Chroniques n°43 mar/avr 2008
Chroniques n°43 mar/avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de mar/avr 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : L'accompagnement des jeunes vers les collections

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Sommaire/Éditorial > COUVERTURE Honoré Daumier, Galilée très surpris du nouvel aspect qu’offre la surface de la Terre, 1867. BnF/Estampes et photographie « Chroniques de la Bibliothèque nationale de France » est une publication trimestrielle. Président de la Bibliothèque nationale de France : Bruno Racine. Directrice générale : Jacqueline Sanson. Délégué à la communication : Marc Rassat. Responsable éditoriale : Sylvie lisiecki : sylvie.lisiecki@bnf.fr Abonnement : livarilanto.ranarison@bnf.fr. Comité éditorial : Viviane Cabannes, Marie-Claire Germanaud, Élizabeth Giuliani, Jean-Loup Graton, Hélène Richard, Anne-Hélène Rigogne, Romuald Ripon, Catherine Vassilieff. Ont collaboré à ce numéro : Martin Andler, Anne Biroleau, Jocelyn Bouraly, Pascal Cordereix, Virginie Gallois, Geoffrey Girost, Stéphanie Groudiev, Noëlle Guibert, Frédérique Joannic-Seta, Françoise Juhel, Sylvie Lisiecki, Gisèle Nedjar, Carine Picaud, Cécile Portier, Michèle Sacquin, Françoise Simeray, Valérie Sueur-Hermel, Thierry Grillet, Dominique Versavel, Anne Zali. Coordination graphique : Françoise Tannières. Iconographie : Sylvie Soulignac. Maquette et révision :. Impression : Stipa ISSN : 1283-8683 Retrouvez Chroniques sur www.bnf.frn 2 - Chroniques de la BnF - n°43 Événements P.03 Dossier P.05• L’accompagnement des jeunes vers les collections Collections P.11• La Fille Élisa• De Gallica à Gallica 2• Dons Matias et Claire Sombert Expositions P.15• Daumier• Les héritiers de Daumier• Sophie Calle• Sorbonne-Plage Conférences P.21• L’Europe et la fabrique des idées• Femmes en littérature• Un texte, un mathématicien Coopération P.24• La Bilipo et le CNBDI Un livre BnF P.27 Focus P.28• Bogdan Konopka Édito L a BnF, une fois encore, est présente au Salon du livre, rendez-vous annuel incontournable du monde de l’édition pour y faire connaître son actualité au public. En étroite collaboration avec le Syndicat national de l’édition, elle y propose une innovation : un prototype expérimental développé à partir de la nouvelle version de sa bibliothèque numérique, Gallica 2, permettant aux utilisateurs d’accéder gratuitement à des documents dans le domaine public et, moyennant un paiement raisonnable, à des documents sous droits de façon payante. Cette expérimentation financée grâce au soutien financier du Centre national du livre constitue une avancée majeure vers le développement d’une offre numérique sous droits, dans le respect de la loi sur le droit d’auteur. La BnF présente aussi dans cette édition 2008 du Salon, un panorama de sa production éditoriale et un aperçu de sa programmation culturelle. L’actualité dans ce domaine est éclectique, puisque la BnF propose simultanément des expositions de natures diverses. De part et d’autre de la Seine, se font écho deux expositions relatives à la caricature : l’une consacrée à l’art d’Honoré Daumier, reconnu de son vivant comme le « Michel-Ange » de la caricature ; l’autre aux héritiers contemporains de Daumier, qui ont bénéficié de l’influence du lithographe, « père » et « frère » de tous les dessinateurs selon Wolinski. Une autre exposition, issue du don généreux fait à la BnF en 2007 des archives d’Irène et de Frédéric Joliot-Curie, montre l’histoire singulière d’un coin de Bretagne élu par un groupe de savants qu’unissaient des convictions communes et un engagement passionné dans leur siècle. Enfin, événement exceptionnel, l’exposition de Sophie Calle, qui a représenté la France à la Biennale de Venise de 2007 est présentée site Richelieu dans la prestigieuse Salle Labrouste en amicale complicité avec CulturesFrance et l’Inha. Caractéristique des travaux de cette artiste centrés autour d’une mise en scène d’elle-même, Prenez soin de vous, une lettre de rupture reçue par elle, y est lue par cent neuf femmes. Le dossier de ce numéro de Chroniques est, quant à lui, dédié à l’accompagnement des jeunes publics vers les collections. Cette médiation revêt une importance capitale pour l’avenir. Elle répond à une forte attente scolaire et périscolaire autant que des familles. Les formes de médiation inventées par la BnF pour les plus jeunes ouvrent également des perspectives pour des publics plus larges, actifs, retraités, familles…, jetant ainsi les bases d’une politique éducative ambitieuse en direction de la nation tout entière, une nouvelle forme de service public. Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France
BnF Événements > Les soixante-dix ans du dépôt légal du « disque » Institué par une loi du 19 mai 1925, le dépôt légal des œuvres phonographiques fête ses soixante-dix ans. La loi instituant le dépôt légal des « œuvres phonographiques » (du « dis - que » serions-nous tentés de dire peutêtre un peu trop schématiquement) est restée lettre morte pendant près de treize ans, faute de décret d’application et de structure d’accueil. C’est le 8 avril 1938, sous l’impulsion de son ministre de l’Éducation nationale, Jean Zay, que le président de la République, Albert Lebrun, publie un décret instituant une « Phonothèque nationale » (néologisme dû à l’homme de lettres Gabriel Timmory) « où seront déposés les documents phonographiques de toutes catégories destinés à être conservés ». Le dépôt légal du « disque » devient alors une réalité. Tout phonogramme, dès lors qu’il est diffusé à un public, au-delà du cercle de famille, doit être déposé en deux exemplaires à la Phonothèque nationale. Soixante-dix ans après, la Phonothèque nationale est devenue le département de l’Audiovisuel de la BnF, mais sa mission fondatrice demeure inchangée: collecter, Premier disque entré par dépôt légal et première page du registre d’entrée. conser ver, signaler, communiquer au public de chercheurs le dépôt légal des phonogrammes. Quel regard peut-on porter sur soixantedix ans de dépôt légal des phonogrammes ? Les chiffres tout d’abord : entre le 25 janvier 1940 (date du premier dépôt effectif) et le 31 décembre 2007, ce sont plus de 610000 références phonographiques qui ont été déposées au titre du dépôt légal (et qui continuent de l’être). Ce patrimoine unique en son genre est une mémoire irremplaçable de l’édition phonographique. Cela est vrai du point de vue de l’évolution des supports : du disque 78 tours aux fichiers numériques, en passant par le disque microsillon, la cassette audio, ou le disque compact, voire des utopies techniques aujourd’hui oubliées comme la cassette Téfi dans les années 1950. Mais cela est tout aussi vrai des contenus: tous les genres éditoriaux qu’ils soient musicaux ou parlés sont représentés. Dans sa déontologie fondatrice: collecter dans un souci de représentativité la plus large possible, sans exclusive, sans a priori « qualitatif », en s’interdisant tout jugement de valeur tant sur les formes éditoriales que sur les contenus, collecter les documents en l’état, dans la forme sous laquelle ils ont été diffusés à un public à un moment donné, le dépôt légal est un formidable outil pour l’histoire de notre société: histoire de nos goûts, de notre culture ; mais aussi : histoire politique, histoire des phénomènes de société, etc. Mémoire de notre passé, le dépôt légal est tout autant tourné vers le futur. En témoigne la loi dite « DADVSI » du 1 er août 2006 qui institue le dépôt légal « de l’Internet » (formule là aussi un peu simplificatrice). Et à l’heure de la dématérialisation de la musique notamment, le décret fondateur de 1938 s’en trouve renforcé: du support au « en ligne », la loi de 2006 assure, en effet, une continuité des collections et une continuité des missions de dépôt légal. Dans ce contexte, 2008 sera en quelque sorte l’année du disque à la BnF. Parallèlement à un cycle d’initiation à l’histoire du disque, une journée d’étude s’attachera à croiser des approches histo riques, sociologiques, musicales questionnant ces soixante-dix années, avec les interrogations des professionnels du disque quant au présent et à l’avenir de ce média. D’autres rencontres sont prévues, avec notamment un colloque en fin d’année autour de l’histoire de l’interprétation musicale dans ses rapports avec le disque, abordée du triple point de vue des répertoires, des politiques éditoriales et des évolutions techniques. Pascal Cordereix Chroniques de la BnF - n°43 - 3



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