothèques les plus importantes du monde et la plus grande du continent asiatique. Le don de la BnF à Shanghai est constitué d’ouvrages neufs spécialement acquis pour cette opération. Les livres ont été choisis d’abord sur des sujets liés au thème de l’Exposition : « Meilleure ville, meilleure vie ». Architecture, urbanisme et développement durable y sont donc très présents. Mais au-delà, il s’agit d’offrir au public chinois un panorama de la culture française, des « classiques » aux auteurs majeurs de la France contemporaine. Tout en privilégiant les éditions prestigieuses (collection de la Pléiade, « beaux livres ») et les ouvrages de référence (dictionnaires, encyclopédies), le don à Shanghai contient aussi des documents sur la civilisation française et sur les échanges franco-chinois : histoire des Français en Chine, collections d’art chinois en France, Opéra de Pékin. Cette sélection permettra à la BnF de rejoindre la liste des donateurs de cette « Bibliothèque des amitiés » proposée au public de Shanghai, aux côtés par exemple de la Bibliothèque publique de San Francisco, des bibliothèques universitaires de Stockholm et de Göteborg, ou encore de la Bibliotheca Alexandrina d’Égypte. Mikaël Nichanian et Benoît Tuleu Chroniques de la BnF – n°53 – 17



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