Chroniques n°52 jan/fév 2010
Chroniques n°52 jan/fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°52 de jan/fév 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : La bibliothèque du Haut-de-jardin en 2012

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dossier > HAUT-DE-JARDIN 2012 L’exemple espagnol Milagros del Corral est depuis 2007 directrice générale de la Bibliothèque nationale d’Espagne. Elle a accepté de parler des évolutions actuelles et à venir de son institution. Rencontre avec une pasionaria de la culture. Chroniques : La Bibliothèque nationale d’Espagne est, comme la BnF, ouverte à la fois aux publics des chercheurs et au « grand public ». Avez-vous une stratégie de diversification des publics ? Milagros del Corral : La BnE propose deux types de carnets : lecteur et chercheur. Depuis mai 2009, le carnet lecteur peut être obtenu à partir de 16 ans, au lieu de 18 auparavant. Suite à une étude des usagers et des non-usagers qui devraient l’être, plusieurs pistes de travail nous ont paru intéressantes. Elles sont aujourd’hui à l’étude. La médiation est en passe de devenir – avec le développement du numérique – la « grande affaire » des bibliothèques. Quelle est votre politique dans ce domaine ? M. d.C. Nous prêtons de plus en plus d’attention à l’enseignement secondaire. C’est ainsi que nous avons développé une coopération avec les lycées de la Communauté autonome de Madrid, qui visitent systématiquement nos expositions et reçoivent à l’avance des guides pédagogiques rédigés à leur intention (livre du professeur, fiches des étudiants). Ces guides sont imprimés sur CD et diffusés sur Educared, un réseau d’éducation en ligne utilisé par plus de 27 000 enseignants du secondaire de toute l’Espagne et de l’Amérique latine. Nous venons d’apprendre que la Fondation Repsol [pétrolière multinationale d’origine espagnole] est prête à fi nancer cette opération, jusqu’à présent financée par le budget de la BnE. 18 – Chroniques de la BnF – n°52 Quelles sont les innovations récentes en matière de services aux lecteurs ? M. d.C. Plusieurs services aux lecteurs peuvent être effectués à travers le web de la BnE : demande du carnet de lecteur, réserve des livres, des pupitres de lecture, de prêts interbibliothécaires, de titres à numériser, de participation à des visites guidées ou à des cours d’introduction aux services de la BnE, inscription des enfants aux ateliers du week-end, etc. Quel rôle vous semblent pouvoir jouer l’internet et les médias sociaux (web 2.0, blogs…) dans la vie des bibliothèques ? Qu’avezvous mis en place à la BnE ? M. d.C. Depuis mai 2009, notre web propose des blogs, de groupes de discussion et des enquêtes diverses sur des sujets d’actualité. Nous avons aussi ouvert un compte BnE sur Facebook, qui est très vivant ; lorsque nous avons atteint nos premiers 1000 fans, nous avons organisé une rencontre à la Bibliothèque avec une visite qui a été suivie par quelque 200 personnes. Actuellement, nous avons plus de 14 600 fans… Nous publions sur Facebook toutes les informations sur nos activités ainsi que les statistiques d’interactions (plus de 100 par semaine). La composition de nos fans est très intéressante : bibliothécaires, éditeurs, journalistes, universitaires, blogueurs intéressés par la lecture… Il faut ajouter à cela un canal sur YouTube qui propose de nombreuses vidéos sur l’histoire de la BnE, ainsi que sur nos conférences et nos rencontres littéraires. Quel type de manifestations proposez-vous et à quels publics ? M. d.C. Nos activités culturelles – une cinquantaine par mois – sont composées d’expositions, de cycles de conférences liés notamment à des expositions, de débats littéraires. Nous proposons également des ateliers pour enfants sur les sujets les plus divers mais toujours en relation avec la Bibliothèque. Ces ateliers sont proposés les week-ends par le Musée de la Bibliothèque, qui organise aussi des conférences de vulgarisation sur « la pièce du mois ». Actuellement, tout tourne autour du braille… avec par exemple une démonstration de chiens-guides dans le jardin de la Bibliothèque. Nous participons à la Nuit blanche et organisons chaque année une Journée Portes ouvertes, au cours de laquelle nous montrons quelques pièces importantes, les restaurateurs expliquent leur travail… Vous voyez donc l’importance que nous attachons à nos activités qui, gratuites et ouvertes à tous, ont pour objectif de donner envie de mieux nous connaître et, nous l’espérons, d’éveiller des vocations de lecteurs et de chercheurs. Propos recueillis par Sylvie Lisiecki Le point de vue de Kristian Jensen directeur des collections britanniques à la British Library Quelles sont les innovations récentes ou à venir de la British Library en matière de services aux lecteurs ? Tout en poursuivant le développement de nos services aux lecteurs, comme l’accès à des portions toujours plus grandes de notre catalogue par exemple, nous amorçons un grand tournant en intensifiant l’usage des nouveaux modes de communication avec nos usagers. Notre personnel met en ligne des podcasts et des vidéos. D’aucuns seraient surpris d’apprendre que notre vidéo la plus populaire sur Youtube est un exposé sur le Codex Sinaiticus. Nous utilisons Twitter et des blogs pour communiquer avec de nouveaux groupes de chercheurs. Une de nos conservatrices publie par exemple un blog très fréquenté sur son travail, consistant à cataloguer les œuvres de Ted Hughes, un grand poète anglais du XX e siècle. Nous avons également en projet une cartographie sonore du Royaume-Uni générée par les utilisateurs. Quel bilan tirez-vous de votre stratégie de diversification des publics ? Les espaces publics de la British Library sont fréquentés par des usagers toujours plus nombreux et aux profils variés. Lorsqu’on pénètre dans la bibliothèque, le « Bureau d’accueil » met à la disposition des usagers une équipe dédiée afin de les familiariser avec ce lieu. Nous avons installé un mobilier confortable ainsi qu’un accès WIFI, désormais gratuit. Cela a permis la création d’espaces de travail informels où étudiants, chercheurs, professionnels indépendants et grand public peuvent travailler, se rencontrer et échanger des idées. L’espace public est depuis très fréquenté, chaque recoin est occupé par une personne travaillant seule ou en petit groupe. La British Library est maintenant un espace bruissant d’énergie, grâce aux moyens que nous avons mis en place pour simplifier les choses sans rien imposer.
© BnF, Estampes et photographie. © ADAGP 2009. Expos hors les murs > Estampes modernes à Lyon Picasso, Matisse, Miró, Brauner. Pour son exposition sur les estampes modernes, la BnF prête à la bibliothèque de Lyon une sélection de quatre artistes majeurs qui ont exploré cette technique avec bonheur. La bibliothèque municipale de Lyon expose une sélection d’estampes modernes choisies dans les collections du département des Estampes et de la Photographie de la BnF. Cette période des années 1930 à 1960 est peu représentée dans les collections de Lyon, qui est cependant riche de 100 000 estampes anciennes (du XVI e au XVIII e siècle) et de près d’un millier d’estampes contemporaines. Le choix, volontairement restreint à quatre artistes (Picasso, Matisse, Miró et Brauner) permet de saisir l’importance et la vitalité de la gravure dans leur œuvre. En utilisant et en poussant aux limites toutes les techniques de l’estampe, ils ont fait de cette pratique exigeante un laboratoire d’expérimentation. Le trait fin et le geste sûr des eaux-fortes de Picasso, qui traduit sa familiarité et son goût pour la plaque de cuivre (années 1920-1930) précède les lithographies aux effets graphiques des années 1940 et les masses charpentées de ses linogravures de 1959, travaillées en aplats de couleurs. Les figures endormies et les portraits de Matisse (années 1920 à 1940) côtoient sa série des Danseuses acrobates (1931-1932). Miró, représenté par des lithographies, eaux-fortes et À gauche Joan Miró Le Mangeur de soleil lithographie, 1955. À droite Léon Méhédin Campagne d’Italie, 1859. aquatintes (entre 1950 et 1960), donne la mesure de son attirance pour la gravure, y investissant son célèbre vocabulaire de boules étoilées, spires, lignes brisées. Une série de portraits de Victor Brauner tirée de Codex d’un visage (1961) montre une approche sérielle de l’estampe, révélant le potentiel de répétition et de modification compris dans la gravure. Des portraits rangés sagement sur le format, se modifiant peu à peu, semblent annoncer l’art sériel tout en révélant peu à peu de délicieux accents d’humour et de dérision. Traits modernes – Picasso, Matisse, Miró, Brauner Estampes de la BnF Du 30 janvier au 30 avril 2010 Bibliothèque municipale de Lyon La Part Dieu – 30, boulevard Vivier Merle Éloge du négatif : le calotype en Italie, 1841-1865 Le musée du Petit Palais avec l’Atelier de restauration et conservation de la Ville de Paris et la Fondation Fratelli Alinari pour l’histoire de la photographie organisent une exposition dédiée à l’histoire du négatif sur papier, dit calotype, en Italie au milieu du XIX e siècle. Cette technique mise au point par l’Anglais Fox Talbot rencontra en effet un grand succès auprès des artistes et voyageurs. La BnF, qui prépare elle-même pour l’automne 2010 une exposition sur le calotype français, a été heureuse de collaborer à ce beau projet complémentaire en participant au comité scientifique et en prêtant 34 œuvres qui seront présentées successivement à Paris et à Florence. Éloge du négatif : le calotype en Italie, 1841-1865 Du 18 février au 2 mai 2010 Petit-Palais, Paris À partir du 9 septembre 2010 Musée national Alinari de la Photographie, Florence Chroniques de la BnF – n°52 – 19 © BnF, Estampes et photographie.



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