Chroniques n°48 mar/avr 2009
Chroniques n°48 mar/avr 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de mar/avr 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Controverses : photographies à histoires

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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m Focus > Pierre de soleil Piedra de Sol, texte emblématique de la littérature mexicaine, publié par Octavio Paz (1914-1988) en 1957, est une longue composition de 584 vers qui correspondent aux 584 jours du calendrier aztèque. Le poète adopte ainsi une structure circulaire qui s’ouvre et se ferme sur les mêmes vers, symbolisant l’éternel retour. Dans Pierre de soleil, appelé aussi Pierre de sacrifice, le monde apparaît comme un immense texte qui comme les corps des amants est capable d’exprimer la dualité de l’univers. Ici l’attirance érotique et l’attirance linguistique se répondent. Le « oui » et le « non » sont des syllabes amoureuses prêtes à revenir et à mourir, harcelées 28 - Chroniques de la BnF - n°48 par le néant. C’est un poème miroir d’une « cosmologie érotique » propre à Octavio Paz, qui permet de se départir de l’histoire linéaire et désastreuse. On peut abandonner le « non être », dépasser les forces toujours en rupture de l’histoire mexicaine, le « passé indien » et le novohispano : « aimer c’est se dénuder des noms/amar es desnudarse de los nombres », et recommencer au rythme du jour et de la nuit. « L’expérience poétique et l’expérience amoureuse nous ouvrent les portes d’un instant électrique. Là, le temps n’est pas succession: hier, aujourd’hui et demain cessent d’avoir un sens ; il n’y a qu’un toujours qui est aussi un ici et maintenant. Pages extraites de l'édition de 1965 de Piedra de Sol, lithographies de Michel Charpentier sur papier japon, format 76x42. Tombent les murs de la prison mentale ; espace et temps s’entretissent, déploient à nos pieds un tapis vivant, une végétation qui nous couvre de ses mille mains d’herbe, qui nous dévêt de ses mille yeux d’eau. » (O. Paz, L’Arc et La Lyre). Dans cette édition de 1965 conservée à la Réserve des livres rares, le texte figure dans les deux versions espagnole et française, dans une traduction de Benjamin Péret, parue en 1962 aux éditions Gallimard. Il est illustré de lithographies en noir et rouge de Michel Charpentier. L’ouvrage, tiré à 106 exemplaires sur papier Japon, est emboîté dans un coffret lui-même décoré de dessins. Nira Reyes Morales BnF/Réserve des livres rares. © ADAGP



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