Chroniques n°43 mar/avr 2008
Chroniques n°43 mar/avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de mar/avr 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : L'accompagnement des jeunes vers les collections

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Expositions > Sorbonne-Plage Le don généreux fait à la BnF en janvier 2007 par Hélène Joliot-Langevin et Pierre Joliot des archives de leurs parents Irène et Frédéric Joliot-Curie est à l’origine d’une exposition. Réalisée avec le concours du Musée et des Archives de l’Institut Curie, elle montre, à travers des manuscrits, des dessins, des affiches et des documents audiovisuels, l’histoire singulière d’un coin de Bretagne élu par un groupe de savants qu’unissaient l’amitié, des convictions communes et un engagement dans le siècle tout à fait exceptionnel. Au début du siècle dernier, une petite communauté de professeurs à la Sorbonne, s’installe pour les vacances à l’Arcouest hameau de la commune de Ploubalzanec situé face à l’île de Bréhat, tout près de Paimpol. Les premiers arrivés, l’historien Charles Seignobos et le physiologiste Louis Lapicque, sont peu à peu rejoints par des confrères et des amis: les physiciens Jean Perrin et Marie Curie, le mathématicien Émile Borel, futur ministre de la Marine pendant le Cartel des gauches, accompagné de son épouse, l’écrivain Camille Marbo, le chimiste Victor Auger, le géologue Charles Maurain et son épouse Jeanne, agrégée de mathématiques, les couples de médecins Stodel et Gricouroff, le sinologue Édouard Chavannes, l’historien Georges Pagès, l’historien de l’art Georges Huisman et bien d’autres encore. Normaliens pour certains, ils ont en commun leur engagement dreyfusard, leur attachement au combat laïc, leur intérêt pour l’éducation populaire, leur pacifisme enfin. Tous se situent à gauche sur l’échiquier politique et beaucoup sont socialistes tels Jules-Louis Breton, directeur du bureau des inventions et député du Cher, ou l’historien Albert Métin député du Doubs. Des maisons se construisent qu’aucune barrière ne 18 - Chroniques de la BnF - n°43 sépare : à Roch ar Vrad construite par Lapicque succède la maison de Seignobos, Taschen Bihan. « L’Arcouest, écrit Camille Marbo dans ses mémoires, c’est une sorte de royaume sans roi, clos sur ses traditions, animé par un seul être qui rayonne en son centre: Charles Seignobos. » L’historien, né en 1854, exerce une large hospitalité, encourageant dans le même temps l’installation dans une ferme voisine d’un petit groupe d’ouvriers, issu des Universités populaires. Il accueille chaque été les arrivants et promène les dames sur son cotre qu’il a baptisé L’Églantine – emblème de la Ligue des droits de l’homme. Durant l’été 1914, SORBONNE PLAGE, 1900-1950. 17 mars-18 mai 2008 Site Richelieu/Crypte Commissariat : Michèle Sacquin, Jérôme Van Wijland. Arcouest, vacances 1919. Charles Seignobos, Ève et Irène Curie, Aline Perrin, Francis Perrin, Fernand Chavannes, Sabatier, Charles Lapicque, Albert Erb, Georges Gricouroff, Jean Maurain, Marguerite Chavannes. Le 15 avril 2008, une journée d’étude sera consacrée à l’Arcouest avec Pascal Ory, Christine Bard, Michel Pinault, Georges Vigarello, Annick Barberousse et Christophe Charles. Site François-Mitterrand/Petit auditorium. LES PRÊTS DE LA BNF : EXPOSITIONS HORS LES MURS c’est lui qui rassure et regroupe la petite communauté, en particulier les deux filles de Marie Curie, Irène et Ève, alors que leur mère est restée à Paris. Un curieux phalanstère. Dans les années vingt, de nouvelles maisons sont édifiées dont celles de Marie Curie – qui meurt en 1934 - et de Jean Perrin. L’hôtel Barbu et la pension Chevoir reçoivent dans le même temps de nombreux artistes tels Paul Signac, Henri Rivière, l’affichiste anarchiste Jules Grand - jouan, dont la fille épouse le fils de Paul Dans sa démarche d’ouverture à un plus large public, la BnF poursuit sa politique de prêts à des expositions extérieures. Cette action se renforce parfois par des partenariats, noués en France et à l’étranger, donnant lieu à d’importantes manifestations. Babylone Le musée du Louvre présente pour la première fois une importante exposition consacrée à Babylone, dans son aspect historique et dans son aspect mythique et symbolique, en montrant à la fois son importance historique et culturelle et la manière dont le concept ultérieur de la Babylone légendaire a pris son origine dans la réalité. Sont évoqués à la fois l’histoire, l’architecture et le décor de la ville, la culture babylonienne et son rayonnement, la redécouverte de Babylone par les fouilles archéologiques, son héritage dans les civilisations postérieures et sa place dans les racines de la culture occidentale. Pour cela sont regroupés de nombreux objets et documents en provenance du monde entier, dont un grand nombre issus des collections de la BnF : monnaies, sceauxcylindres, objets, manuscrits, gravures, ouvrages imprimés, projets de décors et de costumes de théâtre… Les périodes évoquées s’étendent de la fin du troisième millénaire avant J.-C., date des premières mentions de Babylone dans © Musée Curie les textes, jusqu’à aujourd’hui. Du 10 mars au 2 juin 2008 Musée du Louvre – Paris Paris et les Parisiens (1830-1930) dans les chefs-d’œuvre des musées de France Cette exposition se propose de montrer à travers les œuvres d’art de l’époque un reflet de l’intense activité culturelle que connaît la capitale entre 1830 et 1930. Une place importante est faite aux artistes, aux écrivains, aux politiques, aux femmes,
Langevin, ou le décorateur Jacques Adnet. L’écrivain Rosny jeune qui a racheté la maison construite en 1906 par l’affichiste Jules Chéret décrit dans L’Erreur d’Anne de Bretagne la vie de l’Arcouest centrée sur l’amour de la mer et de la nature et les activités sportives. Une jeune génération succède à la première et dans ce « curieux phalanstère » (Camille Marbo), des mariages se font, unissant un peu plus encore les familles: le fils adoptif de Louis Lapicque, le peintre Charles Lapicque, épouse la fille de Jean Perrin dont l’un des fils, Francis mais aussi à leur environnement, aux paysages de Paris et de ses environs, et un panorama des mouvements artistiques de cette période est dressé, parcourant le romantisme, le réalisme, l’impressionnisme et la révolution artistique du début du XX e siècle. L’exposition présente environ soixante-dix tableaux et sculptures, complétés par des documents visuels et graphiques, dont une trentaine, en grande majorité des lithographies de Daumier, sont issus des collections du département des Estampes et de la photographie de la BnF ; des plans de transformation de Paris et des plans architecturaux permettent de découvrir la ville en pleine mutation Carnets de laboratoire de Pierre et Marie Curie relatant les travaux sur la découverte de la radioactivité. 1897-1900. BnF, Manuscrits. et des photos et films illustrent la modernité émergente de la capitale française dans sa réalité quotidienne. Du 22 avril au 29 juin 2008. Metropolitan Art Museum – Tokyo Et aussi… à Paris : Marie-Antoinette Du 13 mars au 16 juin 2008 Galeries nationales du Grand Palais - Paris Le mystère Lapérouse, enquête dans le Pacifique Sud Du 18 mars au 20 octobre 2008 Musée national de la Marine (Palais de Chaillot) - Paris se marie avec Colette Auger… Irène Curie se distingue en choisissant un jeune physicien extérieur au groupe. Tout en préservant sa singularité – il choisit de faire « bateau à part » - Frédéric Joliot ne tarde pas à s’intégrer à une communauté dont il partage les idéaux et les engagements : comité de vigilance des intellectuels antifascistes en 1934, proximité avec le Front populaire au gouvernement duquel participent Georges Huisman, Irène Joliot-Curie et Jean Perrin, soutien aux républicains espagnols… La plupart des femmes de l’Arcouest exercent des professions de haut niveau: physiciennes, professeurs, médecins, écrivains et plaident, telle Irène Joliot-Curie, pour l’émancipation féminine. Cette communauté originale, qui compte quatre prix Nobel (Marie Curie, Jean Perrin, Irène et Frédéric Joliot-Curie) attire, dans les années trente, l’attention des journalistes qui la surnomment « Sorbonne-Plage » ou « Fort la Science ». Des articles abondamment illustrés paraissent dans Vu et dans Match. La légende de l’Arcouest est née. La guerre disperse tout ce petit monde qui se retrouve à la Libération sans les grands anciens: Jean Perrin décédé aux États-Unis et Charles Seignobos mort en résidence surveillée à Ploubalzanec. Les Arcouestiens, dont certains ont été emprisonnés, tels Émile Borel et Paul Langevin et dont beaucoup se sont engagés dans la Résistance, sont alors très impliqués dans la création du CNRS d’une part, et du Commissariat à l’énergie atomique de l’autre. Les descendants de ces familles perpétuent la tradition et l’on trouve toujours à l’Arcouest des Perrin, des Lapicque, des Joliot et des Langevin dont le témoignage nous a été précieux. Michèle Sacquin Planète Métisse Du 17 mars 2008 au 20 septembre 2009 Musée du Quai Branly – Paris En région : Henri Matisse, au fil de la ligne Du 21 mars au 15 juin 2008 Musée des Beaux-Arts - Quimper À l’étranger : Le roi Lustik ! ? Jérôme Bonaparte et l’État modèle du royaume de Westphalie Du 18 mars au 29 juin 2008 Museum Fridericianum - Kassel Chroniques de la BnF - n°43 - 19



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