Chroniques n°49 été 2009
Chroniques n°49 été 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de été 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : John Batho, le champ d'un regard

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Auditoriums > INVITATION À LA PHILOSOPHIE > DAVID, CANTATE INÉDITE DE BIZET > HISTOIRE(S) DU DISQUE > EM David, cantate inédite de Bizet La BnF fait revivre une partition manuscrite de Bizet grâce à l’orchestre OstinatO sous la direction de Jean-Luc Tingaud. L’orchestre OstinatO au théâtre du Châtelet en 2008, dirigé par Jean-Luc Tingaud. Histoire(s) du disque Un cycle de conférences sur les évolutions du disque depuis son invention jusqu’à aujourd’hui. La collection d’enregistrements sonores du département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque nationale de France est l’une des plus anciennes (avec des documents datant de 1891) et des plus importantes au monde (un million de pièces environ). S’appuyant sur cette exceptionnelle collection d’enregistrements, le cycle « Histoires du disque », entrepris par la BnF en 2008, est à nouveau proposé cette année. On y suivra l’aventure du disque – terme général recouvrant tous les supports de l’enregistrement des sons – de ses origines, en 1877, à nos jours. Produit industriel en même temps que support de création artistique, le disque occupe une place majeure dans les pratiques culturelles depuis la fin du XIX e siècle. Son histoire reste néanmoins la plupart du temps 20 – Chroniques de la BnF – n°49 Cette partition est issue d’un fonds de la bibliothèque du Conservatoire de Musique de Paris qui fut rattachée à la Bibliothèque nationale en 1934, et dont toutes les collections rejoignirent le département de la Musique. Cette foisci encore il s’agit d’une œuvre de jeu- méconnue. En confrontant le développement des techniques, l’évolution des répertoires enregistrés et de leur interprétation ainsi que les aspects commerciaux de l’édition phonographique, ces séances présenteront à tous ce média singulier qui, face à la concurrence d’Internet, vit peut-être ses dernières années. Elizabeth Giuliani CYCLE HISTOIRE DU DISQUE Du 14 mai au 25 juin 2009, le jeudi de 18h30 à 20h Site François-Mitterrand, hall Est Entrée libre, sur inscription par téléphone au 01 53 79 49 49 ou par courriel : histoiresde@bnf.fr © Jean de Latour/OstinatO LES INÉDITS DE LA BnF : CONCERT 9 juin 18h30 – 20h David, cantate inédite de Bizet par l’ensemble OstinatO Site François-Mitterrand, Grand auditorium, hall Est. Entrée libre nesse : Bizet a dix-huit ans (1856) lorsqu’il se présente au concours du prix de Rome. Comme les autres candidats, il doit composer une cantate pour trois voix solistes, soprano, ténor et basse, sur un texte obligé en vers. Pour l’heure il s’agit de David de Gaston d’Albano, pseudonyme de Mlle Julia Chevallier de Montréal. Bizet n’obtiendra qu’un second prix. Mais la cantate est cependant exécutée le 4 octobre 1856 à l’Institut de France. L’argument de cette cantate est assez « académique » comme il se doit : mythologie biblique et martiale, personnages amoureux et tourmentés, justice divine et immanence poétique, des prétextes dont Georges Bizet s’affranchit avec génie masquant quelques caractères grotesques de ce synopsis, imposé par une orchestration déjà très subtile et un travail harmonique assez audacieux mais qui respectent les codes attendus ; pas assez cependant pour obtenir un premier prix de Rome qui ne lui sera attribué que l’année suivante avec Clovis et Clothilde. La partition originale comprend le matériel d’orchestre complet de la création et les parties vocales, ainsi qu’un violon conducteur. Grâce à la collaboration de la fondation Bru-Zane, une édition moderne et scientifique est en cours de réalisation sous la supervision d’Hervé Lacombe. Jean-Loup Graton
MANUEL LE ROY LADURIE, HISTORIEN ET PRÉCURSEUR > WOODSTOCK 40 ANS APRÈS : « WHERE DID OUR LOVE GO ? » > INVITATI Woodstock 40 ans après : « Where did our love go ? » * Un journée anniversaire croisera des approches musicales, historiques et sociologiques autour de ce festival mythique. 1969. Les États-Unis s’enlisent au Viêt-nam ; Neil Armstrong a posé le pied sur la Lune ; dans Easy Rider, Peter Fonda et Dennis Hopper traversent le continent américain à moto pour une épopée tragique sur fond de LSD et de rock (Byrds, Jimi Hendrix Experience…). Rien ne saurait mieux résumer l’esprit de cette génération que le titre de Steppenwolf, Born to be wild, véritable hymne du film. Né quelques années plus tôt dans le quartier de Haight Ashbury à San Francisco, le mouvement hippie a essai - mé à travers les États-Unis et dans tout le monde libre. Paix dans le monde, libération sexuelle, écologie, respect de toutes les cultures… autant de valeurs, souvent naïves, véhiculées par cette « contreculture ». Mais ce qui caractérise avant tout ces années flower power est la musique. Jamais auparavant, dans aucun mouvement de remise en cause de l’ordre établi, la musique n’avait tenu une telle place et à une telle échelle. La musique n’accompagne pas ce mouvement, elle l’incar ne à elle seule. Naissance d’un mythe C’est dans ce contexte que prend place le festival de Woodstock (plus précisément : Woodstock Music and Art Fair). Prévu initialement à Woodstock dont il gardera le nom pour une question de notoriété, il se tient finalement sur les terres du fermier Max Yasgur à Bethel dans l’État de New York, à une soixantaine de kilomètres de là, du vendredi 15 au dimanche 17 août 1969 (en fait, au matin du 18 août). Prévu pour 50 000 spectateurs, il en accueille plus de 450000, ce qui amène les organisateurs à annoncer dès le vendredi le légendaire : « From now on, this is a free concert ! » (« À partir de maintenant, l’entrée est libre »). Cette gratuité est l’un des éléments fondateurs du « mythe » Woodstock, mais elle n’est évidemment pas le seul. Car Woodstock reste avant tout un événement musical majeur. À quelques exceptions notables près : les Rolling Stones, les Doors, Bob Dylan…, les plus grands noms de la scène rock sont présents. Woodstock va être un formidable accélérateur de carrière pour nombre Joe Cocker, Festival de Woodstock, 1969. d’artistes, grâce au disque, certes, mais aussi et surtout grâce à l’image. En effet, il ne faut pas négliger le rôle fondamental joué par l’image et plus précisément par le cinéma comme véhicule de l’imaginaire « woodstockien ». Les photos d’Elliott Landy, le film de Michael Wadleigh, etc., vont immortaliser l’incroyable culot d’un Michael Shrieve, batteur de Santana âgé de 19ans à peine, prenant un inoubliable solo de batterie ; la gestuelle de pantin désarticulé d’un jeune plombier de Sheffield, Joe Cocker, dans une version de With a little help from my friends, qui laissera béats d’admiration ses créa- JOURNÉE ANNIVERSAIRE « WOODSTOCK, 40 ANS APRÈS » 19 juin, 9h30 – 18h Site François-Mitterrand, Petit auditorium, hall Est. Entrée libre. teurs eux-mêmes : les Beatles. Jimi Hendrix clôt le festival à l’aube du lundi 18 août. Il ne reste plus que 30000spectateurs. Peu importe, le gipsy cosmi que livre un des meilleurs concerts de sa carrière météore, et tout simplement un des plus beaux concerts de toute l’histoire du rock. Si Woodstock est devenu une légende, et est resté aussi présent dans l’imaginaire collectif mondial, c’est bien parce qu’il est non seulement un événement musical, mais aussi un événement historique qui marque l’apogée en même temps que la fin du flower power aux États-Unis. En pleine guerre du Viêt-nam il ne faut pas oublier la dimension de catharsis du festival. Ce sont ces différentes approches, musicales, sociologiques, historiques que croisera la journée anniversaire du 19juin, en collaboration avec Laure Delseaux, association Décibels, et Seiko Suzuki, université de Tokyo. Pascal Cordereix * Titre de Holland, Dozier, Holland, interprété par Diana Ross and the Supremes. Chroniques de la BnF – n°49 – 21 © Elliott Landy/LandyVision.com



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