Chroniques n°46 nov/déc 2008
Chroniques n°46 nov/déc 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de nov/déc 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Seventies, le choc de la photographie américaine

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dossier > Les lecteurs du Rez-de-jardin, dix ans après La Bibliothèque de recherche a trouvé son public, en majorité celui de la recherche universitaire, dont la motivation première reste le fonds patrimonial. La création du Rez-de-jardin n’avait certes pas pour seule finalité de désengorger les espaces de la rue de Richelieu : elle comprenait aussi un ambitieux projet scientifique. De nouveaux services étaient proposés, comme l’informatisation de la chaîne de communication et la mise à disposition d’un vaste fonds documentaire en libre accès dans toutes les disciplines. Comment les lecteurs se sont-ils appropriés cette offre au cours de la décennie écoulée ? Les études d’observation des publics menées régulièrement depuis l’ouverture du site François-Mitterrand de la BnF et l’analyse des données statistiques de fréquentation et de consultation des collections apportent des réponses : elles montrent une certaine continuité dans la composition de ce lectorat et sa bonne satisfaction d’ensemble à l’égard des services qui lui sont rendus. Un public renouvelé et fidèle La fréquentation du Rez-de-jardin semble avoir atteint un premier régime de croisière avec une moyenne proche de 1050 lecteurs accueillis par jour sur l’ensemble des années 2002 à 2007, soit 28% de plus, selon les estimations, que celle de la Bibliothèque nationale pour la période 1996-1998. Les lecteurs sont dans l’ensemble assez assidus, et viennent 6 - Chroniques de la BnF - n°46 © Sylvie Biscioni/BnF à la Bibliothèque en moyenne 10 fois par an. L’ancienneté moyenne est aujourd’hui de 7 ans, et les plus fidèles fréquentaient déjà « l’ancienne BN ». Cette relative longévité s’explique en grande partie par le rythme de la recherche universitaire qui impose un travail au long cours. De fait, environ 75% des lecteurs appartiennent au monde de l’Université ou de la recherche, et parmi eux, près de la moitié sont des étudiants, du master au doctorat. Les autres sont essentiellement des membres des professions dites « intellectuelles supérieures » (cadres, professions libérales, professionnels des métiers du livre et de l’édition, etc.) et des retraités pour environ 5%. La part des publics non universitaires aurait ainsi légèrement augmenté par rapport à 1992 où elle n’était que de 17%, résultat d’un certain assouplissement des règles d’accréditation ces dernières années. Comme du temps de l’ancienne BN, les disciplines relevant des humanités (lettres et sciences humaines) dominent largement parmi les étudiants, enseignants et chercheurs, l’histoire regroupant à elle seule près de 25% de ces lecteurs. Autres points communs : on trouve aujourd’hui presque autant d’hommes que de femmes parmi les lecteurs. Enfin, toujours comme en 1992, environ trois lecteurs inscrits sur quatre sont de nationalité française, et la fréquentation des lecteurs étrangers varie selon les saisons. Motivation première : le fonds patrimonial La première motivation pour se rendre en Rez-de-jardin est fort logiquement la consultation des documents des magasins. Plus de trois lecteurs sur quatre en font quotidiennement la demande, soit 3,4 documents par lecteur en moyenne par jour. Le recours aux catalogues informatisés constitue un passage obligé pour ces lecteurs, 55% les consultant sur place le jour même de leur venue, les autres à l’avance sur le site Internet de la BnF. Travailler au calme est également une motivation importante déclarée par 41% des lecteurs, tandis que 31% se concentrent davantage sur leurs recherches bibliographiques. L’ouverture d’octobre 1998 et ses soubresauts ont eu un impact sur la fréquentation de l’époque (à peine 700lecteurs par jour en décembre 1998). Mais ils ont été assez vite effacés avec le rétablissement progressif à partir de juin 1999 de services fondamentaux comme la communication des documents des magasins le jour même de leur réservation et, en janvier 2001, l’ouverture le lundi à partir de 14h00, ainsi que l’augmentation progressive du nombre de documents communicables par jour. Les progrès accomplis, notamment avec la possibilité de réserver sa place et ses documents via Internet, se sont traduits par une hausse significative de la note de satisfaction globale accordée à la BnF. Des lecteurs de plus en plus satisfaits Les lecteurs interrogés en 2008 sont ainsi particulièrement satisfaits de l’accueil (95% de satisfaits) et des conseils des bibliothécaires (89%), des conditions de travail et de communication des documents en magasins (85%), de l’offre documentaire en libre accès (75%). Même le rituel du vestiaire et les multiples contrôles avant la descente vers les salles de lecture ne sont pas jugés trop négativement, bien que la première venue soit ressentie par beaucoup comme un véritable parcours initiatique… Les lecteurs expriment aussi certaines attentes quant aux possibilités de se détendre et de se restaurer : l’offre actuelle est jugée insuffisante ou trop onéreuse. Autre souhait d’amélioration : les services liés à la reproduction des documents (photocopie, numérisation, etc.), jugés coûteux et soumis à une réglementation contraignante. L’introduction en mai 2008 des connections personnelles à Internet (par accès filaire) devrait répondre aussi à une attente de plus en plus exprimée. Véronique Michel et Romuald Ripon
© Bertrand Desprez/VU/BnF Paroles de lecteurs, , Pour Chroniques, des chercheurs parlent de leur pratique de la Bibliothèque. Christophe Damour, enseignant en Études cinématographiques, université de Lyon 2. De 2003 à 2007, j’ai conduit des recherches pour ma thèse de doctorat. Cela nécessitait de visionner un grand nombre de films. Je suis d’abord venu à la BnF pour l’ampleur de ses ressources audiovisuelles, mais aussi parce que le fait de pouvoir commander à l’avance - une dizaine de documents par jour de chaque type, films, imprimés… - et la possibilité de voir plusieurs films à la fois représentent un gain de temps considérable. Un autre atout fondamental de la BnF est la présence des archives, , de l’INA. La proximité de la Cinémathèque, des salles de cinéma et enfin de l’université de Paris VII qui comporte une filière d’études cinématographiques, crée autour du site François-Mitterrand un vrai pôle attractif de recherche sur l’audiovisuel. * La Bibliothèque de Recherche comprend également les collections spécialisées conservées sur le site Richelieu, la Bibliothèque de l'Arsenal et la Bibliothèque-musée de l'Opéra., , Delphine Connes, doctorante en histoire du droit Je fréquente la bibliothèque de recherche toute l’année, cinq jours par semaine depuis six ans. Je consulte essentiellement des imprimés, parfois des documents numérisés. Je viens à la BnF essentiellement pour l’ampleur des collections – tout, ou presque, est là, grâce au dépôt légal – et pour la qualité des conditions de travail. Celles-ci sont assez optimales, il y a de l’espace, de la lumière et un environnement plus favorable à la concentration, , que chez soi par exemple. Je viendrais à la BnF même si je pouvais consulter la plupart des documents à distance. Chroniques de la BnF - n°46 - 7



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