Chroniques n°51 nov/déc 2009
Chroniques n°51 nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51 de nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : La légende du roi Arthur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
Expositions > La BnF joue dans la cour d’Arthur Le 5 décembre, la BnF remonte le temps et accueille le public pour revivre avec lui, à travers des jeux de rôles, toute la richesse des mythes arthuriens. Une journée qui promet d’être mouvementée. Une jeune fille en détresse, un dragon à terrasser, un preux chevalier, la quête de l’absolu… samedi 5 décembre, dans le cadre de l’exposition La Légende du roi Arthur, la BnF, le collectif Imaginez.net (www.imaginez.net) et la Fédération française des jeux de rôles proposent de découvrir ces légendes merveilleuses sous l’angle original et ludique du jeu de rôles. À travers le jeu d’imaginaire collaboratif « Quêtes arthuriennes », le public pourra interpréter un personnage au temps du roi Arthur et lui faire vivre des quêtes épiques. Que ce soit pour dix minutes ou pour une heure, des tables de jeu installées dans le hall Ouest accueilleront les joueurs avertis comme les simples curieux tout au long de la journée. Sans esprit de compétition, les joueurs imagineront et décriront les actions de leur personnage. En fin de journée, des parties plus longues seront proposées à ceux qui désirent p our s u i v r e l’aventure. 8 – Chroniques de la BnF – n°51 « Quêtes arthuriennes » permet une nouvelle exploration de la Table ronde, sous l’angle interactif d’un jeu qui ne nécessite que la parole et l’imagination. Un jeu de rôles qui ne manquera pas de faire revivre les grands motifs de l’épopée arthurienne développés dans l’exposition de la BnF tels le Graal, la Table ronde, les chevaliers, l’amour courtois, les trahisons et les luttes de pouvoir… comme autant de valeurs universelles qui peuvent être réinterprétées à chaque époque. Au cours de cette même journée, deux projections gratuites seront également proposées, illustrant là encore la réception du mythe arthurien aujourd’hui. Excalibur, le film américano-britannique d’aventures fantastiques et de chevalerie, réalisé par John Boorman, en 1981 (130 min.) sera projeté à 14 heures ; Monty Python : Sacré Graal ! film britannique écrit et réalisé par Terry Jones et Terry Gilliam des Monty Python en 1975 (91 min.) sera quant à lui projeté à 16 h 30. Sandrine Le Dallic Samedi 5 décembre 2009 Jeu de rôles, hall Ouest, 14 h 30-22 h Projections, Petit auditorium, 14 heures et 16 h 30 exposition virtuelle expositions.bnf/arthur Retrouvez tous les rendez-vous autour de la légende du roi Arthur dans l’agenda central. © BnF, Manuscrits. En haut Tristan apporte la tête du dragon, Tristan de Gottfried de Strasbourg, vers 1485, Haguenau, Bibliothèque royale de Belgique. En bas Lancelot à la chapelle du Graal, Queste Vulgate et Poste-Vulgate, vers 1380, Milan. Dans la peau d’un chevalier Qu’est-ce qu’un héros ? L’exposition consacrée à la légende arthurienne permet de prolonger la réflexion largement amorcée avec les expositions Homère, Héros – D’Achille à Zidane et Babar, Happy Potter et Cie. Le chevalier est certes un héros parfait, beau, aristocratique, plein de vaillance et de générosité. Mais il vit aussi dans un univers codifié où la quête et l’errance répondent à des règles incontournables. C’est à la double exploration de ce monde merveilleux mais extrêmement contraint que sont invités les élèves à partir d’une visite de l’exposition. Il s’agit pour eux d’entrer dans la posture chevaleresque à travers la mise en scène d’un langage « noble » et d’une gestuelle courtoise. Pour les classes de primaire, la question de l’équipement du chevalier est posée avec la création d’une figurine en carton léger. En effet, les enfants doivent habiller leur héros, lui trouver un nom, ce qui est une tâche délicate car tous les noms ont un sens précis dans la littérature arthurienne. Puis créer un écu… travail cette fois-ci très codé puisque chaque couleur ou animal a un symbole particulier. C’est pourquoi quelques notions sur les armoiries et le code des couleurs seront expliqués. Pour terminer, chacun se présentera devant la reine Guenièvre qui les « adoubera » et leur fera don de leur première aventure ! Pour les classes de collège, la problématique du héros est abordée par un jeu de rôle quelque peu imprévu. Par la mise en scène d’un faux journal télévisé, les élèves se transforment en journalistes et proposent un reportage autour d’un thème choisi : la mort d’Arthur, l’enlèvement de Guenièvre, un entretien exclusif avec Merlin, l’amour courtois, les tournois… Les images qui illustrent chaque sujet traité sont tirées du fonds patrimonial de la BnF et des pièces qui sont présentées dans l’exposition. Caroline Doridot
Les Ballets russes Il y a tout juste cent ans, en 1909, s’ouvrait la première saison des Ballets russes à Paris. Cet anniversaire, conjugué au rendez-vous que propose l’année France-Russie en 2010, est l’occasion d’une exposition à la Bibliothèque-musée de l’Opéra. Entre leur création par Serge Diaghilev et la mort de leur fondateur, en 1929, la compagnie des Ballets russes donne dix-neuf « saisons » de spectacles à Paris. Lancés au Théâtre du Châtelet, les Ballets russes remportent un succès quasi immédiat et participent au renouvellement du ballet classique grâce à des chorégraphes comme Michel Fokine, Vaslav Nijinsky, Leonide Massine ou George Balanchine, mais aussi aux profondes mutations du décor et du costume de scène du début du xx e siècle. L’exposition de la BnF propose une centaine d’œuvres parmi les plus importantes de ses collections sur les Ballets russes, auxquelles s’ajoutent des pièces exceptionnelles provenant de prêts institutionnels et privés. Conçue comme une rétrospective des spectacles de cette compagnie, l’exposition tend néanmoins à privilégier les aspects scénographiques qui permettent de présenter au public les précieuses maquettes de décors et de costumes provenant des collections du secrétaire de Diaghilev, Boris Kochno, et acquises par dation, en 2002, par la Bibliothèque-musée de l’Opéra. L’exposition s’ouvre sur la figure de Serge Diaghilev ; « mécène sans argent » ainsi qu’il aime à se qualifier, il organise différentes manifestations à Paris entre 1906 et 1908 avant de proposer au public parisien, en 1909, une saison de ballet au Théâtre du Châtelet. En dépit du triomphe que connaissent ses spectacles, Diaghilev est en butte à un sévère revers financier qui met en péril l’avenir de l’entreprise mais comporte aussi des implications diplomatiques : un rapport est envoyé à la cour de Russie pour que cet « impresario amateur » soit éloigné de Paris. Mais Diaghilev parvient finalement à s’accorder avec ses créanciers pour que sa compagnie puisse donner une nouvelle série de représentations, l’année suivante, cette fois à l’Opéra. La deuxième partie de l’exposition est consacrée au décorateur Léon Bakst, qui joue un rôle central dans les choix artistiques de la compagnie à ses débuts, et au danseur Vaslav Nijinsky. Grand collectionneur d’art asiatique, Bakst fait d’innombrables références à l’Orient dans les décors et costumes des différents ballets du répertoire de la compagnie de Serge Diaghilev. Ainsi, L’Oiseau de feu s’inspire plus du Garuda hindouiste (monture du dieu Vishnu et emblème du roi du Siam) que du Zsar Ptitza russe. Une révolution esthétique Bakst, « obsédé par la Grèce antique jusqu’au délire », selon le décorateur Alexandre Benois, ne manque pas non plus de s’inspirer de modèles antiques dans ses décors et ses costumes, notamment ceux pour Narcisse et Daphnis et Chloé. Pour L’Après-midi d’un faune, il travaille étroitement avec Nijinsky. La Danse grecque antique de Maurice Emmanuel et les reliefs assyriens du Louvre inspirent l’esthétique nouvelle de la chorégraphie du ballet. Quand éclate la révolution, en 1917, la Russie se ferme aux Russes blancs, et donc aux artistes des Ballets russes. Au même moment, Diaghilev se détourne peu à peu de ses décorateurs russes pour Ci-dessus Picasso (en casquette) travaillant au rideau de scène de Parade, à Rome, en 1917. En haut et en bas Valentine Hugo, dessins pour la Danse sacrale de l’Élue dans Le Sacre du printemps de Stravinsky, chorégraphie de Nijinsky. © ADAGP 2009. demander aux artistes de l’avant-garde internationale de travailler avec lui. Ainsi, lors de leur septième saison, le 18 mai 1917, les Ballets russes créent Parade dans des décors et costumes de Picasso. Ce spectacle constitue un tournant très important dans l’esthétique de Diaghilev et l’histoire de la décoration scénique ; La Boutique fantasque (1919), d’abord confiée à Léon Bakst mais finalement décorée par André Derain, en est le symbole. Amplifiant les expériences menées par Lugné-Poe au Théâtre de l’Œuvre et par Jacques Rouché au Théâtre des Arts et à l’Opéra, Diaghilev met donc fin définitivement au monopole des « peintres-décorateurs » sur le décor de théâtre : désormais, peintres de chevalet, sculpteurs et plasticiens dessinent décors et costumes, et font du ballet l’un des rendez-vous des avant-gardes. Mathias Auclair Les Ballets russes Du 24 novembre 2009 au 23 mai 2010 Bibliothèque-musée de l’Opéra, Palais Garnier, place de l’Opéra, Paris 9 e Tous les jours, de 10 heures à 17 heures. Commissariat : Mathias Auclair, conservateur à la Bibliothèque-musée de l’Opéra, et Pierre Vidal, directeur de la Bibliothèque-musée de l’Opéra. Livre catalogue sous la direction de Mathias Auclair et Pierre Vidal, éd. Gourcuff-Gradenigo. Parallèlement, l’Opéra de Paris présente en décembre douze soirées « Ballets russes » dans leurs chorégraphies d’origine. Chroniques de la BnF – n°51 – 9 Photo Lachmann. BnF, BMO.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :