Chroniques n°52 jan/fév 2010
Chroniques n°52 jan/fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°52 de jan/fév 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : La bibliothèque du Haut-de-jardin en 2012

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Auditoriums > Réveiller de belles endormies Exhumer des collections de la BnF des partitions inédites et jouer ces œuvres devant le public du grand auditorium : c’est à cette belle aventure que nous convient Jean-Luc Tingaud et les jeunes musiciens de l’orchestre-atelier OstinatO. Jean-Luc Tingaud est un chef d’orchestre reconnu. Pourtant, lorsqu’il s’agit de faire revivre des œuvres inédites, il prend d’autres casquettes, bien en amont du concert. Détective d’abord lorsqu’il s’agit d’identifier les inédits dans les fonds de la BnF. Musicologue ensuite, quand il entame un passionnant travail qui lui permettra de déceler la véritable valeur des partitions qu’il a mises au jour et, le cas échéant, d’établir à partir de ces sources une édition moderne : « Il faut retrouver le geste d’un compositeur, voir sous sa plume le jaillissement du texte. Son intention se dessine plus nettement que sur une partition éditée où tout est codifié. » Jean-Luc Tingaud revêt enfin son habit de chef d’orchestre quand vient le grand moment du concert. Une expérience très particulière pour lui et ses musiciens : « Nous éprouvons une grande émotion à faire revivre une partition qui n’a pas été jouée depuis sa création, explique-t-il. C’est un vrai travail de pionniers, qui 12 – Chroniques de la BnF – n°52 a une résonance très profonde. Les musiciens ont l’impression de participer à un moment historique puisqu’ils interprètent des morceaux qui n’ont pas été joués depuis plus d’un siècle. » © Vincent Lappartient. Jean-Luc Tingaud et l’orchestre OstinatO. Georges Dandin, un opéra « gigantesque et saisissant » Cette année, le fin limier Tingaud a été mis sur la piste de partitions inédites de Charles Gounod par l’intermédiaire de la biographie monumentale du compositeur réalisée par Gérard Condé. Ainsi, le 2 février, trois œuvres inédites de Gounod sont au programme, offrant un large panorama de la musique de l’auteur de Mireille et de Faust. Le domaine vocal est évoqué avec l’ouverture et des extraits de Georges Dandin. Cette pièce, réalisée d’après le texte de Molière était, avant qu’il ne l’abandonne, un grand projet lyrique de Gounod qui souhaitait que son opéra soit « gigantesque, énorme et saisissant ». Une collaboration avec l’Université de Yale (qui conserve le manuscrit dans ses fonds) a permis à Jean-Luc Tingaud et OstinatO de proposer l’ouverture complète et certains extraits particulièrement révélateurs de ce qu’aurait pu devenir l’œuvre. La musique sacrée, essentielle chez Gounod – grand auteur de messes – est abordée à travers une légende dramatique intitulée La Communion des saints. Composée en 1889 d’après une poésie de Frédéric Mistral, elle fut créée au Conservatoire pour les Concerts du Vendredi Saint en 1891. À l’époque, la presse avait été fort élogieuse, les critiques comparant cette Communion des saints avec L’Enfance du Christ de Berlioz et le Parcifal de Wagner. Enfin, deux mouvements de la Troisième Symphonie (inachevée) viendront compléter le portrait de Gounod, en symphoniste cette fois. Une seconde vie Le fait même que des partitions soient restées si longtemps au fond des cartons jette immédiatement la suspicion sur leur qualité. Pourtant, les pièces choisies ne sont en aucun cas des textes plus faibles dans la production de leur auteur : « Des raisons historiques tenant au mode de fonctionnement de l’édition musicale, aux circonstances de production et à la vie de chaque auteur font que parfois l’œuvre n’a pas été éditée, explique Jean-Luc Tingaud. Elle a donc été jouée une unique fois, sur un matériel d’orchestre manuscrit, avant d’entrer dans les collections de la BnF où, faute d’édition et donc de diffusion, elle dort depuis un siècle. » L’éveil de l’œuvre ainsi redécouverte sera cette fois bien défi nitif puisque, au-delà du concert donné et enregistré à la BnF, l’édition établie par Jean-Luc Tingaud permettra au texte d’entrer dans le répertoire et d’être alors joué à travers le monde. Delphine Andrieux Les inédits de la BnF Charles Gounod : La Communion des saints (inédit) ; Ouverture de Georges Dandin (inédit) ; un mouvement de la Troisième Symphonie (inédit) ; Symphonie n°1 Par l’Orchestre-Atelier OstinatO dirigé par Jean-Luc Tingaud avec Suzanne Bungaard (soprano) mardi 2 février 18 h 30 - 20 h site François-Mitterrand Grand auditorium/hall Est
Haut-de-jardin 2012 Faire évoluer la bibliothèque du Haut-de-jardin pourquoi ? Le futur café des Globes. Nous vous l’avions annoncé en septembre dernier, la bibliothèque tout public du Haut-de-jardin va faire l’objet d’un profond remaniement. Parce que la révolution de l’internet et du numérique entraîne de nouvelles pratiques, que les publics se diversifient, que la BnF se doit de répondre aux attentes des lecteurs… des études et des enquêtes ont été lancées dès 2008 pour mener à bien une évolution nécessaire. Expérimentation de plages de gratuité, mise en place d’un accompagnement sur mesure, espaces plus conviviaux, cap sur le numérique, ce dossier spécial « Haut-de-jardin » revient en détail sur ce que sera le nouveau visage de la bibliothèque. Dossier réalisé par Denis BruckmannIllustrations Stéphane Humbert-Basset Dossier Chroniques de la BnF – n°52 – 13



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