Chroniques n°49 été 2009
Chroniques n°49 été 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de été 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : John Batho, le champ d'un regard

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Dossier > RICHELIEU, DEMAIN 18 – Chroniques de la BnF – n°49 © Jean-Christophe Ballot, BnF/Emoc Projet Richelieu : repères chronologiques Novembre 2006 Signature de la convention de mandat qui désigne l’Émoc (Établissement de maîtrise d’ouvrage des travaux culturels) comme pilote du projet de rénovation au nom du ministère de la Culture et de la Communication (80% du financement) et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (20% du financement) Juin 2007 Désignation de l’architecte chargé de la rénovation : Bruno Gaudin Août 2008 Avant-projet sommaire définissant la future organisation spatiale et les nouveaux aménagements sur l’ensemble du site Janvier-décembre 2009 Départ et resserrement de 27 km de collections (Manuscrits, Arts du spectacle, Estampes essentiellement) pour libérer la première zone en travaux, le long de la rue de Richelieu Mars 2009 Dépôt du permis de construire Fin février 2010 Déménagement des salles de lecture des Manuscrits et des Arts du spectacle dans la galerie Mazarine et la Crypte Mars 2010-fin 2012 Travaux de réhabilitation de la zone le long de la rue de Richelieu. Tous les départements ainsi qu’une galerie d’exposition restent ouverts au public Début 2013 Réouverture des salles de lecture du département des Manuscrits et du département des Arts du spectacle. Ouverture de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art (Inha) dans la salle Labrouste. Ouverture de la bibliothèque de l’École nationale des chartes dans l’aile longeant la rue des Petits-Champs 2015 Réouverture complète du site : salles de lecture des Estampes et de la photographie, des Cartes et plans, des Monnaies, médailles et antique, salle Ovale, galeries d’exposition, activités pédagogiques, café, librairie… Ouverture de la galerie des Trésors de la BnF. Travaux préparatoires été 2008-février 2009. Photographies de Jean-Christophe Ballot. Visite virtuelle : www.bnf/visiterichelieun
Auditoriums > DAVID, CANTATE INÉDITE DE BIZET > INVITATION À LA PHILOSOPHIE > HISTOIRE(S) DU DISQUE > Invitation à la philosophie Le Cours méthodique et populaire de philosophie est l’occasion d’exercer sa réflexion au contact de la pensée vivante de philosophes d’aujourd’hui. La philosophie n’est pas affaire de philosophes, elle est l’affaire de tous. L’idée n’est pas neuve puisque le cours « méthodique et populaire » initié par l’université Paris-Diderot qui vient prendre ses quartiers à la BnF renoue avec la tradition, au XIX e siècle, des cours de philosophie publics et gratuits, souvent professés dans les mairies. Le plus fameux était le cours de philosophie positive d’Auguste Comte, auquel l’intitulé du cours organisé par l’Institut de la pensée contemporaine (IPC) rend hommage. Mais la comparaison s’arrête là. « Notre cours est destiné à tous ceux qui, depuis l’effondrement des grands mythes politiques et les difficultés de la religion, atomisée en d’innombrables sectes et cédant trop souvent aux tentations du fanatisme, ont besoin de philosophie », souligne Pierre Chartier, professeur de littérature française à l’université Paris- Diderot. Comme le montre l’engouement actuel pour les leçons dispensées ici ou là et les cafés philo, de nombreuses initiatives vont à la rencontre de ce désir de savoir. Il est complexe : à la fois recherche de maîtres à penser et volonté d’élaborer par soi-même son propre cheminement. Questionner le monde Ce cours est dit « méthodique » car il vise plus à apprendre à philosopher, c’est-àdire à questionner, qu’à trouver des réponses closes et définitives. « Il s’agit d’accéder à une méthode de pensée, une démarche capable de forger ce questionnement de la vie immédiate, ce mode d’interrogation du monde, qui définit l’exercice philosophique », précise Pierre Chartier. Il est « populaire », parce qu’il se déroule non à l’université devant un public sélectionné et spécialisé, mais dans un lieu ouvert à tous et participant de la vie de la cité : hier les établissements de la Ville de Paris, et depuis le mois d’avril la BnF, voisine de l’université Paris-Diderot qui abrite l’IPC. François Jullien, connu pour sa double formation d’helléniste et de sinologue, et Patrick Hochart, maître de conférences à l’université Paris-Diderot, ont inauguré le cycle : le premier en analysant, vus de Chine, les « plis » de notre pensée, le deuxième en interrogeant les notions de dialogue et d’échange à la lumière de la philosophie platonicienne. Dans son intervention, le physicien Étienne Klein, directeur du laboratoire de recherche sur les sciences de la matière au CEA et auteur de nombreux ouvrages pour le grand public comme Le facteur temps ne sonne jamais deux fois ou Galilée et les Indiens, montrera sur quels fondements repose l’hypothèse de ces mystérieux trous noirs qui absorbent la lumière. « De quoi le nom est-il le nom ? » : à partir d’une réflexion sur la nomination, Martin Rueff, philosophe, poète (il vient de publier Icare crie dans un ciel de craie) et traducteur d’italien, posera la question du rapport entre le langage et le monde. Et si tous les noms communs étaient des noms propres ? Exercer sa pensée L’intervention de Frédéric Gros, qui vient de publier un ouvrage présentant la marche comme une expérience spirituelle (Marcher : une philosophie), clôturera le cours pour cette saison. Ce spécialiste de la pensée de Michel Foucault présentera les grands exercices spirituels de la philosophie hellénistique et romaine mis au point par les stoïciens, les épicuriens et les cyniques pour tenter de conquérir la sérénité intérieure, ataraxia ou securitas. « Exercice du dernier jour » consistant à se lever le matin en se disant que cette journée sera la dernière, ou « Regard vertical » permettant, par l’acquisition de connaissances cosmiques, de se placer en quelque sorte au-dessus de soi- Frédéric Gros © Claude Hélie/Gallimard même : ces exercices pratiques relèvent d’une approche philosophique davantage conçue comme une proposition adressée à chacun que comme une construction de culture générale. Incitation à la réflexion et au questionnement, le cours méthodique et populaire ne remplace pas la lecture. « Mais il donne à l’auditeur ce contact unique avec une pensée vivante qui s’élabore devant lui », souligne Pierre Chartier. « Le philosophe, qui travaille seul, a besoin de l’écoute des autres. Le rapport entre celui ou celle qui parle et pense, et celui ou celle qui écoute et pense, est riche et constructif. » Laurence Paton COURS MÉTHODIQUE ET POPULAIRE DE PHILOSOPHIE En partenariat avec l’Université Paris-Diderot 6 mai 18h30 – 20h Du « noir » en physique, par Étienne Klein 20 mai 18h30 – 20h « De quoi le nom est-il le nom ? », par Martin Rueff 10 juin 12h30 – 14h « Cinq exercices spirituels », par Frédéric Gros Site François-Mitterrand, Petit auditorium, hall Est. Entrée libre. Chroniques de la BnF – n°49 – 19



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