Chroniques n°43 mar/avr 2008
Chroniques n°43 mar/avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de mar/avr 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : L'accompagnement des jeunes vers les collections

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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De Gallica à Gallica 2, l’évolution de la bibliothèque numérique de la BnF L Collections > Riche au 1 er janvier 2008 de près de 350000 documents — 100000 images, 250000 documents imprimés en mode image, fascicules de presse compris, et plus de trente heures de sons, la bibliothèque numérique de la BnF, Gallica (http:Ilgallica.bnf.fr) est visitée chaque année par 2 millions de visiteurs qui consultent quelque 16 millions de documents en ligne. e nombre de documents de Gallica 2, déjà considérable, sera encore augmenté dans les années à venir. Un marché de numérisation de masse de 300000 imprimés, financé – via le Centre national du Livre – par une taxe parafiscale sur les appareils de reproduction, a été lancé. Il permettra de compléter les collections numériques autour de plusieurs axes documentaires. On peut citer ainsi l’histoire de France ; l’histoire coloniale ; les sources du droit ; les sciences naturelles ; la médecine ; les langues de France ; la littérature de jeunesse ou la poésie et le théâtre français. La bibliothèque numérique s’enrichira de la numérisation produite à des fins de sauvegarde par les ateliers internes de la BnF: documents manuscrits, iconographiques ou sonores (1). Enfin, le programme de numérisation de la presse, lancé en 2005 et concrétisé à ce jour par la mise en ligne de L’Humanité, La Croix, Le Figaro, Le Temps, La Presse, Le Journal des débats et l’Ouest-éclair, se poursuit également. Une nouvelle version de Gallica : Gallica 2 Bien que connaissant un incontestable succès, la version du site datée de 2000 se devait d’être modernisée et de pouvoir offrir aux internautes de nouveaux moyens d’accès aux documents numérisés 12 - Chroniques de la BnF - n°43 La page d’accueil de Gallica 2. et de nouveaux outils pour accompagner leur démarche de consultation. Gallica 2 (http:Ilgallica2.bnf.fr), en ligne depuis octobre 2007, entend répondre à ces enjeux : plusieurs versions de ce site seront proposées tout au long de l’année 2008 pour finir par remplacer, fin 2008, l’ancien site Gallica désormais périmé. Gallica2 est fonctionnellement et techniquement l’héritier du prototype Europeana, développé sur demande de la présidence de la République pour offrir aux partenaires européens un modèle préfigurant une bibliothèque numérique européenne. Présenté par la BnF au Salon du livre 2007, ce site (2) permettait l’accès à 7000documents numérisés en mode image et en mode texte par la BnF, ainsi qu’à 5000documents issus des collections numériques des bibliothèques nationales de Hongrie et du Portugal. Europeana (3) a, en outre, servi de laboratoire pour expérimenter de nouvelles fonctionnalités, comme la recherche plein texte sur chacun des mots des livres, la possibilité de créer un espace personnel et d’insérer des marque-pages virtuels (4) : Gallica 2 intègre ces principales innovations, dont l’intérêt a été souligné par une enquête de public menée par la société Orouk au 1 er semestre 2007 (5). Le site Gallica 2 répond tout d’abord à une nouvelle charte graphique, qui sera déclinée dans les mois à venir sur l’ensemble des sites de la BnF. Ses deux principales innovations portent sur l’intégration de la numérisation en mode texte de la quasi-totalité des documents imprimés, jusque-là numérisés en mode image et sur la mise en place d’un espace personnel offert aux internautes. Pour permettre la recherche en mode texte, l’ensemble des documents, d’ores et déjà accessibles en mode image dans Gallica et postérieurs à 1750, font l’objet d’un marché de traitement rétrospectif consistant à passer des logiciels de reconnaissance optique des caractères (6). Dès lors que la qualité de cette reconnaissance aura été jugée satisfaisante, le mode texte sera rendu visible aux utilisateurs, qui pourront alors faire des copiés/collés vers leurs propres applications. L’internaute pourra également choisir de faire sa recherche textuelle sur l’ensemble des documents en mode texte de Gallica 2 (recherche simple), sur un ensemble de documents identifiés, par exemple, par un critère de date ou de discipline (recherche avancée) ou au sein du seul livre qu’il est en train de consulter. L’espace personnel s’enrichira au fil des versions. Il constitue une première étape vers la mise en place d’espaces collaboratifs offerts aux chercheurs. L’internaute peut se constituer une bibliothèque classée et raisonnée en sélectionnant ses documents préférés ; il peut ajouter sur une page des étiquettes ou « tags » et, à terme, des commentaires sur ses documents. Il pourra en outre paramétrer un certain nombre de préférences, et notamment gérer des fils RSS par discipline lui permettant de se tenir informé des nouveaux documents mis en ligne. L’ensemble des types de documents présents à ce jour dans Gallica a vocation à être consulté à la fin de 2008 dans Gallica 2: livres et images le sont d’ores et déjà par le biais d’un nouvel outil de visualisation conçu spécialement pour Gallica 2. Les revues et la presse intégreront le site à la fin du premier semestre 2008 ; archives sonores, cartes et plans et documents manuscrits offerts à la consultation dans Gallica 2 à la fin de l’année 2008. Un volet éditorial Le site Gallica 2 comprendra un volet éditorial permettant de valoriser des corpus autour d’une thématique spécifique, d’un espace géographique, d’un fonds ou d’un auteur : il importera à ce niveau de mettre en regard les documents numérisés par la BnF et ceux mis en ligne par les bibliothèques partenaires, mais aussi d’élargir vers les autres ressources disponibles : documents consultables en salles de lecture à la BnF, sites Internet, etc. Cette mise en réseau
© David Paul Carr/Bnf des documents ne constitue qu’une première étape : un partenariat a été conclu entre la BnF et France Telecom, pour ouvrir Gallica aux avancées du web sémantique. L’une des pistes de travail consisterait à offrir pour chaque document des rebonds vers des ouvrages relevant des mêmes notions, que ce soit d’œuvre UN PROTOTYPE D’ACCÈS AUX DOCUMENTS PRÉSENTÉ AU SALON DU LIVRE En mars 2008, à la suite des conclusions exposées, notamment par Olivier Zwirn dans son Étude en vue de l’élaboration d’un modèle économique de participation des éditeurs à la Bibliothèque numérique européenne (7), la BnF et le Syndicat national des éditeurs proposent au Salon du livre un prototype, développé à partir de Gallica 2 par les équipes de la BnF, permettant aux utilisateurs d’accéder simultanément à des documents dans le domaine public en accès gratuit et à des documents sous droits, consultables de façon payante sur les plates-formes de diffusion. Cette expérimentation, financée également sur crédits du Centre national du livre, ne concerne pour l’instant que les monographies. Il ne restera « plus » qu’à concrétiser cette expérimentation en élargissant les partenaires et les titres proposés. Un programme pour les semaines et les mois à venir… (offrir tout Faust, ouvrages, musique, livrets d’opéra, iconographie, quelles que soient les éditions) ou de concept. Est également en jeu la possibilité de rebondir à partir d’un ouvrage vers les documents cités dans cet ouvrage… Tout un champ de recherche serait ainsi offert aux internautes ! Cet ensemble ne prendra tout son sens qu’en y incluant à la fois des documents récents et en faisant la synthèse des documents patrimoniaux numérisés en France : une bibliothèque numérique française est à créer, qui constituera une étape intermédiaire vers la bibliothèque numérique européenne et reposera sur une interopérabilité entre des partenaires publics, dont la BnF, et des partenaires privés, les éditeurs. Cette interopérabilité existe déjà dans Gallica, où les utilisateurs peuvent consulter, outre les documents de la BnF, les documents de Medic@ (Bibliothèque interuniversitaire de médecine), des bibliothèques virtuelles humanistes (Centre d’études supérieures de la Renaissance), du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) et du service commun de la documentation de l’université Louis-Pasteur de Strasbourg, soit 5000documents. Gallica 2 poursuivra cette ambition d’offrir aux utilisateurs des accès fédérés aux documents patrimoniaux. Les enjeux portent également aujourd’hui sur le développement d’une offre numérique sous droits, dans le respect de la loi sur le droit d’auteur. Frédérique Joannic-Seta (1) La BnF a en effet choisi d’abandonner progressivement le recours à l’argentique (microfilm/microfiche) pour sa politique de sauvegarde, au profit du numérique. L’ensemble des marchés de numérisation répond également à ce double objectif de diffusion et de conservation. (2) La BnF a d’ailleurs livré l’intégralité de ce prototype aux équipes chargées du développement du projet EDL, qui devrait voir le jour en novembre 2008 : la reprise du nom Europeana, terme cédé par la BnF à la Commission européenne, vient d’en être validé. (3)Europeana a été fermé définitivement. (4) Le terme retenu en français, traduction de « tags », est « étiquettes » ; (5) L’ensemble des résultats de cette enquête est disponible à l’adresse : http:Ilbibnum/usages/index.html. (6) Ou OCR (optical recognition caractere) (7) Le document est consultable en ligne à l’adresse: http:Ilwww.bnf.fr/pages/catalog/pdf/EUROPEANA-NUMILOG2007.pdf. Chroniques de la BnF - n°43 - 13



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