Chroniques n°42 jan/fév 2008
Chroniques n°42 jan/fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de jan/fév 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque nationale de France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Expositions Carl De Keyzer, Richard Davies

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Collections > Maison du Petit Saint- Thomas. Jouets. Articles pour étrennes 1895, couverture du catalogue publié en décembre 1894. Samaritaine. Jouets, étrennes, 1914, affichette par Andreini. Grand Bazar des Halles et des Postes. Jouets, étrennes, affichette par Merckel, impr. Chaix (Ateliers Chéret), circa 1890-1900. Grands magasins du Louvre. Jouets, étrennes, couverture du catalogue 1912. En 4 e de couverture, description de quelques jouets vendus sur place et par correspondance. BnF/Dép. Estampes et Photographie 24 - Chroniques de la BnF - n°42 Étrennes À l’origine, l’usage des « étrennes » s’établit dans la Rome antique avec la coutume d’envoyer, en signe de déférence, des rameaux cueillis dans le bois sacré de Stenia. L’échange de dattes, figues, miel et de présents plus considérables, voire précieux se généralise ensuite, peu à peu, dans les diverses classes sociales. L’arrivée du christianisme proscrit cette pratique païenne. Mais les fêtes chrétiennes de Noël et de Pâques deviennent prétexte à réjouissances et remise de présents. Au milieu du XVI e siècle, le jour de l’an s’installe le 1 er janvier et l’usage d’échange de cadeaux se maintient. En 1793, un édit prétend supprimer les étrennes… mais chacun s’exempte de son application ! Selon les époques et les modes, on a fêté plus largement Noël autour du sapin que le jour de l’an : c’est ce que nous vivons encore aujourd’hui. Au XIX e siècle, l’habitude des étrennes s’est largement popularisée, aux dépens de Noël qui n’apportait souvent aux enfants qu’une orange ! Les grands magasins, nouvellement apparus dans le paysage commercial, s’emparent de cette opportunité d’améliorer leurs ventes en utilisant un nouvel outil : la publicité. Quelques-uns de ces catalogues, tracts, affichettes, des années 1860 à 1914… présentés ici, sont extraits des séries thématiques des collections du département des Estampes et de la Photographie. Des artistes renommés, affichistes, illustrateurs, dessinateurs de presse, s’associent alors aux imprimeurs et collaborent à cette production d’images destinée à une très large diffusion. Ainsi Jules Chéret pour les magasins du Louvre, du Petit Saint-Thomas, des Buttes-Chaumont ou de la Parisienne… comme pour ceux qui accueillent encore aujourd’hui, rive droite ou rive gauche, une abondante clientèle internationale. Il sera accompagné de talents reconnus tels ceux de Cappiello, Appel, Margerie, Auzolle, Lem ou Rouchon. Des imprimeurs comme Lemercier ou Camis consacreront aussi une part importante de leur activité à la création de ces images. Anne-Françoise Bonnardel
Le fonds Jean-François Revel entre à la BnF Les passions de Vargas Llosa, Le Point, n°1170, 18 février 1995. BnF/Dép. Manuscrits Madame Claude Sarraute vient de donner généreusement à la BnF l’ensemble des papiers de son époux, l’académicien Jean-François Revel (1924-2006). N é à Marseille d’une famille d’origine franc-comtoise, Jean- François Revel est reçu à l’École normale supérieure en 1943. Engagé dans la Résistance, il est chargé de mission au commissariat de la République de la Région Rhône-Alpes pendant quelques mois, après la Libération. Agrégé de philosophie, il est nommé successivement à Tlemcen en Algérie (1947-1948), au lycée français et à l’Institut français de Mexico (1950-1952), à l’Institut français ainsi qu’à la faculté des lettres de Florence (1952-1956). Revenu en France à la fin de 1956, il fait partie du cabinet du sous-secrétariat d’État aux Arts et Lettres avant de prendre un poste d’enseignant au lycée Faidherbe à Lille (1957-1959) puis au lycée Jean-Baptiste- Say à Paris. Il quitte l’université en 1963 pour se consacrer à sa double carrière littéraire et journalistique. Chargé des pages culturelles de France Observateur (1960-1963), directeur de collection chez René Julliard, Jean- Jacques Pauvert – la célèbre collection « Libertés » – et Robert Laffont jusqu’en 1978, il est appelé, de 1978 à 1981, à diriger l’hebdomadaire l’Express, dont il était l’un des éditorialistes depuis 1966. À la suite d’un différend avec Jimmy Goldsmith, il démissionne de l’Express puis devient chroniqueur au Point à partir de 1982. Il collabore également, en qualité d’éditorialiste, à des stations radios : Europe n°1 (1989-1992) et RTL (1995-1998). Son élection à l’Académie française en 1997 vient couronner le parcours de ce philosophe encyclopédiste, à la fois polémiste, critique d’art (l’Œil et la connaissance, 1998) et gastronome (Un festin en paroles, 1979). Pourquoi des Philosophes, paru en 1957, suscita d’emblée une forte polémique. Au-delà du pamphlet dans lequel il s’attaquait à des philosophes de leur vivant, cette œuvre, prolongée par la Cabale des dévots en 1962, constituait une mise en question de l’essence même de l’activité philosophique. Jean-François Revel n’eut de cesse, pendant cinquante ans, de vouloir la rendre claire et intelligible : ce souci prit notamment forme en 1994 avec son Histoire © Hannah/Opale de la philosophie occidentale. Dans ses essais politiques, Jean-François Revel combat toute forme de totalitarisme : « L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place » (la Grande Parade, 2000). Mettant son ardeur pamphlétaire au service de son raisonnement, il y construit une analyse des systèmes démocratiques contemporains, nourrie de sa connaissance des États-Unis et de l’Amérique latine, où il a séjourné, et renforcée par ses amitiés avec un Mario Vargas Llosa ou un Simon Leys. Cette entreprise connut un immense succès éditorial avec Ni Marx ni Jésus en 1970 – reportage sur les évolutions politiques, sociales et culturelles aux États-Unis à la fin des années 1960 – qui ne se démentit jamais par la suite. Aux prises avec l’actualité, Revel, à qui l’on doit la théorisation du « droit d’ingérence » en 1979, s’efforce de questionner la complexité du monde contemporain, par exemple dans le Regain démocratique (1992). Le fonds Jean-François Revel est à plus d’un titre exceptionnel. Les manuscrits autographes de ses œuvres, de Lettre ouverte à la droite (1968) à l’Obsession anti-américaine (2002), en passant par La Tentation totalitaire (1976), La Connaissance inutile (1988) et ses mémoires Le voleur dans la maison vide (1997), éclairent la genèse d’une œuvre dense et cohérente. Cet ensemble volumineux est complété par les manuscrits de ses articles et par une riche correspondance. Les abondantes archives de l’Express pour la période 1978-1981 – gestion de l’hebdomadaire, memoranda, préparation des numéros, travail des collaborateurs – offrent enfin à l’histoire du journalisme des sources inédites. Après les fonds Raymond Aron, Jacques Julliard ou René Rémond, le fonds Jean- François Revel rejoint légitimement les collections du département des Manuscrits et fournit un témoignage sans pareil sur une figure majeure de la vie intellectuelle française de ces cinquante dernières années. Clément Pieyre Pierre Boncenne. Pour Jean-François Revel, Paris, Plon, 2006. Prix Renaudot de l’essai 2006. Chroniques de la BnF - n°42 - 25



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