Chroniques n°49 été 2009
Chroniques n°49 été 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de été 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : John Batho, le champ d'un regard

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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En bref > Blog Lecteurs de la BnF Depuis son lancement en décembre 2008, le blog d’échanges avec tous les lecteurs de la bibliothèque propose des billets d’actualités, des informations pratiques (signets, catalogue, circuit du document…), des coups de cœur, des zooms sur des services ou les coulisses de l’établissement. Chacun peut commenter, et proposer des contributions. blog.bnf.fr/lecteurs/n Association des amis de la Bibliothèque nationale de France L’association a pour mission d’enrichir les collections de la BnF et d’en favoriser le rayonnement. De nombreux avantages sont accordés aux adhérents. Informations : comptoir d’accueil, site François-Mitterrand, hall Est Tél. : 01 53 79 82 64 www.amisbnf.orgn L’été à la BnF Comme chaque année, la BnF propose l’entrée gratuite dans les salles de lecture de la bibliothèque d’étude du site François-Mitterrand, les samedis et dimanches, du 20 juin au 16 août. Des visites, des rencontres auront lieu tout au long de l’été dans le hall Ouest avec notamment, l’organisation d’un cycle de débats hebdomadaires sur l’économie solidaire et le réseau des acteurs de l’économie à taille humaine. 4 – Chroniques de la BnF – n°49 © David Paul Carr/BnF Le catalogue de la BnF change de nom ! Le catalogue BN-Opale Plus, catalogue en ligne qui contient la majorité des références des documents conservés sur tous les sites de la BnF (soit plus de 7millions de notices descriptives de livres et périodiques, enregistrements sonores et images…) s’appelle désormais Catalogue général de la BnF. Depuis 1999, le catalogue de la BnF portait le nom de BN-Opale Plus. Dix ans après, la marque déposée à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) n’étant plus protégée, c’était l’occasion d’un nouveau baptême. Un nouveau service bientôt accessible sur bnf.fr Les lecteurs de la bibliothèque de recherche pourront bientôt consulter à distance une sélection des bases de données et des revues électroniques acquises par la BnF. Ils pourront ainsi poursuivre leurs travaux sur les collections dans leur laboratoire de recherche, à leur bureau ou à leur domicile, ou encore dans n’importe quel cybercafé. Pour plus d’informations : www.bnf.frn Nuit des musées à Richelieu Lors de la Nuit des musées, samedi 16 mai, le site Richelieu offre un accès gratuit de 19h à minuit, au musée des Monnaies, médailles et antiques ainsi qu’aux expositions du moment, Controverses, Photographies à histoires et Henri Rivière. Entre impressionnisme et japonisme. Au département des Monnaies et médailles, site Richelieu.
© Michel Urtado.BnF/Dpt des Arts du spectacle. Expositions > Craig et la marionnette En coproduction avec l’Association Jean Vilar et l’Association Themaa, la BnF expose à la Maison Jean Vilar, à Avignon, 70 pièces de son fonds Edward Gordon Craig et 50 prêts consentis par des marionnettistes contemporains. Portrait d’un grand homme de théâtre en marionnettiste… Article du Kansas City Star, 13 mars 1910, avec annotations manuscrites autographes de Craig. Avec l’aimable autorisation de Edward Gordon Craig Estate. Edward Gordon Craig fait partie de ces grands créateurs dont l’influence est si évidente aux yeux d’une génération qu’elle oublie d’en transmettre le souvenir à la génération suivante. Référence incontournable de l’esthétique théâtrale dans la première moitié du XX e siècle, Craig n’est guère aujourd’hui qu’un nom qu’on cite avec déférence, sans forcément connaître son œuvre. Comme le lui écrit T. S. Eliot dès 1955, « nombre de [ses] CRAIG ET LA MARIONNETTE 5 mai – 29 juillet 2009 Maison Jean Vilar, 8 rue de Mons, 84000 Avignon Commissariat : Patrick Le Bœuf, conservateur au département des Arts du spectacle, BnF. Évelyne Lecucq, comédienne et auteur, Association nationale des théâtres de marionnettes et des arts associés (Themaa) Publication : Craig et la marionnette, sous la direction de Patrick Le Bœuf, coédition Actes Sud/BnF, 160 p, 120 ill. couleur, 29 €. Marionnette javanaise du XIX e siècle, représentant le personnage de Semar (Mahabharata). Collection Craig. idées se sont probablement frayé un chemin dans la tête de bien des gens qui n’en connaissent pas l’origine… ». Né en 1872 à Stevenage en Angleterre, Craig est le fils de l’immense actrice shakespearienne Ellen Terry et de l’architecte Edward William Godwin. D’abord acteur, il s’initie à la gravure, puis se tourne vers la mise en scène, qu’il révolutionne à travers une dizaine de spectacles entre 1900 et 1906. Faute de financement, il doit ensuite se contenter de diffuser maquettes de décors et de costumes et articles théoriques. Son ouvrage intitulé De l’art du théâtre, publié en 1911, a un très grand retentissement. Il s’installe en France en 1936 et y meurt en 1966. Nourri de Platon, Diderot, Nietzsche et Maeterlinck, et influencé par le critique Arthur Symons, Craig juge que l’être humain est un piètre matériau, inapte à la réalisation d’une œuvre d’art : soumis à mille émotions changeantes, l’acteur n’est pas aussi fiable que les pigments du peintre ou le marbre du sculpteur. Mais par quoi le remplacer ? Les symbolistes avaient déjà proposé la marionnette, et Craig leur emboîte le pas. L’acteur et la surmarionnette En 1905, il travaille à la création d’un « théâtre international de surmarionnettes ». Ce projet ne se concrétisera pas, mais, en 1908, Craig publie dans sa revue The Mask un article intitulé « L’acteur et la surmarionnette ». Qu’est-ce qu’une « surmarionnette » ? Craig ne le précise pas, tant il a peur que d’autres ne lui volent son idée ; mais l’article fait grand bruit : de nombreux acteurs voient d’un mauvais œil ce pantin de bois qui menace de leur prendre © Michel Urtado.BnF/Dept des Arts du spectacle. Gravure sur bois d’Edward Gordon Craig, représentant la tête du personnage de Semar, 1911. Collection Craig. leur place… En 1906-1907, Craig travaille sur des marionnettes manipulées par en dessous, au moyen de tiges qui traversent le plateau. Il a un jour l’idée d’en encrer quelques-unes pour en tirer des estampages, créant les splendides Black Figures qui apparaissent comme des négatifs de la gravure sur bois traditionnelle. En 1913, Craig ouvre son « école de l’art théâtral » à Florence. La marionnette y tient une place de choix : les élèves doivent apprendre à la manipuler, mais aussi à la sculpter, afin d’analyser la source du mouvement et de trouver dans leur propre corps cette même fluidité. Il achète une impressionnante collection de marionnettes occidentales, birmanes et javanaises comme source d’inspiration. En 1914, la guerre éclate et ruine tous ses projets. Son école est fermée, les meilleurs de ses élèves meurent au combat. Il se lance alors dans l’écriture d’un cycle de 365 pièces pour marionnettes, Drama for Fools – qu’il ne termine pas. Il publie, en 1918-1919, une revue entièrement consacrée à la marionnette, The Marionnette. L’exposition se termine sur une section qui met en relation les créations contemporaines avec quelques idées-forces de Craig sur la marionnette : les traditions revisitées, le rejet du réalisme, l’acteur marionnettisé, l’exploration de l’espace et du mouvement, le jeu avec la langue et sa transmission. Peu de marionnettistes d’aujourd’hui connaissent vraiment la pensée de Craig – mais beaucoup la traduisent en action sans le savoir, vérifiant ainsi la prédiction de T. S. Eliot. Patrick Le Bœuf Chroniques de la BnF – n°49 – 5



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