Chroniques n°47 jan/fév 2009
Chroniques n°47 jan/fév 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de jan/fév 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : La conservation et la numérisation de la presse

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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© Adagp Expositions hors les murs > Les prêts de la BnF la BnF poursuit sa politique de prêts à des expositions extérieures, et noue des partenariats diversifiés, en France et à l'étranger. Delacroix et la photographie Le musée Delacroix organise une exposition consacrée aux rapports complexes que ce peintre a entretenus avec la photographie. Elle fut pour lui un objet de réflexion, ainsi qu’en témoignent de nombreux passages dans son journal et sa correspondance, mais aussi une source de documentation : il collectionnait les reproductions de tableaux et de gravures destinées à nourrir son inspiration. Mais le plus important sans doute est la collection d’études académiques que Delacroix acquit ou fit réaliser pour remplacer les modèles vivants dans les circonstances où il ne pouvait en avoir à sa disposition. La BnF possède un album unique de trente deux photographies d’Eugène Durieu réalisées en présence et sur les indications de Delacroix. Le prêt de cet album constitue sa principale contribution à cette exposition remarquable qui présente un bilan des travaux passés sur cet aspect du travail de Delacroix ainsi que de nombreuses découvertes. 28 novembre 2008-2 mars 2009, musée Eugène Delacroix, Paris L’essor de l’estampe dans les années 1950 à Paris L’Artothèque Sud, à Nîmes (Gard), expose 26 estampes choisies dans les collections du département des Estampes et de la photographie. Cette exposition itinérante, conçue par les artothèques d’Auxerre, de Nîmes et de Vitré en collaboration avec l’équipe chargée de l’estampe contemporaine à la BnF, permet de mesurer la richesse des activités artistiques des années 1950 dans les ateliers français de gravure, de lithographie et de sérigraphie. Le Paris des années d’après-guerre est un véritable foyer de la création, des artistes du monde entier y travaillent explorant les limites de l’estampe dans son potentiel graphique et de diffusion. Ces recherches préparent le tournant des années 1970 avec l’émancipation du multiple. Des estampes de Chagall, Courtin, Dubuffet, Hartung, Hayter, Jorn, Masson, Miró, Soulages, Vasarely, pour ne citer qu’une moitié des artistes exposés, attestent du foisonnement créatif de cette période artistique à Paris. 16 février-3 mai 2009, Artothèque Sud, Nîmes 14 - Chroniques de la BnF - n°47 Pierre Courtin, Eau-forte, 1950. RICHARD DAVIES, GRAVEUR (1945-1991) Et aussi… À Paris : L’Archéologie en papier : récolter, cataloguer, diffuser du 15 janvier au 12 avril 2009, musée de l’Institut national d’histoire de l’art, Paris Jacques Prévert, Paris la belle du 24 octobre 2008 au 28 février 2009, Hôtel de Ville (salle Saint-Jean), Paris En région : Marie Stuart, le destin français d’une reine d’Écosse du 15 octobre 2008 au 2 février 2009, musée national de la Renaissance, château d’Écouen Sur les quais. Ports, docks et dockers, de Boudin à Marquet du 26 février au 14 juin 2009, musée des Beaux-Arts, Bordeaux À l’étranger : Le Siècle du jazz du 13 novembre 2008 au 15 février 2009, musée d’Art moderne et contemporain, Rovereto Jules César, l’homme, les faits, le mythe du 22 octobre 2008 au 26 avril 2009, Chiostro del Bramante, Rome Dessinateur et graveur né au Pays de Galles, trop tôt disparu en 1991, à l’âge de 46 ans, Richard Davies a laissé un œuvre gravé de tout premier intérêt, comptant près de cent soixante-dix estampes et monotypes. Son imaginaire très personnel se nourrissait d’une inspiration parfois douloureuse et d’une solide culture (Rembrandt, Goya, Klee, Montaigne, Kafka, Virginia Woolf aussi bien que la musique de Bach ou de Stravinsky). Davies met en scène des personnages dans le décor de la rue, de la gare, du bistrot, du cirque, dans des atmosphères en suspens empreintes d’une grande solitude. Soixante-huit estampes ont été choisies dans la collection du département des Estampes et de la photographie, enrichie en 2003 par un don exceptionnel de son compagnon, François Dupouy. Davies ne manque ni de lucidité ni de cynisme ; suivant les scènes domine le grotesque, l’humour ou l’ironie, mais toujours demeurent la tendresse et la sensibilité. 5 février-5 avril 2009, musée de l’Hospice Saint-Roch, Issoudun
Conférences > LA PHOTOGRAPHE DES PHOTOGRAPHES > LA NRF, UNE AVENTURE INTELLECTUELLE > PRÉPARER L’AVENIR > COMPRENDRE POUR GUÉRIR La NRF, une aventure intellectuelle La NRF est centenaire, et un colloque organisé à la BnF, le 6 février 2009, célèbre cet anniversaire. Le 1 er février 1909, paraît le n°1 de la Nouvelle Revue française. Le comité de direction est composé de Jacques Copeau, André Ruyters et Jean Schlumberger ; Marcel Drouin et Henri Ghéon participent activement à l’opération, mais le véritable initiateur en est André Gide. Ces « six personnages en quête d’une revue », comme les appelle Auguste Anglès, racontant au jour le jour, dans sa thèse sur André Gide et le premier groupe de la Nouvelle Revue française, les péripéties traversées par ce petit groupe d’écrivains amis, viennent de donner le coup d’envoi d’une aventure intellectuelle qui dure depuis un siècle… Cela fait plusieurs mois (et pour Gide plusieurs années) qu’ils réfléchissent à ce projet, soucieux de s’affirmer sur la scène littéraire face au symbolisme finissant, et de reprendre le flambeau de la défunte Revue blanche ou du Mercure de France. Après un premier numéro préparé en collaboration avec Eugène Montfort, sorti le 15 novembre 1908, et suivi d’une rupture, c’est bien le vrai départ pour la NRF. Un classicisme moderne Au sommaire figurent, en guise de prologue, des « Considérations » dues à la plume de Schlumberger, chargé d’exprimer les intentions du groupe et son désir de jeter les fondements d’un classicisme moderne ; le lecteur y découvre aussi la première partie de La Porte étroite que Gide vient de terminer, et déjà quelques unes des fameuses « Notes » critiques qui seront le point fort de la revue, signes de son attention à l’actualité culturelle. Au fil des livraisons mensuelles, la revue a tôt fait de s’imposer par son exigence autant que par son ouverture, œuvrant au renouveau de la littérature et de la critique littéraire en publiant Claudel, Larbaud, Romain Rolland, Suarès, ou Fargue. Deux ans plus tard, en 1911, à la demande d’André Gide et de Jean Schlumberger, Gaston Gallimard prend la gestion des Éditions de la NRF, fondées dans le prolongement de la revue : c’est le début d’une nouvelle expérience éditoriale, celle des futures Éditions Gallimard. L’année suivante, Jacques Rivière fait son entrée comme tout jeune secrétaire de la Revue, où vont paraître Apollinaire, Giraudoux, Martin du Gard, Proust, Valéry… Passée l’interruption de la Première Guerre mondiale, commence alors l’âge d’or de la NRF. © Laure Albin-Guillot/Roger-Violle « La rose des vents » … Cette « rose des vents » de la littérature que fut, selon les mots de François Mauriac, une NRF, capable de réunir les écrivains et critiques les plus importants, quels que soient leurs genres et leurs sensibilités, comment en résumer l’histoire en quelques lignes ? Laissons à l’année 2009, et aux diverses manifestations qui vont se succéder à l’occasion de cet anniversaire, le soin d’éclairer – ou de questionner un siècle d’échanges intellectuels et de magistère littéraire… Plusieurs expositions y sont prévues (la première ouvrant dès février à la Fondation Bodmer, à Genève), mais aussi une série d’événements éditoriaux (essais historiques, éditions de correspondances, un numéro spécial de la NRF, etc.), et des journées d’étude ou colloques, dont celui inaugural qui se tiendra à la BnF le 6 février. L’approche retenue ce jour-là visera moins à cerner le rôle des figures tutélaires (les fondateurs, mais aussi Rivière, Paulhan, etc.) qui ont animé la revue qu’à Gaston et Raymond Gallimard dans leur bureau. proposer une série d’analyses « transverses » – et si possible novatrices – sur l’univers de la NRF, sa singularité par rapport aux autres revues, ses positions les plus significatives dans l’ordre du philosophique, du religieux et du politique, le statut de l’intellectuel, le rapport aux avant-gardes. Des interrogations historiques qui laisseront la place à une réflexion plus thématique : un dialogue au présent entre universitaires et écrivains sur l’apport de la NRF à la littérature française, pour les trois genres que sont la critique, la poésie et le roman. Marie Odile Germain COLLOQUE CENTENAIRE DE LA NRF vendredi 6 février, 9h30 - 18 h site François-Mitterrand – Petit auditorium – hall Est Chroniques de la BnF - n°47 - 15



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