Chroniques n°46 nov/déc 2008
Chroniques n°46 nov/déc 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de nov/déc 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Seventies, le choc de la photographie américaine

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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En bref > 4 écrans pour savoir La seconde édition du Festival européen des 4 écrans, consacré aux films axés sur le réel et les faits de société, propose trois jours de débats et de projections et une Université de l’image. La télévision, le cinéma et les nouveaux écrans – internet et téléphone mobile – peuvent être des outils de savoir et de réflexion. C’est de cette idée qu’est né le Festival européen des 4 écrans : axé sur le réel et les faits de société, il présente les images comme un moyen de connaître, de comprendre et d’expliquer le monde. Trois jours de projections permettront de découvrir 16 longs métrages européens, fictions du réel ou documentaires ou les meilleurs films Net/Mobile proposés dans le cadre de l’appel à réalisations sur la culture urbaine… Mais la question que pose ce foisonnement créatif autour de l’image est aussi celle de leur décryptage, et de la transmission du savoir autour des nouvelles technologies et de leurs usages. L’Université de l’image qui se tiendra à la BnF proposera aux professionnels, aux jeunes et au grand public de se rencontrer autour de conférences, d’échanges et de débats sur les différents supports de diffusion et sur leur rôle dans la transmission du savoir. 14, 15 et 16 novembre 2008 BnF et MK2 Bibliothèque Pour en savoir plus : www.festival-4ecrans.eu Association des amis de la Bibliothèque nationale de France L’association a pour mission d’enrichir les collections de la BnF et d’en favoriser le rayonnement. De nombreux avantages sont accordés aux adhérents. Informations: comptoir d’accueil, site François-Mitterrand, hall Est Tél.: 01 53 79 82 64 www.amisbnf.orgn 10 - Chroniques de la BnF - n°46 Mois du film documentaire Le monde vu d’ailleurs : cinéma et ethnologie En novembre 2008, le Mois du film documentaire à la BnF présente une sélection de films sur le thème de la démarche ethnologique, à l’occasion des cent ans de Claude Lévi-Strauss. À côté de portraits des grands Pour la septième année consécutive, Archimages convie des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, du créateur au producteur, du conservateur au chercheur, à la réflexion et à l’échange, par des interventions de spécialistes internationaux, des présentations de réalisations et de projets. L’alliance entre le numérique et le patrimoine cinématographique et audiovisuel est entrée dans la réalité, permettant d’ouvrir de façon totalement inédite et au plus grand nombre, des fonds d’archives considérables jusque-là souvent inexplorés ou sous-estimés. Au-delà des problèmes techniques, se posent de nombreuses questions à dimension stratégique, car cinéma et audiovisuel noms du métier et d’œuvres fondatrices du point de vue ethnographique au cinéma, ce sera aussi l’occasion de découvrir ou redécouvrir toute une partie de la production contemporaine, qu’elle aille sonder des contrées lointaines en marge de la mondialisation ou qu’elle se tourne vers des réalités toutes proches de nous. En rupture avec les faux-semblants de l’exotisme, le voyage y devient une aventure de l’ordinaire, remettant en cause nos points de vue acquis et nous portant à réfléchir sur l’humaine condition. Mercredi 26 novembre – 17h30 – Petit Auditorium – Claude Lévi-Strauss par lui-même (2008), de Pierre-André Boutang. Affiche du Mois du film documentaire 2008. Cinéma et audiovisuel Quelles mémoires numériques pour l’Europe ? ne sont pas extérieurs aux grands débats actuels sur les registres de la mémoire, de la culture et de la pédagogie. Qu’est-ce que la mémoire, pour un neurologue, pour un historien, pour un ethnologue, pour un sociologue ? Quelles identités reflètent ces collections, quels territoires se donnent-elles pour contours ? Quelle est l’Europe des images ? Archimages - Journées d’études européennes sur les archives de cinéma et d’audiovisuel, 19 novembre 2008, Institut national du patrimoine, auditorium Colbert, 20 et 21 novembre 2008, BnF, site François-Mitterrand, Petit auditorium, entrée sur réservation : loraine.tambrun@inp.fr, 01 44 41 16 14. Inauguration de la Bibliothèque nationale du royaume du Maroc La BNRM ouvre ses nouveaux locaux au public au mois de novembre. À proximité du bâtiment datant de Lyautey dans les années 1920, et dans un cadre verdoyant, 22 000 m² seront mis en service. La BnF a été étroitement associée à la démarche de rénovation et de modernisation qui a accompagné le projet de construction. Deux conventions soutenues par l’ambassade de France, dont la dernière signée en février 2008 à l’occasion du Salon du livre de Casablanca dont la France était l’invitée d’honneur, encadrent la coopération entre les deux bibliothèques dans des domaines très variés, de l’expertise du chantier à la conservation du patrimoine. Cette coopération a privilégié la politique documentaire, le système d’information et la numérisation. S’agissant du patrimoine, une véritable collaboration s’est instaurée entre les deux bibliothèques autour d’une collection de cartes géographiques des XVII e et XVIII e siècle concernant le Maroc. Le département des Cartes et plans de la BnF conserve un fonds provenant du service hydrographique de la Marine dont certaines cartes manuscrites sur vélin étaient inventoriées mais n’avaient pas encore été cataloguées. Les deux bibliothèques ont mis en commun leurs moyens humains pour le catalogage de ces documents, ouvrant ainsi la voie à leur numérisation et à leur mise en ligne. La BNRM sera destinataire des fichiers numérisés, ce qui lui permettra de les reproduire sur papier. Un colloque d’ouverture de la BNRM portant sur le patrimoine, les nouveaux publics, les missions des Bibliothèques nationales a lieu les 13 et 14 novembre 2008.
Événement > La bibliothèque numérique européenne ouvre cet automne Dès la fin novembre 2008, le portail de la bibliothèque numérique européenne va donner accès, à travers un point d’entrée multilingue, à environ 2 millions d’œuvres représentatives du patrimoine européen — livres, tableaux, photographies, œuvres musicales, films — issues des bibliothèques, de musées et d’archives des 27 pays de l’Union européenne. La BnF a été depuis l’origine partie prenante de ce projet. Entretien avec Bruno Racine, son président. Chroniques : La BnF a joué un rôle pilote dans le projet de bibliothèque numérique européenne. Qu’en est-il aujourd’hui et comment imaginezvous ce rôle à l’avenir ? Bruno Racine : Après avoir joué un rôle décisif dans l’impulsion politique qui a donné naissance au projet, la BnF lui a trouvé son nom, ce qui marque une reconnaissance symbolique de ses efforts. Par ailleurs, tout ce que nous numérisons a vocation à alimenter la bibliothèque numérique européenne et compte tenu de l’étendue de ses collections, la BnF sera sans doute l’un de ses contributeurs les plus importants. Avec la présentation du prototype en vraie grandeur, le projet franchit une étape irréversible. La BnF participe à plusieurs des projets de la Bibliothèque numérique européenne, qui œuvrent pour faire de la future bibliothèque un dispositif très avancé du point de vue technologique. Elle est également l’initiatrice du projet d’extension à des œuvres sous droits. Ma première action en tant que président de la BnF a été de réunir un certain nombre de partenaires européens afin d’étudier les conditions de possibilité de cette extension, réflexion qui s’est poursuivie sous la forme du projet européen Arrow. Comment la bibliothèque numérique de la BnF, Gallica, s’articule-t-elle avec le projet Europeana ? Toutes les bibliothèques sont engagées dans des programmes de numérisation de leurs fonds et les rendent accessibles à travers leur propre site. Gallica continuera donc d’exister. Mais nous nous engageons à apporter à la bibliothèque numérique européenne tout ce que nous rendons accessible par Gallica : c’est la supériorité du numérique que de permettre cette localisation multiple. La BnF en tant que tête de réseau a un rôle particulier à jouer pour favoriser la coordination des bibliothèques françaises dans le développement de la numérisation. Comme c’est déjà le cas aujourd’hui, Gallica pourra donner accès aux richesses d’autres bibliothèques sans qu’elles y perdent pour autant leur identité. J’ai été chargé par le ministère de la Culture de présider le groupe de travail créé à ce sujet dans le cadre du tout nouveau Conseil du livre Gallica est aussi le lieu d’une expérimentation unique avec les éditeurs et en collaboration avec le Centre national du livre, en permettant l’accès à un nombre significatif d’œuvres sous droits. Le succès de cette expérience nationale, à laquelle je tiens beaucoup, servira sans aucun doute de référence possible pour le modèle européen. La commission européenne, afin d’accélérer la numérisation des œuvres culturelles, recommande aux États de l’UE de créer des partenariats avec le secteur privé. Qu’en pensez-vous ? La France a décidé d’affecter un montant significatif de ressources publiques à la numérisation massive des fonds de notre bibliothèque nationale, ce qui constitue encore une exception en Europe. La question ne se pose donc pas pour nous dans les mêmes termes que pour nos partenaires. Cela étant, il existe déjà des partenariats avec des entreprises: avec Orange, nous développons des recherches sur les outils qui permettent de tirer parti des ressources de la numérisation. Nous participons aussi à des programmes internationaux de numérisation avec la fondation Mellon. Cette démarche me paraît prometteuse pour des ensembles bien particuliers tels que les images, qui feront l’objet à partir de l’année prochaine d’un budget de numérisation spécifique. À l’ère de la numérisation en masse des œuvres culturelles, de quoi sera fait selon vous l’avenir des bibliothèques ? La BnF fête cet automne les dix ans de sa bibliothèque de recherche. Elle organisera le 5 décembre une journée de réflexion largement ouverte qui permettra à la fois de faire un bilan de cette Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France. décennie mais aussi d’élargir le propos à l’avenir. Ce qui est frappant, c’est la très bonne tenue de la fréquentation de la bibliothèque de recherche au cours de ces dernières années, en même temps que s’accroissait la fréquentation à distance. C’est à mes yeux la confirmation que les deux se confortent et se complètent. Bien entendu, l’extension du numérique crée de nouvelles attentes, de nouvelles exigences, et la BnF, grâce au soutien du ministère de la Culture et du Centre national du livre, est bien placée pour avoir les moyens d’y répondre. Un autre projet qui vous tient à cœur ? Une de mes grandes priorités désormais sera de conforter l’assise de la Bibliothèque francophone dont nous avons, avec nos amis québécois, présenté le prototype au cours de l’été, avant qu’il ne soit officiellement consacré au Sommet de la francophonie. C’est un projet unique, notamment par la dimension Nord-Sud qui le caractérise. Il permet de souder les liens entre les bibliothèques des 5 continents qui font face à des situations très différentes. Ces disparités risquent d’être aggravées par le fait que les langues qui n’auront pas massivement investi dans la Toile seront marginalisées: c’est donc un projet important. Propos recueillis par Sylvie Lisiecki Pour en savoir plus : europeana.eu/n Chroniques de la BnF - n°46 - 11 © David Paul Carr/BnF



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